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Mardi dernier, c’est à la Maison d’Amérique Latine dans la capitale française, que le président de la Bolivie, Evo Morales a rappelé le renforcement de la démocratie dans son pays, au cours d’une conférence magistrale réunissant diplomates et intellectuels français et boliviens résidant en France.

Des dizaines de personnes s’étaient réunies, selon un rapport de la radio d’état Red Patria Nueva, malgré la neige et la température de -2°C.

Il fut accueilli chaleureusement et acclamé par plusieurs personnes qui l’attendaient dans la salle de conférences.

« La démocratie se consolide parce que nous ne dépendons plus de la manipulation de l’ambassade des Etats-Unis en Bolivie, le dernier ambassadeur complotait et c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de l’expulser. Dorénavant les Etats-Unis ne manipulent plus le Gouvernement » dit-il faisant allusion aux raisons qui firent que Philip Goldberg, ex-ambassadeur des Etats-Unis, soit expulsé en 2008.

De plus, il fit remarquer que, à son avis, le processus de nationalisation des hydrocarbures et des entreprises stratégiques a transformé l’économie de son pays permettant une meilleure redistribution des ressources pour répondre aux demandes de la population, notamment les secteurs les plus abandonnés et exclus.

Le président indigène souligna l’importance de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique – Traité de Commerce des peuples (ALBA TCP) impulsé par le président Hugo Chavez. Il assura qu’il s’agit d’un processus pour consolider l’intégration de la région, sans retour possible.

Après son intervention très applaudie par les assistants, le Chef de l’Etat se dirigea vers son hôtel pour se reposer avant sa dernière journée en France. Son agenda prévoit une réunion bilatérale avec le président François Hollande.

Il était en visite officielle en France, ce mardi 12/03 et mercredi 13/03 après avoir participé lundi dernier à la 56ème session de la Commission des stupéfiants de l’ONU dans laquelle il a défendu la feuille de coca.