Chronique des géants ordinaires n°2

16.03.2021 - Paris, France - Laurence Baranski

Cet article est aussi disponible en: Anglais, Italien

Chronique des géants ordinaires n°2
(Crédit image : Sabine | Pixabay | https://pixabay.com/fr/photos/coccinelle-siebenpunktmarienkäfer-26677)

Curieuse impression au réveil ce matin. L’impression que tout était normal. Une normalité douce. Mais néanmoins un peu comme un encéphalogramme presque plat. En fait, une normalité comme anesthésiée et, au fond, pas très agréable.

Est-ce parce qu’hier soir j’ai allumé la télé, chose que je ne fais pratiquement jamais ? Il y avait une publicité, ou plutôt un spot : une grand-mère retrouve enfin ses petits-enfants qui courent vers elle. Elle les serre dans ses bras avec un amour dont on se dit, en regardant les images, qu’il est comme inconditionnel et infini. Là, elle entend une voix qui lui dit : « Tout va bien ? ». « Oh oui », répond-elle à l’infirmière qui vient de la vacciner.

Je ne me souviens plus des mots qu’elle prononce ensuite, mais le souvenir des images me laisse penser avec le recul qu’elle ajoute peut-être « merveilleusement ». C’est l’état dans lequel elle semble être.

Je ne vais pas entrer ici dans le débat « pour » ou « contre » le vaccin. Il est bien trop clivant, et chacun s’est déjà fait sa propre opinion, ou chacun se la fera. Libre arbitre.

 

Je vais rester sur le pouvoir des images quand elles associent, de manière à la fois totalement assumée et qui plus est lourdement subliminale (le subliminal est ici si flagrant qu’il n’a plus rien de discret) … donc quand les images associent à un acte dans le plan physique (dont on pensera ce que l’on veut mais qui n’a rien d’idyllique), ce qu’il y a de plus beau dans nos vies, à savoir l’amour qui nous unit aux êtres aimés.

Un futur merveilleux, en apparence…

Qu’il est facile de créer et d’alimenter des projections collectives qui nous sont présentées comme merveilleuses ! Qu’il est ensuite facile pour nous d’y plonger en se disant qu’elles sont vraies. C’est tellement reposant.

Curieux réveil ce matin donc. L’impression que tout était normal mais d’une normalité qui donne un peu mal au cœur. Et là, j’ai réalisé à quel point il n’est pas facile de s’extraire des images fabriquées et des futurs dans lesquels elles nous projettent. J’ai réalisé à quel point il peut être plus facile de se glisser dedans. A quel point chercher un autre chemin peut être compliqué. Vers quoi se diriger ?

Et si les histoires que d’autres projettent, des histoires totalement différentes, n’étaient-elles aussi que des illusions qui n’ont aucune densité ? Où ai-je envie d’aller ? Quelle réalité ai-je envie de cristalliser et d’incarner ?

Wouah, mais que le futur et sa création sont quelque chose de vertigineux ! Et que les choix que nous faisons pour notre futur le sont aussi ! Qu’il peut être confortable de se laisser porter par le courant dominant. Combien chercher à le remonter ou à s’en échapper peut demander de la force, de l’énergie et des convictions intérieures fortes. En quoi est-ce que je crois ? Qu’est-ce qui est véritablement bon pour moi ? Qu’elle est ma volonté, en mon âme et conscience ?

Gratitude pour notre cohérence 

Alors, merci à toutes celles et ceux qui affirment qui ils et elles sont, comme certains en ont témoignés dans leurs commentaires à un article précédent. Merci à toutes celles et ceux qui affirment, en mots et en actes pacifiés et aimants, ce en quoi ils et elles croient. Qui affirment à leur manière comment ils et elles voient la vie et le monde.

Je ne serai jamais obligée de vous croire. Je ne prendrai peut-être pas votre chemin. Mais votre cohérence, quand je perçois qu’elle résulte d’un alignement apaisé et réellement sincère entre votre corps, votre cœur et votre esprit, est un repère inestimable. Je veux des balises et des phares comme vous dans ce monde ! Vous donnez à voir sa paix, sa beauté et le dépassement.

Nous éclairons le monde

 A chaque fois que nous nous sentons petits car pris dans le flot de la pensée et des images projetées ; à chaque fois que, de ce fait, nous ne nous sentons pas du tout, mais alors pas du tout géants, tant le courant dominant est pour nous étouffant ; mais à chaque fois que pourtant nous continuons de dire qui nous sommes et ce en quoi nous croyons profondément, en lien avec ce que nous ressentons… A chaque fois tout cela, nous éclairons le monde. Nous dépassons nos propres limitations et nous élargissons en même temps le terrain de la création collective. Nous tissons une autre architecture pour le futur. Elle est invisible mais incroyablement puissante car elle prend appui sur ce qu’il y a de plus profond et vibrant en nous : la recherche de notre justesse intérieure.

Merci à chacun et chacune pour votre cohérence. Lorsque nous sommes cohérents, même très petits en apparence, même perdus dans la foule, nous cognant parfois douloureusement sur les parois inflexibles de la liberté limitée, nous sommes des géants. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est si important et si lumineux !

Je crois que cet article parle de se sentir parfois petits, de l’oubli de notre dimension de géants, et surtout du fait que nous n’en restons pas moins les véritables créateurs du monde dans lequel nous vivons (et vivrons).

Vive notre singularité, notre originalité, et notre souveraineté, celle qui nous permet de puiser notre énergie et notre plaisir de vie à la source de notre nature profonde.

Et on le sait, peut-être (certainement) (évidemment) que tout cela n’est qu’un jeu de forces, de conscience et d’énergie pour nous en rapprocher toujours plus. Elle est, in fine, notre seule vérité. Elle est aussi, je le crois, le levier et le point d’appui de la bascule, de notre expansion, de la transmutation.

Rions-en ! Joie, création, plaisir et légèreté. Je ne cesserai de le dire : des géants, véritablement puissants !

NB pour mémoire : Les géants savent qu’ils sont plus grands que leur seul corps physique, plus grands que la matrice intellectuelle et émotionnelle dans laquelle évoluent leurs corps, et que certains ont même la possibilité d’expanser leur conscience jusqu’aux dimensions les plus élevées d’eux-mêmes.

De là, ils voient les choses autrement, d’une manière plus apaisée et sensible, dans l’amour et non la peur, et ils peuvent même se rééquilibrer et rééquilibrer ce qui pourrait vaciller. De là, ils se savent reliés à la Vie, au-delà du temps et de la matière. Ils se savent aussi reliés à leur âme, que certains préfèreront nommer autrement.

 

Chronique des géants ordinaires n°1

Catégories: Europe, Humanisme et Spiritualité, Opinion
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