Cette initiative, impulsée par l’agence Pressenza et le Bureau international de la paix (IPB), se construit avec l’ensemble des organisations qui y adhèrent progressivement. »
La nonviolence, comprise non seulement comme l’absence de violence mais aussi comme une méthodologie active de transformation, a été et demeure l’un des outils les plus puissants de l’humanisme contemporain. Elle n’est ni une attitude passive ni un idéal abstrait, mais une manière concrète d’appréhender la réalité, fondée sur la dignité humaine, la cohérence interne et la recherche de solutions qui ne perpétuent pas le mal qu’elles visent à combattre.
D’un point de vue humaniste, la nonviolence repose sur un principe essentiel : chaque personne possède une valeur intrinsèque, quelle que soit son origine, sa condition ou ses croyances. Cette vision place la vie humaine au centre et propose une voie qui ne détruit pas l’autre, mais le reconnaît comme partie intégrante du même processus social. La nonviolence ne cherche pas à conquérir, mais à persuader ; elle ne vise pas à anéantir l’adversaire, mais à transformer le conflit en un espace de croissance collective.

Symbole de la Nonviolence active
Au quotidien, cette méthodologie offre une perspective profondément pratique. La nonviolence s’exprime dans notre manière de résoudre les tensions familiales, de gérer les désaccords au travail, d’élever nos enfants et de réagir face à la frustration et à la peur. Elle implique d’apprendre à écouter, à maîtriser ses réactions impulsives, à comprendre sa propre souffrance et celle d’autrui, et à agir avec empathie sans pour autant perdre en fermeté. À ce niveau domestique, la nonviolence devient une pédagogie émotionnelle qui renforce les liens et atténue la violence structurelle qui prend souvent racine dans les sphères les plus intimes.
Sur le plan social et politique, la nonviolence s’est révélée être une force transformatrice capable de mobiliser des millions de personnes sans recourir à la violence. Des mouvements pour les droits civiques aux luttes pour la démocratie et la justice climatique, la nonviolence a démontré qu’il est possible de désobéir sans détruire, de résister sans haïr et de changer sans anéantir. Sa force réside dans sa capacité à désarmer moralement ceux qui perpètrent la violence et à ouvrir des espaces de dialogue là où régnait auparavant l’imposition.
Dans le monde d’aujourd’hui, marqué par la polarisation, la désinformation, la violence symbolique et une crise de confiance envers les institutions, la nonviolence offre une voie alternative et urgente. Elle propose une forme d’action qui, loin d’alimenter la spirale de la confrontation, l’enraye. Elle nous invite à bâtir des sociétés plus justes, fondées sur la coopération, la transparence et la reconnaissance mutuelle. Et surtout, elle nous rappelle que la transformation profonde commence par chaque personne, par chaque geste, par chaque conversation.
Lorsque vous traitez les autres comme vous aimeriez être traité, vous vous libérez… (Le Regard intérieur, Silo)
La nonviolence n’est pas naïve : elle reconnaît que le conflit est inévitable, mais affirme que la destruction ne l’est pas. Sa contribution au monde d’aujourd’hui réside précisément dans cette conviction qu’une autre manière d’entrer en relation les uns avec les autres est possible, et que la force la plus révolutionnaire n’est pas celle qui impose, mais celle qui libère.
Un rassemblement mondial qui envoie un signal issu de ces convictions et de ces expériences peut devenir un horizon avancé de la future Nation Humaine Universelle qui réside déjà dans le cœur de millions et de millions de personnes qui pressentent cet avenir.
Nous lançons par la présente un appel à toutes les personnes et organisations qui souhaitent commencer à construire ce grand signal, qui est déjà en cours et se concrétisera à Berlin en 2027.









