La Fédération des communautés culturelles de l’Estrie et le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, ont annoncé le lancement d’un projet dans la MRC du HSF, de Coaticook et de Sherbrooke.

Cette initiative veut favoriser l’ouverture et vise à obtenir une meilleure reconnaissance des personnes d’ascendance africaine en lien avec le développement de la société québécoise. Jusqu’à octobre 2022, par le biais de plaques de style commémoratives, qui se déplaceront dans le HSF, il sera possible d’en apprendre plus sur cette communauté et à l’apport de celle-ci dans notre belle région. Jusqu’à présent, on parle d’une cinquantaine de plaques qui devraient se promener un peu partout en Estrie.

Ces pièces parcourront tout le Haut-Saint-François en plus de passer du temps à Sherbrooke et à Coaticook. Sur chacune des plaques, il est possible de voir une photo ainsi qu’une brève description de ce que cette personne a fait pour la communauté. Un code QR est aussi disponible et permet de se faire rediriger directement sur un site Web contenant beaucoup plus d’informations sur chacun des exposés.

« La population noire a participé pleinement à construire et à enrichir le Québec dans divers domaines tels que la culture, la politique, la science, l’éducation, la santé et le développement des institutions québécoises », s’est exprimée Mariame Cissé, directrice adjointe pour la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie.

Lorsqu’on prend le temps d’y penser, plusieurs noms peuvent venir facilement en tête, par exemple : Boucar Diouf, Régine Laurent, Pedro D’Orléans Juste, Juanita Westmoreland-Traoré ou encore les musiciens Oscar Peterson, Charles Biddle ou Oliver Jones.

Dans les années 1970, l’arrivée d’un grand nombre d’enseignants haïtiens fuyant la dictature de Duvalier furent invités à prendre une part active dans la scolarisation massive des jeunes Québécoises et Québécois. Plus récemment, rappelons, par exemple, les œuvres littéraires marquantes de Dany Laferrière ou la médaille d’or en patinage de vitesse de Jordan Pierre-Gilles.

Également, des événements contemporains, comme Vues d’Afrique, les nombreux festivals ou les activités du Mois de l’histoire des Noirs, qui attirent chaque année des centaines de milliers de spectatrices et de spectateurs, mettent en lumière la contribution des communautés noires à la société québécoise et enrichissent la vie culturelle au Québec.

« Cependant, malgré tous ces apports à la construction du Québec contemporain, les contributions des communautés noires sont largement méconnues dans l’ensemble de la société. Le manque de reconnaissance de ces multiples contributions amplifie le clivage, les préjugés et les inégalités qui sont des obstacles à leur pleine participation », conclut Mme Cissé.

Ce n’est pas un mythe, les personnes d’ascendance africaine sont sous-représentées dans les médias d’informations et de divertissements, mais aussi dans les instances où le développement économique, social et politique du Québec se joue.

Ce projet sensibilise la communauté à l’apport de la population noire au développement de notre province tout en permettant un rapprochement et des discussions enrichissantes. Lors du mois de février prochain se tiendra, dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, un grand forum où il sera possible de rencontrer une majorité des gens mis en lumière sur les plaques et d’échanger avec eux.

Olivie L. La Haye, Le Haut Saint-François, Cookshire-Eaton

L’article original est accessible ici