Le mardi 29 octobre passé, dans l’Alameda (grande avenue de Santiago du Chili), nous avons pu observer plusieurs incendies. Les médias, qui protègent aujourd’hui les intérêts des hommes politiques et des hommes d’affaires et certainement les violations des droits humains de l’État chilien, se concentrent uniquement sur les actions qui blâment les citoyens et justifient la répression basée sur ces actes. A travers leurs images, on peut se poser certaines questions et réflexions :

« Je ne peux toujours pas comprendre que dans la balance des dommages, le matériel pèse plus lourd à la perte d’une vie, de la vue, d’un viol ou d’abus, a quel moment nous nous sommes perdus à ce point ? »

« Ça fait trois heures qu’ils essayent de brûler l’entrée de Baquedano ? Et allez-vous me dire que ce sont les mêmes personnes qui ont brûlé les 5 stations de métro en parfaite coordination et à l’unisson pendant le couvre-feu en seulement 15 minutes ? »

« Les médias montrent ce mardi 29 la voiture qui jette de l’eau avec des produits toxiques (Guanaco), devant les éducatrices de la crèche. Mais hier, dans l’Alameda, elles étaient absentes. C’est incompréhensible ».

« Ils nous réprimandaient de l’autre côté du palais de La Moneda ; nous étions des dizaines de personnes qui essayons d’y arriver, piégées à Amunategui. Notre marche n’a pas pu y arriver. »

La porte-parole du gouvernement a parlé hier soir de la marche de la « guérilla ». Jugez par vous-même à l’aide des images ci-dessous.

Texte et Photos: Daniela Anomar