Nous partageons la lettre émouvante écrite à ses enfants par Alejandro Roger, en 2011. Un bel enseignement posthume pour nous toutes et tous.

Mes enfants : il y a un temps pour naître, un temps pour grandir, un temps pour mourir. C’est pourquoi, la chose la plus précieuse est ce que nous gravons dans l’âme, à travers les meilleures pensées, sentiments et actions.

Celui qui sait que son corps c’est le temps, comprend la vie et sait que lorsque le corps se termine, le temps se termine, et peut-être auras-tu compris et appris que ce qui voyage dans le corps et avec lui, est infini et éternel.

Je veux ajuster mon temps et vivre ces moments comme les meilleurs moments de ma vie, les sentir très proches dans nos âmes et les mémoriser au plus profond de notre être, au plus profond de notre cœur : … « C’est une nuit pour aimer, comme aucune autre. Mourir aussi, car tout tremble, avec le mystère des heures uniques… »

Le Sens de la Vie me traverse. Et je ne peux l’exprimer que dans mon abandon et mon sourire, dans mon étreinte et dans mon regard à la recherche du regard profond de vos yeux.

Cherchez le sens dans vos yeux, derrière eux et au fond de votre cœur. C’est là que réside la certitude que la mort n’arrête rien, que ce n’est que l’ouverture des boutons du merveilleux sac, pour vous faire accéder à l’ouverture du corps immortel, énergétique, spirituel.

Mes enfants, apprenez à aimer au-delà du corps et du rêve, à vous connaître et à connaître vos limites et ainsi vous connaîtrez la vraie libération, la vraie liberté, le véritable amour.

Ne craignez rien, pas même la mort, dernière illusion de la conscience.

Connaissez la conscience et son fonctionnement en vous-même et vous connaîtrez le fonctionnement de l’espèce humaine.

Chers enfants, essayez inlassablement d’être cohérents (de penser, de sentir et d’agir dans la même direction) et traitez les autres comme vous voulez être traités. Ne perdez pas de temps : connectez-vous avec vous-même (il y a des outils pour cela, vous savez que je les utilise) et réconciliez-vous avec tout ce qui existe, et avec vous-même. .. Communiquez avec vos enfants, ne cessez jamais d’essayer de comprendre vos parents, car nous avons été formés dans d’autres paysages mentaux et humains, qui ont conditionné nos attitudes, notre comportement.

Perdre du temps, c’est perdre le corps, ce merveilleux habit qui nous a été donné pour accomplir la mission que nous découvrons (si nous voulons découvrir le sens de tout ce qui existe, le sens de la vie).

Les meilleurs moments que je vis quand je regarde au fond de vos yeux et que je les sens en moi sont à jamais gravés dans mon âme.

Je n’ai rien de plus important à vous dire, même si vous avez peut-être besoin que je vous dise que je vous aime… (mais franchement c’est moi qui en ai besoin). Je vous aime au-delà de mes rêves, au-delà de mon corps, du plus profond, au-delà de mes intérêts. J’aime la liberté que je constate en vous et ça je l’apprends de vous qui m’avez consenti et me consentez votre cœur.

Merci d’avoir tant donné à mon cœur, car la seule chose qui y est entrée par votre intermédiaire, c’est la joie de vous voir et de me sentir toujours aimé. Je vous remercie.

A.R. Août 2011

 

Traduit de l’espagnol par Ginette Baudelet