Nous vous transmettons l’étude « Quelques pistes pour la non-violence » réalisée par Philippe Moal, sous forme de 12 chapitres. Le sommaire général est le suivant :
1- Où va-t-on ?
2- La difficile transition de la violence à la non-violence.
3- Ces préjugés qui perpétuent la violence.
4- Y a-t-il plus ou moins de violence qu’hier ?
5- Les spirales de violence.
6- Déconnexion, fuite et hyper-connexion (a- Déconnexion).
7- Déconnexion, fuite et hyper-connexion (b- La fuite).
8- Déconnexion, fuite et hyper-connexion (c- hyper-connexion).
9- Le rejet viscéral de la violence.
10- Le rôle décisif de la conscience.
11- Transformation ou immobilisation.
12- Intégrer et dépasser la dualité et Conclusion.

Dans l’essai daté de septembre 2021 l’auteur remercie : Grâce à leur vision pertinente du sujet, Martine Sicard, Jean-Luc Guérard, Maria del Carmen Gómez Moreno et Alicia Barrachina m’ont apporté une aide précieuse dans la réalisation de ce travail, tant dans la précision des termes que dans celle des idées, et je les en remercie chaleureusement.

 

Voici le deuxième chapitre : La difficile transition de la violence à la non-violence

Lorsque je commençais à m’impliquer socialement fin des années 70, début 80[1], j’invitais les habitants de mon quartier du XIVe arrondissement de Paris à agir pour dénoncer la violence et découvrir la non-violence active. Avec mes amis engagés dans cette voie, nous rencontrions fréquemment des sourires narquois ou compatissants qui, soit dit en passant, m’agaçaient profondément ; nos propos semblaient alors incongrus. Les écologistes se heurtaient aux mêmes réactions de la part de ceux à qui ils s’adressaient.

Les militants et les intellectuels de gauche n’étaient alors pas d’accord avec la non-violence ; ce n’est que relativement récemment que certains d’entre eux la considèrent comme une réelle forme de lutte progressiste et voient la violence comme problématique d’un point de vue éthique. De plus, lorsque nous disions que la transformation sociale devait être accompagnée d’un changement personnel, personne ne le comprenait. Soit, tu agissais pour changer le système afin de permettre ensuite de changer l’être humain, soit, tu effectuais un travail sur toi-même pour ensuite pouvoir changer le système. La simultanéité d’action ne rentrait pas dans les esprits et ce n’est que très récemment également que cela devient une démarche compréhensible, voire reconnue comme la seule possible pour être cohérent.

Aujourd’hui la question de l’environnement est prise au sérieux parce que l’on se rend compte que notre espèce peut être mise en péril si l’on ne s’en occupe pas rapidement. Pour la violence tout le monde est d’accord aussi pour dire qu’il faut urgemment y donner des réponses… Certains se mobilisent par inquiétude personnelle et d’autres par conscience collective.

En revanche, la non-violence qui ne fait pas appel au sentiment de peur est capable aussi de mobiliser… mais pour beaucoup de personnes, c’est encore une idée vague et en général on ne connaît réellement ni ses fondements, ni ses outils, ni ses méthodes d’action.

Il existe pourtant d’abondantes études sociologiques, philosophiques ou anthropologiques qui dissèquent la violence, la dénoncent, étudient ses origines, analysent ses racines et proposent la non-violence comme réponse. Tout le monde connaît les figurent emblématiques de la non-violence que sont Gandhi, Tolstoï, Luther King, ou Mandela. Il y a un nombre croissant d’évènements publics et de personnes anonymes qui se réclament de la non-violence. Il existe de nombreux mouvements riches en expérience qui luttent pour enrayer la violence et qui appellent notamment à la désobéissance civile pour contrecarrer la violence sans frein des institutions et des pouvoirs économiques.

Mais cela ne suffit pas, la culture de la violence est encore bien ancrée dans la société et s’exprime par des valeurs, des croyances, des préjugés, des lois, des modèles et anti-modèles, inculqués dès la tendre enfance dans un moule éducatif infaillible.

