Quand la France utilise de jeunes musulmans pour tuer…

Formatrice en gestion de conflit pour des organismes de formation, j’enseigne à des jeunes venus apprendre différents métiers tels qu’agents d’escale, agents de sûreté ou de sécurité. Parmi eux, deux jeunes Français musulmans de 24 et 26 ans ayant quitté l’armée française, après 5 ans et 10 ans de service.

Le premier, qui a fait la guerre en Côte d’Ivoire, raconte qu’il était très difficile pour eux de distinguer les civils des “soldats” et des rebelles. Il a décidé de quitter l’armée après avoir dû tuer un enfant-soldat qui allait tuer son coéquipier. A 24 ans, il est en formation pour faire un travail de nuit en plus de son métier de jour car il n’arrive plus à dormir.

Le deuxième jeune musulman était sniper, lui aussi dans l’armée française. Il témoigne avoir tué de nombreuses personnes. Il a lui aussi quitté l’armée car il “n’en pouvait plus de tuer des gens”. Entre le moment où la personne était dans son viseur et l’ordre de tuer, il s’écoulait parfois de longs moments, durant lesquels il ne pouvait pas s’empêcher de s’interroger : « Qui était cette personne ? Avait-elle une famille ? Des enfants ? Une mère encore en vie ? Des amis ? »

Seul, le doigt sur la gâchette, il s’est rendu compte que la vie était sacrée et qu’il ne voulait plus tuer, quoi qu’ait fait la personne. D’autant qu’il n’avait jamais aucune explication pour ses actes, simplement l’ordre de tuer.

Il était maintenant là, à 26 ans, assis parmi mes stagiaires, pour apprendre un autre métier.

Comme quoi il semblerait que la France n’ait pas de problème avec les jeunes musulmans qui tuent des adultes et des enfants… s’ils le font en son nom.

D’ailleurs l’Armée Française fait de grandes et belles campagnes de recrutement depuis quelques années, car elle est en manque d’effectifs. Elle a toujours du travail à donner à nos enfants, quelle que soit leur religion.

Photo : Andréi Roa Saboya