(Image de Aung San Suu Kyi : Facebook)

« Je suis sûre que la majorité veut la paix et ne veut pas vivre de haine et de peur », a déclaré ce mardi Aung San Suu Kyi dans sa première interview depuis la victoire de son parti aux élections de dimanche, en répondant à une question sur les droits des minorités ethniques et les conflits armés qui continuent de sévir au Myanmar.

Pendant l’entretien, le correspondant de la chaîne britannique Bbc a pourtant interrogé cette lauréate du Prix Nobel de la Paix sur l’absence de candidats musulmans présentés au parlement par la Ligue Nationale pour la Démocratie (Nld), qui aurait remporté plus de 70% des voix, en vertu des premiers résultats disponibles. Concernant la défaite du parti des anciens généraux qui ont dominé la scène politique de l’ancienne Birmanie pendant des décennies, Aung San Suu Kyi s’est contentée de répondre que « les temps ont changé et les gens ont changé ».

La Constitution du Myanmar empêche cette porte-parole de la démocratie de se faire élire présidente, étant veuve et mère de ressortissants étrangers. À ce propos, Aung San Suu Kyi a précisé que les termes de la Constitution ne l’empêcheraient pas de « prendre toutes les décisions en tant que leader du parti vainqueur ».

Enfin, un jugement sur les élections, définies « libres mais non pas correctes ». Parmi les nombreux problèmes dans le pays soulignés par les observateurs à la veille du vote figure notamment le droit de nationalité et par conséquent de vote, qui est refusé à des centaines de milliers de musulmans de l’ethnie des Rohingyas.

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