Violences policières 13O…Je pense, donc je dérange!

24.10.2012 - Paris - Isabel Garcia

Violences policières 13O…Je pense, donc je dérange!
(Crédit image : Brigitte Cano)

Avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, nous pensions que le changement, c’était pour maintenant … C’est ce qu’il avait proclamé à la Bastille dans son discours du 6 mai 2012 par son fameux slogan «le changement commence maintenant ».

Le #13O GLOBAL NOISE est une « casserolade internationale » pour dénoncer la dette illégitime.

Le 13 octobre, les indignés de Paris eux aussi manifestaient, chantant des refrains comme « ils ne nous représentent pas». Le départ a été donné à 14 h non loin de la rue de Thann, près du siège de Goldman Sachs, « le maître du monde des finances ». La pluie incessante n’a pas empêché les indignés de Paris de brandir leur banderole où l’on pouvait lire : «on ne doit rien, on ne paye rien ! »

La manifestation était soutenue par différents collectifs (Attac, Csp75, CADTM, Sud BPCE, Réseau international des mouvements Occupy, RDM ils nous ont appelés les indignés etc.) avec un accord commun de manifester sans drapeaux. Les manifestants enthousiastes au départ malgré les encadrements violents des policiers fredonnaient des chansons nouvelles comme : « C’est pas des émigrés, c’est pas des sans-papiers qui sont de trop, mais le racisme que nous ne voulons pas ! La dette, la dette, c’est du racket ! » ou encore « Banquiers voleurs, banquiers en prison ». Sur les pancartes on trouvait des slogans comme: « La règle d’or, c’est la démocratie d’abord ! ».

A chaque arrêt de la marche, la rage populaire s’est fait ressentir. Dans un énorme concert de casseroles. Dans le bruit se mélangeaient le poids du malaise social et la rage face aux abus des financiers du pays, le manque de respect du droit à manifester librement, la quête d’un fonctionnement plus démocratique …

Un partisan de l’extrême droite venu semer le vent de la discorde et de la peur n’a pas eu gain de cause. Il a eu beau essayer, l’enjeu commun était plus fort.

La grande surprise vint à midi, aux alentours du parc Monceau : les fourgons de police et une barricade de CRS encerclaient le périmètre et bloquaient l’entrée principale du parc.

Un autre obstacle est venu de la préfecture : le changement de parcours qui obligeait les manifestants à rallonger la marche de plus d’une heure. Ce qui est incroyable, c’est ce déploiement policier ! Comme s’ils attendaient un attentat terroriste …

Quelle naïveté de penser que sous la présidence socialiste, les méthodes pouvaient être différentes de celles de l’ex-président Sarkozy. Peut-être s’agit-il de démontrer qu’ ils sont meilleurs que ne le fut M. Sarkozy en termes de sécurité ? A un détail près, ils ont l’air d’oublier leurs valeurs et leurs principes : les socialistes sont avant tout un parti de gauche, raison pour laquelle ils occupent aujourd’hui la Présidence. Mais pourquoi alors vouloir ressembler à un parti de droite appliquant des méthodes d’extrême droite, empêchant les manifestants de sortir et de rentrer de la manifestation pacifique, de distribuer des tracts aux passants, de mettre des déchets dans les poubelles en dehors de la zone encadrée, leur interdisant de sortir pour aller aux toilettes, aller boire de l’eau ou tout simplement de sortir pour rentrer chez soi après un après-midi de pluie continue ?

Une manifestante qui devait quitter la manifestation pour se rendre à son travail n’a pu le faire. « Elle n’avait qu’à pas venir à la manif. Maintenant, elle y reste jusqu’au bout. » se moquait un gendarme mandaté par son chef de service pour ne laisser sortir personne de la manifestation. L’impuissance commençait à se faire sentir dans la foule … Il était prévu sur le parcours de rencontrer quelques militants qui rendaient hommage aux victimes de Fukushima.

« J’ai voulu m’attarder pour prendre une photo de leur banderole et discuter avec eux, j’ai avec peine pu prendre la photo mais il m’a été refusé de pouvoir aller leur parler. J’ai dit à l’un des gendarmes que ses ordres étaient illégaux et qu’il était de son devoir de ne pas y obéir. Il m’a répondu : « Je m’en fous que l’ordre soit illégal, maintenant avance ». » extrait du blog insurgeonsnous.over-blog.com du 14O

A la fin de la marche, une assemblée populaire a eu lieu sur la place Edouard Herriot permettant à tous de s’exprimer.

C’est en fin d’après- midi que les abus des forces de l’ordre se sont amplifiés. La police a donné l’ordre aux manifestants de quitter la place par groupe de dix, escortés comme à l’école primaire jusqu’au métro.

Lorsque la fin de l’assemblée populaire a été annoncée sur la place, un appel téléphonique de 3 amis des manifestants, bloqués au métro du coin de la rue a mis en alerte les manifestants restés sur la place. Ces derniers continuaient à échanger quelques paroles … L’incident avec les forces de l’ordre s’est produit au métro.

« Nous avons été saisis de force par des gendarmes, nous étions 3 personnes adultes. Ils voulaient nous reconduire dans le tunnel du métro et ensuite ils nous ont poussés » témoigne l’une des victimes.

Deux femmes sexagénaires témoins de l’incident étaient bouleversées par une telle violence contre 3 personnes pacifiques. « On croirait revivre les années 40 où on subissait la répression des forces de l’ordre, c’est terrible. Il faut réellement prendre ce genre de situation au sérieux, c’est vraiment grave» s’exclamait l’une d’elles, choquée.

Un agent de presse sur place a demandé des explications au chef de brigade et devant le refus de celui-ci, lui a demandé de s’identifier. Le chef a refusé, en menaçant l’agent de lui confisquer sa caméra s’il continuait de prendre des photos …

C’est dans une totale indifférence que le chef a réitéré ses ordres à ses subordonnés : « Ne laissez passer personne vers la place … »

On parle de dette, on parle d’austérité et lorsque l’on observe cette journée, on se pose beaucoup de questions :

Plus de 10 fourgons de police, un déploiement de plus de 200 hommes armés pour garantir la sécurité d’une manifestation non-violente ? Cela ressemble plutôt à un départ en guerre …

Qui paye tous ces policiers?

Un tel déploiement est-il nécessaire pour assurer la sécurité d’une manifestation habituellement pacifique ?

Toute cette  sécurité pour qui ?  Pas pour les citoyens en tous cas !!

Catégories: Economie, Europe, Politique, Région
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