Entrevue avec Georgina Hassan pour le 2 octobre #nonviolenceday

01.10.2014 - Redacción Argentina

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Entrevue avec Georgina Hassan pour le 2 octobre #nonviolenceday

Nous avons eu une entrevue avec Georgina Hassan, chanteuse et compositrice argentine qui s’est mise dans la campagne du 2 octobre #nonviolenceday

1-      Georgina nous savons que tu travailles sur un nouveau disque/livre intitulé Tornasol. Tu peux nous en dire un peu plus sur la façon dont a surgi ce 3ème travail discographique de ta carrière ?

Tornasol a commencé à germer quand j’étais enceinte de ma fille Violette. C’était un moment très beau et inspirateur. J’ai ressenti la nécessité  d‘aller à la rencontre de mes lieux connus. C’est ainsi que sont nées des chansons en espagnol, d’autres en portuguais. J’ai joué avec cette langue si belle que j’ai rencontré une manière de dire différente, mais il y avait certaines limites : ne pas parler cette  langue de manière fluide. Dans le même temps ont surgi les chansons, et j’ai écrit des textes libres.

Quand j’ai commencé à penser enregistrer ces musiques, je me suis rendue compte que ces textes devaient les accompagner, comme un univers différent mais profondément lié au  processus créatif.

C’est pourquoi Tournesol est un disque et c’est aussi un livre de poèmes. Ça a été un travail profond, enrichi par les grands musiciens qui y ont pris part et par les illustrations admirables de María Wernicke.

2-      Le système de financement collectif qui a été utilisé pour cette production se caractérise par la mise en place d’un réseau solidaire de petits apports à travers internet. Nous voulions savoir comment cette forme coopérative influence  le lien entre nous et le public collaborateur. (Là ce que nous voulions savoir c’était comment  ce système de financement collectif et cette nouvelle forme, fortifient le lien entre l’artiste et son public ).

Le financement collectif, ou crowdfunding, est un outil que les gens utilisent chaque fois. C’est une association directe, sans intermédiaire, entre l’artiste et les gens. L’artiste a une idée et les gens font en sorte que cela marche. C’est quelque chose qui existe depuis beaucoup de temps. Le groupe argentin LE MIEN le fait depuis plus de 30 ans, de manière artisanale et le faisait bien avant les réseaux sociaux.

Aujourd’hui avec internet c’est plus simple. N’importe quelle  personne, dans un endroit  du monde, peut participer en achetant Tornasol de manière anticipée avec remise, ou en choisissant quelque chose parmi d’autres récompenses à travers mon web www.georginahassan.com

Penser qu’une idée peut être portée en avant par la volonté et l’appui de beaucoup de gens est quelque chose de très puissant.

Au-delà de l’aspect économique, le financement collectif produit un lien profond et étroit avec le public. Je suis infiniment reconnaissante et touchée par la réponse des gens. Dans cette campagne les gens m’ont raconté leurs histoires de vie… des naissances, des départs, des retrouvailles, des solitudes, des célébrations, des guérisons, des inspirations, des moments intimes pendant lesquels ma musique a été présente.

Cela alimente mon âme, et c’est la confirmation que je dois aller de l’avant avec ma propre recherche.

3 – Finalement, et dans le contexte de la campagne pour le 2 octobre, jour de la non-violence en hommage à la naissance de Gandhi : comment t’imagines-tu un monde sans violence ?

Quand j’ai lu cette question j’ai pensé au début  qu’il avait une réponse assez simple. Mais j’ai ensuite commencé à méditer et je me suis rendue compte de sa profondeur et de sa complexité.

Je crois qu’il y a différents types de violence. Je suis contre toutes les violations faites aux droits de l’homme, et aussi contre toutes les guerres qui, en général cachent un intérêt économique. Je voudrais m’imaginer un monde où nous acceptons enfin la diversité, dans lequel nous nous rendons compte que rencontrer des  être différents nous enrichit.  Un monde où on a éradiqué la faim, où chacun peut choisir son propre chemin pour sa vie.

Mais il y a une autre violence qui fait partie de notre espèce. Grandir et apprendre à grandir souvent s’avère violent.

Cette autre violence, avec laquelle nous existons, je ne crois pas qu’elle puisse cesser d’exister.
Que chacun et chacune puisse  continuer à travailler avec elle pour être chaque jour meilleur.

Catégories: Amérique du Sud, Culture et Médias, Diversité, Humanisme et Spiritualité, International, Interviews, Nonviolence

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