Les différents pouvoirs, garants du système, ne prennent pas réellement au sérieux la non-violence et l’on peut se demander s’ils n’ont pas plutôt intérêt à ce qu’elle se développe. En politique on dénonce la violence dans les différents programmes, mais elle sert souvent d’alibi pour justifier l’augmentation des forces de répression. Les médias officiels quant à eux nous bombardent d’information sur les guerres, les attentats, la corruption, les viols, etc., mais font silence sur la non-violence, n’accomplissant ainsi leur rôle d’information qu’à moitié. Certes, il est nécessaire de parler des problèmes, mais il est aussi important de parler des solutions ! En synthèse, les formateurs d’opinions ne font quasiment jamais référence à la non-violence.

Et puis, il y a ceux qui vivent enfermés dans leur monde, étrangers à la souffrance des autres et qui exercent la violence sans état d’âme quand elle leur est bénéfique. Ils utilisent la violence ou s’organisent pour l’installer afin de vivre, eux, dans un bien-être souvent indécent. Bien sûr, il s’agit d’une minorité et en comparaison de la population mondiale ils sont peu nombreux, mais c’est précisément l’indifférence à ce que vivent les autres qui leur permet d’être puissants, parce que c’est plus difficile et contraignant de se préoccuper des autres que de s’occuper uniquement de soi et de ses petites affaires.

On peut parler de tyrannie puisque toute la vie sociale dépend de cette minorité qui détient le tout social. Cependant, leur pouvoir ne pourrait subsister sans le concours zélé et intéressé de ceux qui les servent. Si l’on peut abandonner tout espoir vis-à-vis des premiers, en revanche on peut espérer une prise de conscience capable de bouleverser l’ordre – ou le désordre – établi, chez les serviteurs complices et peu scrupuleux, qui eux sont nombreux et s’auto perpétuent par une sorte de comportement mimétique de satisfaction des désirs personnels, comme l’expliquait fort bien l’historien René Girard.

Ce sera un grand jour, pour eux et pour nous tous lorsque ces opportunistes se sentiront capables de se remettre en question et de reconsidérer le prix qu’ils font payer aux autres pour obtenir leurs prérogatives. On a vu par exemple, lors de manifestations, des membres des forces de l’ordre refuser de matraquer leurs concitoyens, refuser d’obéir aveuglément à des ordres, peut-être parce qu’ils se rendaient compte qu’ils protégeaient injustement leurs commanditaires, mais probablement aussi parce qu’ils se reconnaissaient proches de ceux qu’ils avaient ordre de brutaliser. À quand une Convention mondiale qui réglemente le rôle, les moyens et les limites des forces de l’ordre dans les manifestations ?

En 2010, dans son ouvrage Indignez-vous ![2] Stéphane Hessel incitait à l’engagement personnel et à ne pas accepter les inégalités économiques. Dans son essai il critiquait la politique d’immigration du moment et appelait à la résistance notamment vis-à-vis de l’occupation de la Palestine par l’État d’Israël. Les bien-pensants du moment se sont insurgés contre cet écrit, dévoilant leur claire appartenance au système en place, mais cela n’a pas empêché que ces idées aient un énorme écho international.

Presque cinq cents ans auparavant, le jeune Étienne de la Boétie, âgé d’à peine dix-huit ans, écrivait un pamphlet de la même veine, blâmant l’absence de résistance à la tyrannie des peuples, participant à leur propre auto asservissement :

En somme, par les gains et les faveurs qu’on reçoit des tyrans, on en arrive à ce point qu’ils se trouvent presque aussi nombreux, ceux auxquels la tyrannie profite, que ceux auxquels la liberté plairait… Ceux qui sont possédés d’une ambition ardente et d’une avidité notable se groupent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin et pour être, sous le grand tyran, autant de petits tyranneaux… C’est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres ? Il est gardé par ceux dont il devrait se garder… Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu’apitoyé de leur sottise…[3]

Nous subissons tous la violence ; elle touche, fait réagir, paralyse, terrorise, etc. Jamais elle ne laisse indifférente, sauf celui qui n’en a pas conscience, auquel cas pour lui elle n’existe pas. Si je veux l’éliminer, je dois donc commencer par la voir et la sentir. La toute première démarche consiste donc à dévoiler celle qui existe dans la société et à reconnaître celle qui est personnelle, ce qui est plus difficile.

