La Syrie, l’affaire Skripal, les armes chimiques et le dénominateur commun

01.05.2018 - Pressenza Muenchen

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La Syrie, l’affaire Skripal, les armes chimiques et le dénominateur commun
Photo de youtube/ Capture d'écran : vidéo « Manifestations dans le monde entier contre l'attaque des États-Unis en Syrie »

Selon une information de RT Deutsch, il existe un dénominateur commun qui lie les deux attentats aux gaz toxiques : celui de l’ex espion russe Skripal et le présumé attentat fomenté par le gouvernement syrien contre son propre peuple.

RT Deutse se base sur la publication du journaliste Robert Fisk dans The Independent. Fisk se trouvait près de l’hôpital au moment de l’attaque présumée de Douma et a immédiatement parlé avec un médecin (qui n’était pas en service ce soir-là, mais qui rapporte ce qu’il a appris de ses collègues) : « soudain, un groupe d’inconnus est entré dans l’hôpital, a hurlé que les patients hospitalisés étaient contaminés avec des gaz toxiques, a branché un tuyau à l’arrivée d’eau et a arrosé tout le monde, causant une immense panique sous une camera en train de filmer. »

En Syrie, selon les témoins présents, les patients hospitalisés souffraient d’asphyxie du fait des poussières causées par les bombardements des troupes syriennes et pénétraient jusque dans les souterrains où ils s’étaient réfugiés. Ils avaient souffert du manque d’oxygène et non d’une intoxication au gaz. Cependant, la vidéo diffusée par les Casques Blancs fut utilisée par le gouvernement syrien et ses supposés bombardements de gaz toxiques.

L’homme qui, de manière non officielle assure au gouvernement britannique qu’il s’agit d’armes chimiques, qui collecte des « preuves » en Syrie et dans d’autres pays en guerre, entraîne des troupes et du personnel, y compris les controversés « Casques Blancs » ; l’homme qui, immédiatement indique un lien entre le cas de Skripal, et de ce fait, accuse le gouvernement, travaille pour une entreprise qui produit des outils technologiques de protection respiratoire ; récemment, il a reçu diverses demandes ainsi que des milliards de la part des gouvernements britannique et des Etats-Unis. Cet homme, un ancien soldat britannique étroitement lié aux circuits d’espionnage et de gouvernement serait l’unique lien entre ces deux affaires. Il affirme avoir adressé des preuves à l’OPAQ ( 1), ce qu’a nié l’organisation internationale. Son rôle opaque par rapport au Casques Blancs a également a été confirmé par un rapport de la MDR (télévision publique ). Bien sûr, on dit qu’il possède une villa dans la ville britannique de Porton Down, ville qui n’est déjà plus inconnue depuis l’affaire Skripal.

Dans un autre article sur ce thème, MDR cite l’expert du Moyen-Orient et chef du Centre de Recherches du Monde Arabe de l’Université de Mayence, le professeur Gunter Meyer qui, à la vue des images sur la prétendue attaque chimique sur Douma, a dit que l’un des principaux objectifs des Casques Blancs était de mettre en scène de telles situations et de les utiliser comme outils de propagande contre Assad. Rappelons-le : l’homme en question entraîne des troupes et appuie aussi les « organisations humanitaires » qui coordonnent les missions de Casques Blancs syriens.

Cependant, ce n’est seulement que maintenant, après les bombardements effectués en représailles – et cela est certainement du à de supposées « préoccupations de sécurité » – que les Etats Unis permettent à l’OIAC de voyager à Douma et de commencer son travail. Richard Eskow, journaliste américain et principal spécialiste de la santé et la justice économique de l’ONG Social Security Works, observe dans un article, – en même temps que dans le monde entier, un nombre croissant de critiques se manifeste – et se demande, à juste titre, pour quelle raison les Etats-Unis n’ont pas pu attendre les premiers résultats de l’enquête effectuée par l’organisation internationalement reconnue.

Les alliés occidentaux ont envoyé 103 missiles contre trois objectifs, tous constituant de prétendues menaces d’armes chimiques et des lieux de production de la part du gouvernement syrien, et, selon les gouvernements responsables, tous auraient atteint leurs objectifs. Cependant, si tel était le cas, cela signifierait que les gaz toxiques auraient été libérés non pas dans les environs immédiats, mais, d’après la force du vent, dans toute la région et auraient vraiment empoisonné beaucoup de monde.

D’un autre côté, le nombre de victimes de l’attaque supposée aux gaz toxiques de la part de l’armée syrienne est en train de baisser de façon constante au lieu d’augmenter comme de coutume lors de tels désastres tandis que le nombre de victimes sauvées est en train d’augmenter : le 8 avril , le Tagesschau (TG allemand) a informé qu’il y avait 150 morts et 1.000 blessés ; 9 jours plus tard, il n’y avait plus que 43 morts et 500 blessés.

Pendant ce temps, il n’y a toujours pas de preuves effectives à ce jour, que ce soit dans le cas de Skripal (étonnamment silencieux) et dans celui de l’attaque contre le peuple syrien du fait de son propre gouvernement. Ou, du moins, les gouvernements occidentaux ne les ont pas présentées au public.

Et là aussi, on peut établir un parallèle : en Syrie, les puissances occidentales – et cela, même avant que les organisations indépendantes aient pu en apporter la preuve – connaissaient déjà l’auteur du crime et ont bombardé sans aucun mandat et en contrevenant complètement au droit international. C’est ainsi que dans l’affaire Skripal, on a simplement imposé des sanctions et expulsé les diplomates au lieu de lancer des bombes.

Plus les recherches seront approfondies dans ces deux situations, plus nombreux seront les doutes sur les versions données par les gouvernements occidentaux. Klaus Kleber a conclu son rapport du 17 avril dans le Heute Journal (TG allemand plus Tagesschau ; tous deux sont publics) sur l’alternative en Syrie avec cette phrase : « jusqu’à présent, rien n’a été vérifié de façon indépendante, mais les déclarations de la partie adverse non plus. »

On ne peut éviter de se demander jusqu’à quel point les parallélismes existeront encore… En Irak, on a trouvé des armes de destruction massive, on n’a pas vérifié les rumeurs disant que la Libye massacrait son peuple et malgré tout, ils nous ont amené à la guerre. On a aussi découvert des camps de concentration au Kosovo. Qu’est-ce que cela veut dire quant à la Syrie ? Et pour le positionnement belliqueux occidental contre la Russie (duquel quelques uns tirent évidemment de grands profits ) ? Le destin de l’humanité doit-il vraiment dépendre de la sagesse de Poutine pour ne pas être menacé ? Cela semble être toutefois le cas en ce moment.

(1) OPAQ : en français OIAC : organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Catégories: Opinion, Politique, Relations internationales
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