Ahed Tamimi, l’adolescente palestinienne de 17 ans qui est devenue une icône de la résistance palestinienne contre les forces d’occupation israéliennes en Palestine, a été libérée de prison ce dimanche 29/07/2018 après huit mois de prison pour avoir giflé des soldats israéliens l’année dernière.

A sa sortie de prison, elle a assuré qu’elle continuerait à lutter contre « l’occupation israélienne ». Elle a rencontré sa mère, Nariman, et elles se sont serrées dans les bras l’une contre l’autre, les larmes aux yeux.

Dans leur ville natale de Nabi Saleh, elles ont été accueillis avec une grande joie par le reste de leur famille et leurs amis. « Mon message est que la lutte se poursuivra, en particulier notre lutte pour l’égalité des droits », a-t-elle dit, exprimant son désir de voir tous les détenus palestiniens libérés.

« J’espère que les campagnes qui ont été organisées pour moi se poursuivront, pour tous les enfants qui restent en prison », a dit Tamimi, se référant aux 291 enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a célébré la libération de la jeune militante, qu’il a qualifiée d' »arme vitale » de la résistance pacifique contre la domination israélienne en Cisjordanie.

La conduite de l’adolescente est controversée en raison de la provocation des soldats israéliens, mais la réponse des tribunaux militaires israéliens est devenue un scandale international.

« Amener des mineurs devant un tribunal militaire n’est pas la bonne façon de mettre fin au conflit entre Israël et les Palestiniens », a déclaré l’avocat de Tamimi, Gaby Lasky.

L’article original est accessible ici