Fréquemment, on entend dire : « J’aimerais que la violence cesse dans le monde et celle que je subis personnellement, moi et mes proches ». Moins fréquemment, on entend : « j’aimerais savoir comment résister à celle que je crée chez les autres et à celle qu’il m’arrive de m’infliger à moi-même ».

La violence est naturellement ou mécaniquement vue à l’extérieur de soi. Un acte de reconnaissance est nécessaire pour admettre la sienne. La violence du monde, celle des autres, occupe toute la place, la sienne on l’ignore. Soit, nous ne la voyons pas, soit nous faisons comme si elle n’existait pas, ou nous la justifions avec des arguments de mauvaise foi plutôt que de la reconnaître.

Lorsque l’on ne peut nier que l’on a été violent, celle-ci est compréhensible, voire excusable, alors que celle de l’autre est toujours inadmissible. Mais le fait de ne pas reconnaître la violence faite à une personne est une double violence que je lui inflige : d’un côté, il y a l’acte violent en soi et de l’autre, l’attitude violente de non-reconnaissance de ma propre violence.

On pense se libérer de sa propre violence en la niant alors que l’on produit le contraire ; plus on la nie plus elle est présente, plus elle pèse, plus elle conditionne sa façon de voir, de penser, de sentir et d’agir.

Avez-vous constaté combien on se sent léger, combien on se libère d’un poids lorsque l’on reconnaît le préjudice que l’on a causé à quelqu’un, lorsque l’on avoue le dommage ou l’injustice que l’on a générée. La violence est un boulet que l’on traîne par négligence, par mollesse, pas irréflexion ou par irresponsabilité. La violence alourdit le corps, le cœur, la tête et l’esprit ; elle n’est pas bonne pour celui qui la reçoit évidemment, mais également pour celui qui l’inflige.

Même si le recours à la violence est banni, il arrive de l’appliquer par réflexe avec ses proches, sans vraiment vouloir être violent, par manque d’attention à l’autre, par manque de réflexion quant à ses actes, par manque de connexion avec soi-même.

L’acceptation implicite de la violence peut se cacher derrière d’innombrables formes de justifications afin d’imposer ses idées, ses points de vue, ses croyances, et aussi afin d’avoir les mains libres pour exploiter, discriminer, abuser, etc. Ainsi, on peut agir en toute impunité, la conscience tranquille.

À part les irréductibles partisans de la violence, une grande majorité de militants épris de justice peuvent aussi basculer dans la lutte violente lorsqu’ils sont envahis par le dépit, le désespoir ou la rage face au constat d’impuissance à contrecarrer la violence qu’ils dénoncent. La violence devient alors un acte désespéré, l’ultime recours qui dévoile une carence à imaginer des formes de lutte nouvelles, efficaces et constructives. Même les meilleures causes, si elles prennent cette voie sont des causes perdues. Pour Isaac Asimov, le maître de l’imagination « La violence est le refuge de l’incompétence ».

Dénoncer la violence et l’utiliser à son tour à l’instar de ceux que l’on critique est un contresens qui doit, de plus, produire une profonde contradiction interne chez celui qui l’exerce. Absolument rien ne peut justifier l’usage de la violence. Même si l’on se trouve impliqué par force dans un conflit violent, ou si l’on fait usage de la violence par autodéfense, intrinsèquement il n’y a pas de juste violence.

Ceux qui reconnaissent leur erreur en constatant les conséquences de leurs actes avouent qu’ils sont devenus eux-mêmes violents, comme l’avertissait Nietzsche : « Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même[4] ». Marc Aurèle, au début de l’ère chrétienne donnait la parade : « Le meilleur moyen de se défendre contre eux, c’est de ne pas leur ressembler[5] ».

