Les paradis fiscaux britanniques résistent à la réglementation avec des menaces d’indépendance

17.01.2019 - Londres, Royaume-Uni - Silvia Swinden

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Les paradis fiscaux britanniques résistent à la réglementation avec des menaces d’indépendance
Texte de l'affiche publiée par les autorités fiscales britanniques pour lutter contre l'évasion fiscale à l'étranger : "Cacher les revenus non déclarés à l'étranger ? Nous nous rapprocherons de vous" (Crédit image : H.M. Revenue & Customs - CC BY 2.0)

« Les territoires britanniques d’outre-mer obtiennent un sursis [N.d.T. jusqu’à 2023] après avoir menacé de poursuites judiciaires ou de sécession. » Le journal The Guardian rapporte que « le gouvernement a été accusé de défier le parlement en retardant les plans visant à exiger que les paradis fiscaux britanniques, tels que les Îles Vierges britanniques, introduisent des registres publics révélant la véritable identité des propriétaires des sociétés qui détiennent les actifs.

« Les ministres des Affaires étrangères ont cédé après une rébellion dans les territoires britanniques d’outre-mer, où il y a eu des menaces de traduire le gouvernement en justice ou même de faire sécession du Royaume-Uni. Les paradis fiscaux gérés par les Britanniques ont toujours été considérés comme un fléau pour les conservateurs qui prétendent combattre l’industrie de la corruption, qui représente plusieurs milliards de dollars…

« …Cette date signifie que les registres publics des territoires d’outre-mer, considérés comme essentiels pour réduire l’évasion fiscale, ne seront introduits que dix ans après que David Cameron ait soulevé la question pour la première fois en tant que mesure anticorruption emblématique à la veille de la présidence britannique des économies industrialisées du G7 ».

Des exemples de la manière dont les grandes entreprises tirent parti des contrôles fiscaux (nous avons déjà discuté de la façon dont des années d’austérité et d’accumulation de richesses – dont une grande partie se termine dans des paradis fiscaux – ont créé une pauvreté et des inégalités indicibles) sont parfois publics, comme le transfert de 14 milliards £ aux Bermudes en 2016 et 23 milliards £ en 2017 par Google, mais le transfert des actifs reste souvent un secret bien gardé. Rien n’a vraiment changé depuis que les Documents de Panama ont fait prendre conscience d’une des pratiques les plus immorales de l’organisation financière néolibérale.

La Grande-Bretagne s’est très bien débrouillée financièrement avec ces « îles au trésor », ces vestiges de l’Empire britannique, mais la présence d’autres paradis fiscaux dans le monde parle d’un ordre international visant à déshumaniser tous les peuples sauf la petite élite qui fait les règles.

L’électorat a le droit d’exiger de ses représentants qu’ils résistent à ce chantage, cette tactique de type Trump-style qui favorise l’évasion et/ou la fraude fiscale et laisse les pays sans ressources pour partager les bénéfices du travail de tous.

Catégories: Droits humains, Economie, International, Opinion
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