Le Centre mondial d’études humanistes organise son 8e symposium « Un nouvel humanisme pour un nouveau monde. Échanges pluriels à partir d’un monde en crise »

05.04.2021 - Javier Tolcachier

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Le Centre mondial d’études humanistes organise son 8e symposium « Un nouvel humanisme pour un nouveau monde. Échanges pluriels à partir d’un monde en crise »
Daniel León

Entretien avec Daniel León, membre de l’équipe organisatrice du 8e symposium international du Centre mondial d’Études Humanistes (CMEH).

Du 16 au 18 avril, sous le slogan « Un Nouvel Humanisme pour un nouveau monde. Échanges pluriels à partir d’un monde en crise », le 8e symposium international du Centre mondial d’Etudes Humanistes (CMEH) se tiendra de manière virtuelle.

Pour en savoir plus sur les caractéristiques et les intentions de l’événement, Pressenza s’est entretenu avec Daniel León, membre de l’équipe de coordination internationale du CMEH et membre de l’équipe organisatrice.

Que signifie le titre donné à ce 8e symposium, à quoi aspirez-vous ?

Le titre du symposium est lié à notre aspiration à ce que l’humanisme devienne le « signe », pourrait-on dire, d’une nouvelle étape de l’humanité. Et qu’entendons-nous par « Humanisme » ? De manière générale, c’est l’emplacement de l’être humain comme étant le plus important, comme étant la valeur centrale. Ou mieux encore, l’évolution de l’être humain comme valeur centrale. Au-dessus d’autres entités telles que la patrie, la religion, le progrès, l’économie, etc., au service desquelles l’être humain est normalement subordonné. L’Humanisme affirme également l’égalité des êtres humains, la liberté des idées et des croyances, le rejet de toute forme de violence et une tendance au développement des connaissances au-delà de ce qui est accepté comme vérités absolues.

Imaginez si ces idées faisaient leur chemin dans le monde de demain, il s’agirait sans aucun doute d’un « nouveau monde », d’un nouveau soleil, comme dit Schiller, sous lequel les hommes pourraient redevenir frères.

Commentez-nous s’il vous plaît les principaux thèmes qui seront abordés.

Eh bien, il y a quelques axes thématiques : l’humanisme dans le moment présent, le post-humanisme, le trans-humanisme, le dépassement de la violence, l’élimination des armes nucléaires, la crise climatique, une économie pour la liberté, la question du genre, les progrès en matière de santé et d’éducation dans une perspective humaniste, les nouvelles conceptions de la conscience, la transcendance et la spiritualité. Il y a deux autres axes : « nouveaux modes de vie » et « visions du futur ».

Pouvez-vous nous en dire plus sur le programme à développer et les possibilités de participation ?

Il y aura plus de 80 présentations et tables rondes sur les sujets que je viens de mentionner. Tous me paraissent intéressants. J’attire l’attention sur l’exposé du juge Baltasar Garzón concernant les aspects juridiques que pourraient intégrer un Nouvel Humanisme, ainsi que sur celui de la Dr Julia Carabias, qui tentera de montrer comment accéder à un « monde de bien-être » tout en retrouvant la durabilité de l’environnement. Il convient également de noter que le dernier jour, le dimanche, un hommage sera rendu au Dr Akop Nazaretian, pour sa contribution à la compréhension du processus humain et son héritage d’une vision pleine d’espoir sur l’avenir de l’humanité. Des amis d’Argentine, du Chili, du Mexique, d’Espagne et de Russie participent à cet hommage. Le programme, avec les différents intervenants et les horaires, est disponible pour tous sur le site internet du symposium, qui est http://2021.worldsymposium.org/fr

La modalité de participation passe par l’inscription dans le formulaire sur le site web. Ensuite, tous les participants inscrits recevront un code pour accéder aux différents canaux de zoom.

Quelles ont été les étapes préalables à ce symposium et comment évaluez-vous ses résultats ?

Il s’agit du 8ème symposium du CMEH. Le premier a eu lieu en 2008, de sorte que nous avons organisé environ un symposium tous les deux ans. Bien que l’année dernière nous ayons enregistré une croissance du CMEH d’environ 20%, nous ne pouvons pas évaluer notre action d’un point de vue quantitatif, puisque notre fonction a toujours été de faire prendre conscience de la crise de l’humanité, et des moyens possibles de la surmonter.

L’être humain ne fait rien dans le monde physique si cela n’est pas d’abord passé par son esprit, en tant qu’idée et image d’action. Par coïncidence, le processus historique montre que le principal facteur qui a favorisé « l’ascension de l’homme » a été le développement de sa conscience, ou, en d’autres termes, le développement de la connaissance et de l’intelligence qui y correspond.

Le Centre mondial d’études humanistes CMEH est rattaché et fait partie du Mouvement Humaniste, un courant fondé par Mario Rodriguez Cobos (Silo). Quel est le développement actuel de l’organisme et quelles sont les activités qu’il réalise ?

Dans les différents Centres d’Études Humanistes, on étudie les propositions de l’Humanisme Universaliste dans leurs aspects individuels et sociaux, et on explore de nouvelles voies qui mènent au développement de la conscience et à l’évolution de l’être humain. Ce n’est pas une tâche facile, mais c’est probablement la chose la plus importante qui puisse être faite dans ce monde à l’heure actuelle.

Les symposiums mondiaux, quant à eux, permettent l’échange et le transfert d’idées entre différents courants de pensée orientés vers l’évolution de l’être humain. Cela peut être mutuellement bénéfique et accélérer le changement commun. Dans ce Symposium, on peut voir la participation de nombreux exposants qui ne participent pas au Mouvement Humaniste – je ne les ai pas comptés, mais je crois qu’ils sont majoritaires. Cela nous réjouit : ce sera vraiment comme le dit le sous-titre, un échange pluriel.

Quelle est, selon vous, la contribution du CMEH en particulier et du Nouvel Humanisme en général à la crise actuelle que traverse l’humanité ?

Le néolibéralisme a progressé au cours des 30 dernières années dans le monde produisant une accumulation de richesses jamais vue dans l’histoire. Il suffit de mentionner cette triste symétrie : les 1% les plus riches de l’humanité détiennent 50% de la richesse totale, tandis que les 50% les plus pauvres doivent survivre avec seulement 1% des ressources existantes. Et pour ne rien arranger, ce fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Ce sont des chiffres qui montrent un monde trop inégalitaire et inhumain. Ces chiffres se traduisent par des dizaines d’enfants qui meurent chaque jour de maladies liées à la malnutrition. Et pendant ce temps, des milliards et des milliards sont dépensés en armes.

D’une manière générale, le Nouvel Humanisme dénonce cet « anti-humanisme » qui caractérise le monde d’aujourd’hui, et propose des procédures et des actions pour avancer vers un monde plus humain. C’est dans ce mouvement général qu’il appartient au CMEH d’étudier, de rechercher et de clarifier les meilleurs moyens d’y parvenir, ou du moins de s’y essayer… Car il y a eu un homme très sage qui a dit un jour : « le véritable combat de l’homme est dans sa conscience ; il importe de l’éveiller ».

 

Traduit de l’espagnol par Ginette Baudelet

Catégories: Humanisme et Spiritualité, Interviews, Relations internationales
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