À partir du Code d’Hammurabi, gravé dans la pierre en Mésopotamie, il y a quasiment trois mille huit cents ans, on est passé en Occident de la vengeance indiscriminée à celle édictée par les pouvoirs, devenus seuls détenteurs du droit de réparer un dommage causé par un tiers ; le droit de violence. Aujourd’hui encore, ce rôle de l’État est soutenu, et l’on se réfère principalement aux thèses de Max Weber[6] pour qui l’État détient légitimement le monopole de la violence physique.

La violence dite légitime des pouvoirs en place s’exerce partout sur la planète et a de plus en plus de mal à se justifier face aux rassemblements massifs de citoyens qui dénoncent la corruption, la discrimination, les prérogatives, l’arbitraire, etc.

Cependant, l’esprit de vengeance échappe aux pouvoirs et fait toujours partie de la vindicte populaire, au moins dans la culture occidentale. Même si l’on répudie la vengeance – surtout chez les autres – son emprise nous tenaille lorsque l’on nous a causé un préjudice physique, ou quand on nous a dépossédés d’un bien, et aussi lorsque l’on a été touché dans son amour propre, ou encore trahi par un être aimé. Je renvoie les intéressés par le thème de la vengeance à deux études réalisées sur le sujet par Juan Espinoza[7] et Luz Janhen[8].

Au niveau social il ne se passe pas un seul jour sur la planète sans que des citoyens communs manifestent – de plus en plus massivement – pour dénoncer la violence qu’ils subissent ; en général ce sont les plus démunis. Ceux qui sont à l’origine de la violence ont tendance à inverser le problème et les accusent de violents, voire de terroristes. L’action répressive devient légitime, mais surtout on étouffe les raisons de la colère et on contourne les problèmes de fond. Il ne faut surtout pas révéler les causes de la rébellion.

La violence institutionnelle – ou structurelle – infligée par les autorités légales oblige à se demander si l’on doit accepter la violence de l’État ou d’un quelconque pouvoir. De nombreux référents tels Platon, Albert Einstein, Max Stirner, David Thoreau, Luther King ou Gandhi, se sont fait entendre à ce sujet, engageants à refuser d’obtempérer via la désobéissance civile.

La désobéissance civile complète est une révolte, mais sans aucune violence. Celui qui s’engage à fond dans la résistance civile ne tient tout simplement aucun compte de l’autorité de l’État. Il devient un hors-la-loi qui s’arroge le droit de passer outre toute loi de l’État contraire à sa morale. Il ne recourt jamais à la force et ne résiste jamais à la force quand on en fait usage à ses dépens[9].

Ceux qui subissent la violence et la discrimination n’ont d’autre option que de réclamer ce qui leur revient de droit. Les mouvements de protestation sont de fait les premiers protagonistes des changements. S’ils ne font rien, ils savent par expérience que ceux qui décident ne feront rien non plus, car pour eux si rien ne change tout va bien. Le monde et les mentalités ne changent pas de façon naturelle ; ce sont les actes intentionnels qui sont à la fois le facteur et le moteur de l’évolution humaine. La communauté noire l’a démontré et le démontre encore aujourd’hui, car le racisme et la ségrégation raciale sont malheureusement encore d’actualité. De même, ce sont les femmes elles-mêmes qui créent actuellement un puissant et légitime courant afin d’en terminer définitivement avec la phallocratie propre au monde patriarcal.

On pourra proclamer l’être humain comme valeur centrale dans la société lorsque ce ne sera ni le genre, ni la race, ni les particularismes, ni les choix de vie, ni les différences, qui détermineront la liberté et sa prise en compte.

Cependant, le processus est enclenché, la violence n’est pas une fatalité, on peut s’en débarrasser ou y résister et l’on peut régler les conflits autrement que par la force, le chantage, la corruption, l’intimidation, ou quelque autre forme de violence que l’on était capable de justifier ou de supporter jusque-là.

