Ce cycle de conférences, qui aura sa deuxième rencontre le 1er juillet (16h Colombie, 17h Chili et Canada (Est), 23h France), cherche à partir de cinq axes de réflexion, à proposer un dialogue nécessaire entre les réalités du Chili et de la Colombie, afin de trouver des pistes d’analyse et des solutions qui permettent de mieux situer le phénomène dans une perspective comparative à travers les voix des chercheurs et des activistes qui ont travaillé sur et au sein de ces mouvements.

Derrière ces explosions, il y a une combinaison de dynamiques spatiales et conjoncturelles et de facteurs structurels de longue date : pauvreté, inégalités, fracture entre l’État national et les démocraties locales, espoirs déçus, mais surtout un fossé croissant et apparemment insurmontable entre le système politique traditionnel, les élites des deux pays et une grande partie de la population exclue de la prise de décision.

La réponse de ces élites n’a pas été très différente de la réaction historique des États latino-américains face à la protestation : violence d’État, répression d’une part et perplexité d’autre part. Au contraire, les groupes mobilisés semblent développer de nouvelles façons de faire de la politique, plus horizontales, fluides, déconcentrées, locales et autonomes, qui s’opposent aux cadres de référence de la politique traditionnelle.

Si pour certains secteurs, ces manifestations remettent en question l’état de droit et la démocratie représentative, pour d’autres, elles représentent une opportunité d’approfondir et de changer une démocratie qui n’incluait que certains secteurs de la société.

Comment comprendre les grandes manifestations qui ont secoué le Chili et la Colombie ces dernières années ? Quels sont les points communs et les différences entre les deux explosions ? Que pouvons-nous apprendre de ces événements dans une perspective comparative ? Quelles solutions pouvons-nous proposer pour les conflits dans des contextes de polarisation politique importante ?

Les explosions sociales obéissent à des logiques à la fois globales et locales, et se développent dans ce que l’on pourrait appeler une dynamique “virale” de l’action collective. Globalement, ils semblent circonscrits par une dynamique de soulèvements et de protestations populaires marqués par une indignation généralisée, la crise de la démocratie représentative et l’utilisation des réseaux sociaux. Localement, ils se développent de manière contingente et en relation avec les histoires et les répertoires d’action collective propres à chaque contexte.

Le 1er juillet, nous aurons le deuxième colloque de ce cycle, qui sera modéré par Pía Figueroa de Pressenza et aura pour invités les panélistes suivants :

Méthodologie du webinaire : Quatre intervenants, deux de chaque pays et un modérateur participeront à chacun des colloques en ligne. Les intervenants seront choisis en tenant compte de la parité hommes-femmes. Chaque webinaire aura une durée d’une heure et demie et se déroulera par le biais de séries de questions prédéterminées sur le sujet et d’une série finale de questions du public.

Organisateurs : Chaire UNESCO-PREV, Centre d’étude des Conflits et de la Cohésion Sociale (COES), Alternatives, Pressenza, Université du Cauca et Université du Rosario.

Diffusion en direct par : Canal de Youtube COES

 

Ici, vous pouvez accéder à la vidéo du premier colloque : Violence et répression

Pour voir la vidéo sur un ordinateur avec les sous-titres en français : 1. Cliquez sur l’icône Sous-titres (rectangle blanc en bas à droite de la fenêtre du lecteur vidéo). 2. Cliquez sur l’icône Paramètres (roue dentée en bas à droite), puis cliquez successivement sur Sous-titres, puis sur Traduire automatiquement. 3. Dans la fenêtre qui s’ouvre, faites défiler la liste des langues et cliquez sur Français.