POÈME

 

 

Femme, toi qui déambules avec des rubans de couleur,

Femme, toi qui sous un châle de soie, une mantille ou un foulard fleuri,

laisses entrevoir sur tes épaules des nattes entrelacées de rubans aux mille couleurs,

Des couleurs qui te remplissent de vie,

Des couleurs qui transforment en joie ta tristesse.

Femme oaxaquénienne,

Qu’en serait-il de tes nattes entrelacées de rubans,

Sans cette blouse multicolore,

Dont chaque couleur charme ta figure,

Dont chaque couleur te rappelle que tu donnes vie,

Des couleurs qui te rendent sûre et confiante,

Des couleurs vives qui tuent ta tristesse,

Et qui t’apprennent à être forte chaque jour.

Les fleurs qui ornent tes blouses colorées,

Témoignent aussi de ta grandeur et ta splendeur.

Femme oaxaquénienne, toi qui déambules portant tes ceintures tissées, toutes à ta taille,

Tes jupons ou tes jupes montrant ton être esthétique et délicat,

Chaque pas que tu fais avec tes sandales,

Dévoile ton caractère, ta liberté et ta magnificence.

Femme pleine de couleurs,

Toi qui chaque aube,

Inondes les rues d’amour et de joie,

Femme pleine de couleurs,

Toi qu’il suffit de regarder,

Pour abriter mes espoirs,

Femme pleine de couleurs,

Toi qui es née à Oaxaca,

Pour donner de l’espoir et apporter de la résilience à la nation et à la vie.

 

Traduction de l’espagnol, Silvia Benítez