Pour l’instant, même si ceux qui ont le plus besoin de s’orienter vers la non-violence ne le font pas encore, progressivement, son efficacité fait s’interroger tout le monde ; la violence montre chaque fois plus son inefficacité, car en définitive elle détruit tout ce qu’elle touche y compris ceux qui l’exercent, car tôt ou tard ils connaissent le retour de leur action. Je ne parle pas de la minorité qui utilise sciemment la violence, mais de la grande majorité des habitants de la planète, qui vivent soumis à la violence sans être d’accord avec elle. Par ailleurs, même si environ 80% des personnes qui semblent sensibles à la non-violence sont des femmes, peu à peu les hommes s’y intéressent, sachant que ce sont eux qui sont essentiellement à l’origine de la violence dans la société actuelle.

Il y a encore un grand travail d’information et de sensibilisation à réaliser et toute initiative qui s’ajoute à cette intention grandissante mérite d’être appuyée énergiquement, que ce soit dans le domaine éducatif, dans les familles, les différents réseaux sociaux, le monde du travail ou culturel, afin de sortir des comportements codifiés qui reposent sur des croyances et des valeurs qui font se perpétuer la violence de façon mécanique.

Tout ce qui amène à l’autocritique, au respect de l’autre, à la tolérance et à la valorisation des différences, mérite d’être diffusé ; tout ce qui amplifie la prise de conscience et le questionnement des mentalités étriquées, mérite de s’irradier afin de propager une culture de la non-violence.

Pour cela, il est indispensable de s’interroger : « Comment est-ce que je perçois la violence qui incendie le monde et celle qui me touche ainsi que mes proches ? Quelles sont les violences que l’on me contraint de subir ? Est-ce que je génère moi-même de la violence dans mon entourage, voire au-delà ? Comment puis-je enrayer ces différentes manifestations ? ».

Chacun peut vérifier que sa violence personnelle dépend de la violence sociale et peut constater que l’inverse est vrai aussi. Quelquefois, nos préjugés sur la violence et sur la non-violence nous font accepter l’une et disqualifier l’autre, ce sera l’objet du prochain chapitre.

 

Notes

[1] Fin 1975 je rencontre le mouvement Siloiste alors que je suis étudiant en Sciences de l’éducation à l’université Paris VIII. Alors que je travaille dans l’éducation puis dans l’informatique, je deviens activiste du Mouvement humaniste, tout d’abord en France, puis simultanément en Roumanie de 1990 à 1995, en Afrique occidentale et essentiellement au Bénin de 1997 à 2007, ensuite au Chili de 2009 à 2016 où j’écris le livre Violence, conscience, non-violence qui est patronné par la Commission nationale pour l’UNESCO lors de sa parution. Depuis 2016 je vis entre l’Espagne et la France, je rejoins le Centre d’études humanistes Noesis et je crée avec des amis l’Observatoire de la non-violence à Paris et à Madrid, à partir duquel je donne régulièrement des conférences et des ateliers (https://o-nv.org/fr/).

[2] Indignez-vous ! Indigène Éditions, 2010, Stéphane Hessel (1917-2013), diplomate, résistant, écrivain et militant politique français d’origine allemande.

[3] Discours de la servitude volontaire, Éditions Mille et une nuits, 1995, p. 39 à 42, Étienne De La Boétie (1530-1563) écrivain et poète humaniste français.

[4] Par-delà le bien et le mal, Friedrich Nietzsche, Ligaran Éditions, Paris, 2015.

[5] Pensées pour moi-même, Marc Aurèle, Pretorian Book, 2019, p. 31. Marc Aurèle (121-180) empereur, philosophe stoïcien et écrivain romain, dernier des souverains connus sous le nom des « cinq bons empereurs », dernier empereur de la Pax Romana.

[6] Max Weber (18641920), économiste et sociologue allemand, considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie.

[7] La superación de la venganza (Le dépassement de la vengeance), Plaza y Valdés, 2017, Juan Espinoza Antón, chercheur et écrivain humaniste espagnol.

[8] Revanche, violence et réconciliation, Éditions du Parc d’Étude et de Réflexion de Schlamau, Allemagne, 2014, Luz Jahnen, chercheur humaniste allemand.

[9] Tous les hommes sont frères, Gandhi, Gallimard, 1969, p. 251.