Libérons la parole par la poésie, imaginons un monde meilleur en ce moment de pandémie

22.03.2020 - Montréal, Québec - Anne Farrell

Libérons la parole par la poésie, imaginons un monde meilleur en ce moment de pandémie
(Crédit image : wikipédia)

Aujourd’hui, 21 mars nous célébrons la Journée internationale de la poésie. La poésie représente le symbole de la créativité de l’esprit humain. Avec la poésie plusieurs femmes et hommes se sont émerveillés devant ces choses de la vie. Avec pour seul outil, la parole, ils ont bâti des paysages mentaux célébrant la beauté, la douceur, l’ivresse, mais aussi la confusion, la discorde et la désolation.

La poésie permet à l’individu, comme à la société tout entière, de retrouver et d’affirmer son identité. Elle est le ferment de la diversité, quand elle permet aux langues de faire valoir leur place dans le concert des nations ; elle est l’outil du dialogue quand elle prône la tolérance et le respect ; elle est le pilier des traditions orales quand elle véhicule, au fil des siècles, les cultures vivantes. (UNESCO)

Il y a quelques semaines, j’ai écrit un poème qui exprime ces difficultés que plusieurs expérimentent vivant dans une société et une collectivité fragmentée par les événements et par la confusion des nations en divers clans.

Voici mon poème :

J’avance le regard dans les étoiles, le corps torturé par les décombres de la décadence.

Le regard dans les étoiles, et j’avance les pieds coincés dans la boue de la discorde. Les oui(s) et les non(s) m’épient.

Je me zigzague entre les non (s) et les oui (s), et j’avance.
Couchée sur le gazon, j’inspire l’air pur et cristallin d’un monde si lointain, si proche.

Des millions d’heures, prisonnières des décombres de la décadence et de l’ignorance. Je pleure la confusion des non(s), et j’avance.

Des milliers de jours, à ressentir les déchirements des hommes, ils me brûlent.  Je pleure leur discorde, et j’avance.

Ils me torturent, et j’avance avec l’unité intérieure accompagnée du lointain.  Ils me méprisent, et j’avance avec toi le regard tourné vers le ciel.

Ils sont habités des ici(s) et des maintenant(s) et de l’oubli des futurs.
Ils sont habités d’or(s) et d’argent(s) et de l’oubli de la légèreté et du ravissement.

Je suis celle qui passe, celle qui marche devant annoncer le lointain.
Je suis celle qu’on torture pour oublier l’universel, et j’avance.

Mon corps se tortille de douleur infligée par les non (s) mais renaît avec la douceur des oui(s). Mon regard est tourné vers les étoiles, je te vois toi, là-bas, et j’avance.

Je suis celle qui regarde les étoiles. Je suis celle qu’on ridiculise pour ternir l’harmonie, et j’avance.

Mon corps est ici, tourmenté par les non(s) qui viennent me hanter.
Ils déchaînent leurs colères sur mon crâne. Ils me tuent lentement. Moi j’avance avec la caresse des oui (s).

J’avance, sur un chemin pavé de oui (s) et les non(s)
J’avance dans la noirceur, avec le seul repère du lointain.

Ils entendent mes mots, et j’avance avec toi le regard tourné vers le ciel. Je suis avec toi, habitée du lointain, si proche, j’avance.

Je suis avec toi, laisse aller les non (s), laisse aller les oui (s). Je suis avec toi, avançons vers l’avènement d’un nouvel universel, vers la réconciliation et l’harmonie entre les temps et les hommes.

Je t’aime et j’aime l’humanité qui s’exprime dans tes yeux.

Catégories: Amérique du Nord, Humanisme et Spiritualité, Opinion

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