L’abondance pour tous n’a jamais existé jusqu’à présent. Pourrait-elle se produire ? Ce serait possible si cela ne signifiait pas un luxe pour tous. Les scientifiques affirment que tous les habitants de la Terre peuvent être nourris. La raison pour laquelle il y a tant d’insuffisances réside uniquement dans la psyché de l’être humain. Ils ne peuvent ou ne veulent toujours pas comprendre que ce sont des décisions d’humains, qui ne reconnaissent pas ou ne veulent pas reconnaître les nombreuses pénuries.

Il pourrait être utile que ces sujets importants occupent une place importante dans l’enseignement scolaire. La matière « Questions économiques et sociales » devrait absolument être introduite comme matière scolaire. Cela inclurait également la connaissance du système monétaire et de ses effets.

Avec une telle connaissance de la grande extorsion et de l’oppression que l’argent provoque, il aurait probablement, sous sa forme actuelle, été aboli depuis longtemps. Cela a déjà été reconnu par Henry Ford, qui a dit : « Si les gens comprenaient le système monétaire, il y aurait une révolution immédiate. » Il s’agit également de se soucier des autres, de reconnaître les dépendances et les interdépendances. Ici, un beau proverbe allemand décrit : « Ce que Hans n’apprend pas, Hans ne l’apprend plus jamais ». Et c’est vrai sur toute la ligne.

Les adultes manquent probablement de temps et de volonté pour s’en occuper. C’est pourquoi ce doit être enseigné à l’école. L’homme a causé tellement de dégâts sur la terre que ceux-ci ne peuvent plus être réparés que par une coopération maximale avec la nature. C’est comme une épidémie qui s’est répandue dans le monde entier.

Avec cette pensée limitée aujourd’hui, tout est toujours sous le thème de l’accessibilité financière. Pour tout changement, La question est toujours de savoir s’il faut dépenser beaucoup ou moins d’argent. Et ce, à un moment où la crise climatique est à nos portes. Ce n’est probablement pas encore dans le cerveau humain, on observe un tel manque d’intérêt et de compréhension de ce qui n’a pas été appris. Cette connaissance fait cruellement défaut. Et la discussion aujourd’hui porte sur la possibilité de repartir en vacances, alors que dans d’autres pays, la faim est au rendez-vous.

Le cerveau de la plupart des gens est certainement assez réceptif pour repenser les relations humaines. Cependant, une sorte d’attitude de base s’est installée ici pour les chasser de leur tête. Et cette ignorance met de nombreuses personnes dans une dépendance qui ne correspond en fait plus à l’époque actuelle. C’est le manque de formation et d’éducation qui empêche la prospérité pour tous. Si l’éducation était développée, il y aurait certainement une chance que cette prospérité puisse devenir une réalité. Bien sûr, seulement si, en plus, le soin de la terre, de la nature, recouvrait un rôle important. Dans leur illusion de luxe, les gens ont probablement cru que tout était fourni pour leur propre plaisir.

La phase d’apprentissage est donc encore assez longue, alors que depuis des décennies, les scientifiques soulignent les grandes difficultés qui en résultent. Mais avec une véritable attention et une éducation plus ample, la prospérité pour tous devrait encore être possible. Dans le cadre de l’éducation, ces sujets si importants de la coexistence doivent être étudiés de manière intensive. Il faut comprendre qu’aujourd’hui l’économie et la bourse ne sont comprises que comme la multiplication de la monnaie, il ne s’agit jamais de prospérité. Ce n’est pas la nourriture qui manque en Afrique, mais les famines sont en fait une question de manque d’argent. Pourtant, il est assez facile de collecter des fonds, comme le montre l’actualité, il suffit de le vouloir.

L’absence d’une quelconque attention à ces thèmes a causé l’extinction d’espèces, 50% de toutes les espèces animales ont disparu. La concurrence est si importante, mais pas l’abondance pour tous. En Amérique du Sud, d’énormes superficies de terres sont brûlées, non pas pour les gens, mais seulement pour le commerce.

C’est ce que des gens font avec les gens. Rien n’est plus important que de discuter et de reconnaître les causes et les conséquences du comportement actuel des gens à l’école. Les jeunes maintenant sont certainement plus réceptifs. Lorsqu’ils atteindront l’âge de travailler, ils seront, espérons-le, formés pour continuer à s’en occuper. Espérons que la démocratie directe permettra alors de transférer en plus la responsabilité aux personnes qui se soucient réellement de ces sujets. Ce n’est que s’il y a une véritable coopération avec les personnes et la nature aujourd’hui tellement exploitées que chacun peut encore se voir accorder le droit à la vie.

 

Traduction de l’allemand, Claudie Baudoin