Pétition de POLLINIS « pour un retrait immédiat des fongicides SDHI, tueurs d’abeilles et cancérigènes potentiels »

Vous les chassez par la porte, ils rentrent par la fenêtre : l’utilisation du glyphosate dont une majorité de la population ne veut plus, arrive à être prolongée ; les néocotinoïdes, ayant également mauvaise presse, ont trouvé la porte dérobée des betteraves pour revenir sur le devant de la scène et s’affirmer comme indispensables. C’est maintenant au tour des SDHI qu’on veut nous resservir sur un plateau et dont le journaliste Fabrice Nicolino, cofondateur du mouvement « Nous voulons des coquelicots » (https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/), a décrit par le menu les méfaits dans un livre instructif : Le crime est presque parfait (éditions Les Liens qui Libèrent).

Pas étonnant, leur famille est vaste et diversifiée et on les retrouve partout : « (…) sur 80 % des surfaces de blé, sur l’orge, les arbres fruitiers, les tomates, les semences, les pommes de terre, les terrains de foot et de sport, les golfs. » Ces fongicides sont sur le marché depuis 2014, alors que leur création remonte déjà à 1966. Ils font partie des substances persistantes, selon la définition du gouvernement français, des « POP ou polluants organiques persistants », terme recouvrant « un ensemble de substances organiques qui possèdent 4 propriétés : persistantes, bioaccumulables, toxiques et mobiles » (https://www.ecologie.gouv.fr/polluants-organiques-persistants-pop). Rien que l’intitulé est déjà réjouissant, n’est-ce pas?

C’est pour cette raison que l’Association POLLINIS, qui « se bat pour la protection des abeilles domestiques et sauvages et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs », a lancé une pétition qui devrait faire boule de neige pour aboutir à un « appui massif des citoyens » qui, lui, est indispensable ! L’autorisation renouvelée du boscalid et de 42 autres substances toxiques a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase chez Pollinis et le 5 juillet, l’association a déposé une demande de réexamen interne après de la Commission européenne, une commission qui devrait se charger de faire valoir le principe de précaution plutôt que les intérêts des fabricants de l’agrochimie. Les mises en garde scientifiques (dernière en date : octobre 2017[1]) ne manquent pas, les études prouvant la toxicité de ces produits non plus, mais ce qui manque toujours, ce sont les études détaillées sur les effets conjugués de ces substances et leur impact sur notre santé, celle de l’environnement et donc, de la biodiversité que l’on voudrait sauvegarder. Mais comment s’y prendre si aucune mesure ne va dans ce sens et que toute décision s’inscrit à l’encontre de la logique et du bon sens !

Donc merci de signer et de faire circuler :

https://action.pollinis.org/sign/stop-sdhi-fr/?t=3&akid=16502%2E1482132%2EvI1xt3

 

[1] Paule Bénit (INSERM), Pierre Rustin (CNRS) : https://www.pollinis.org/publications/video-pollinis-sdhi-des-scientifiques-lancent-l-arlerte-sur-les-pesticides-sdhi/