À partir du 8 mars, Pressenza publiera une série d’interviews avec des femmes, que nous avons intitulée Femmes constructrices de futur, vers une culture de la non-violence.

Nous commencerons la série avec Sabine Rubin (France), Vandana Shiva (Inde), suivie de Cheija Habdalahe (Sahara occidental), Lupita Vásquez (Chiapas, Mexique), Moema Viezzer (Brésil), Mayte Quintanilla (Espagne) et Gloria Arias Nieto (Colombie), parmi beaucoup d’autres.

Voici un échantillon d’histoires de femmes du monde entier, qui commenceront à voir le jour lors de la Journée internationale de la femme et que nous continuerons à partager successivement.

 

Le titre « Femmes constructrices de futur, vers une culture de la non-violence » parle de lui-même. Il s’agit de femmes – certaines bien connues et d’autres moins – qui travaillent dans leur vie quotidienne et comme militantes, pour construire un futur qui met la vie au centre, la vie des personnes mais aussi l’environnement que nous habitons et avec lequel nous formons un tout indissoluble, que nous transformons et qui nous influence dans une interaction incessante qui fait penser au ruban de Möbius.

Des femmes qui poussent dans la direction de la vie, de la rébellion contre ce qui est établi – comme une dénonciation d’un système dont l’essence est la violence parce qu’il est basé sur le pouvoir de certains êtres humains sur d’autres, dans la négation de l’humanité de la majorité de la population et l’élimination de la vie sous toutes ses formes –, tout en construisant avec d’autres les bases de ce futur non-violent auquel nous aspirons toutes et tous.

Beaucoup se reconnaissent comme féministes, d’autres ne parlent pas de ce point de vue, mais toutes développent le féminin, le soin, la prise en charge d’elles-mêmes et de leurs proches, appuyant d’autres femmes, tissant des réseaux.

Des femmes qui ne veulent pas renoncer à leurs droits, qui revendiquent leurs causes, leurs corps et leurs relations au même titre que leurs croyances ou leurs spiritualités, qui veulent être complètes et libres.

 

Dans ce projet, nous sommes également en train de construire le futur…

Nous diffuserons les interviews en format vidéo au cours des prochaines semaines. Ils seront publiés dans différentes langues, dans la mesure où notre travail de bénévole nous le permet. Nous aurions souhaité un meilleur équilibre, avec plus de femmes africaines ou asiatiques, par exemple, mais cela n’a pas encore été possible. Nous continuerons la tentative.

Ce projet a été développé par des femmes (interviewées, intervieweuses, interprètes, dessinatrices, productrices, réalisatrices) qui ont eu le fantastique soutien d’hommes qui se sont également mis au service de l’initiative. Ce projet a commencé avec l’idée d’interviewer une femme par continent, interview qui serait publiée le 8 mars, Journée internationale de la femme, mais au fur et à mesure que l’idée était partagée, elle a grandi comme un arbre au printemps, comme un jeu dans lequel collègues et amies s’enthousiasment et en ajoutent d’autres ; un exercice qui nous a obligés à changer de rôle, à demander et à répondre, et en répondant à apprendre et à enseigner, à construire des ponts et à créer de nouveaux réseaux qui nous permettent de grandir en intelligence collective.

Nous savons que nous pouvons montrer chaque jour des femmes et encore des femmes qui construisent le futur à partir de la non-violence, et cela pendant de nombreuses années et nous n’en finirions pas. Mais pour commencer, nous allons partager l’histoire de quelques-unes parmi elles.

Dans cette pratique, nous élargissons notre mental, notre cœur et notre regard, en construisant des relations, en nous soutenant mutuellement, en apprenant les unes des autres, en nous inspirant mutuellement… En bref, le même projet nous permet de construire ce futur non-violent auquel nous aspirons.

Nous sommes donc très reconnaissantes, car nous continuons à souffler en faveur de la vie.