Le dilemme de la pauvreté: la faim ou la malaria?

18.06.2016 - Tanzanie - Rédaction France

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Le dilemme de la pauvreté: la faim ou la malaria?

Au cours de ces dernières semaines, la plupart des mamans tanzaniennes ont reçu des moustiquaires pour protéger leurs enfants de la malaria. Chaque année, c’est le même rituel à l’arrivée de la saison des pluies, dans les régions africaines les plus pauvres, au moment où la malaria y tue une grande partie du demi-million d’enfants.

Les moustiquaires sont distribuées gratuitement ou pour une somme très modique grâce aux subventions destinées à l’aide au Tiers Monde et sont supposées produire un rapport bénéfice/coût très positif.
En réalité, une grande partie de ces moustiquaires sont utilisées par les mamans pour pêcher partout où c’est possible (le long des plages, dans les lagons, les lacs ..) exception faite des rivières qui sont envahies de crocodiles et d’hippopotames.

Les prises de ces mamans contribuent de manière significative à nourrir leur famille et au budget, grâce à la vente sur les marchés locaux typiquement réservés aux femmes (les pêcheurs masculins, eux, dédaignent de travailler pour de si petits gains).
Au mieux, une femme arrive à se procurer plus d’une moustiquaire, afin de pêcher et également de protéger ses enfants contre le paludisme. Dans de tels cas heureux, le bon filet est utilisé pour la pêche, et celui déchiré est laissé pour « protéger » les enfants.

Voici quelques effets secondaires de cette situation :

– Le Pyrethrum (produit qui imprègne les moustiquaires et est supposé résister durant plusieurs mois) se dissout lors de la première pêche;

– la moustiquaire capture des larves et des embryons, coupant ainsi la chaîne de la nourriture à sa source;

– les pêcheurs professionnels (tous des hommes) rencontrent une dramatique réduction des prises: rare exemple d’égalité des chances au contraire?…

– l’efficacité des moustiquaires pour la prévention de la malaria reste surtout dans les rapports officiels;

– l’utilisation de médicaments anti-malaria reste très élevé, avec développement de résistances de plus en plus difficiles à contrôler à un niveau global;

– le « business de l’aide » grandit sur ces puits sans fond et toutes agences, depuis les plus internationales jusqu’aux plus petites ONG, procédent avec une foi inébranlable dans leur « mission salvatrice »;

– la pauvreté et l’ignorance restent endémiques, avalant chaque fois plus de population, par un mécanisme pervers conçu pour veiller à ce que 1% de la population mondiale accumule autant de richesses que les 99% restants (6,9 milliards de personnes, vous et moi inclus);

– la conscience de 7 milliards de personnes reste hypnotisée par les mass media qui diffusent des images persuasives de bébés grassouillets dormant sous des moustiquaires flambant neuves… faisant ainsi croire que la malaria provoque la pauvreté, et non l’inverse.

Catégories: Afrique, Culture et Médias, Ecologie et Environnement, Economie, Santé
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