Cette troisième édition a été la plus importante jamais organisée, la totalité des pays africains était représentée. Mais le sommet n’a pas débouché sur des annonces concrètes et n’a pas fait la une des médias indiens.

Par Emmanuel Derville

C’est avec une certaine fierté que la presse indienne a couvert l’ouverture du troisième sommet Inde-Afrique. Journaux et télévision ont salué l’importance de la délégation africaine. 41 chefs d’État et premier ministres ont fait le déplacement.

Autre motif de satisfaction : la convergence de vue entre l’Inde et les pays africains sur deux sujets qui tiennent l’Inde à cœur. Il y a d’abord la réforme du conseil de sécurité de l’ONU. New Delhi y réclame un siège permanent, une quête soutenue par ses partenaires africains. Ensuite, l’Inde veut faire front commun avec l’Afrique durant la Conférence sur le climat qui s’ouvrira à Paris le 30 novembre. Le pays, qui entend encourager sa croissance économique, veut éviter un engagement trop contraignant dans la réduction de ses gaz à effet de serre.

Manque de vision

Malgré tout, la couverture du sommet par la presse indienne est restée modeste. Il y a eu peu d’annonces concrètes, même si le premier ministre indien Narendra Modi a promis 10 milliards de dollars de prêts pour les 5 prochaines années. Un éditorialiste déplore le manque de vision dont auraient fait preuve les dirigeants africains qui seraient venus assister au sommet en spectateurs. Reste que l’Inde manque de dynamisme dans sa relation avec l’Afrique. Narendra Modi a admis que son pays avait tardé à compléter ses programmes d’aide et ses chantiers sur le continent.

 

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