Des livres à la place des bombes

15.07.2012 - Buenos Aires - Luis Ammann

*Save the Children* est une institution qui protège les enfants depuis 1919.
Elle est l’ONG la plus importante du monde et voilà des décennies qu’elle œuvre pour une éducation de qualité pour les pays en conflit. Les données qui suivent proviennent de cette ONG et du dernier rapport sur le suivi de l’Éducation publié il y a quelques jours par l’UNESCO. Elles sont terrifiantes.

On nous informe qu’«en République Démocratique du Congo la violence sexuelle est systématiquement utilisée comme arme dans le conflit permanent que vit le pays ». En ce qui concerne l’éducation, on y apprend qu’il y a plus de deux millions de déplacés au Congo et qu’une énorme proportion de garçons et de filles des communautés affectées ne vont pas à l’école. Et ce, bien que les familles vivant cette situation aient comme priorité l’éducation de leurs enfants».

Le rapport du Suivi de l’Éducation pour Tous dans le Monde 2011, que l’UNESCO a publié en mars, attire l’attention sur le fait que la moitié des 69 millions d’enfants qui ne reçoivent pas d’éducation se trouvent dans des pays en conflit. De plus, il précise que « si la communauté internationale n’agit pas sur le champ, le nombre de garçons et filles non scolarisés pourrait plus que doubler d’ici 2015 ».

Comme le signale clairement le rapport, une source potentielle de financement qui permettrait d’éviter ce scénario serait une ponction sur les dépenses militaires mondiales. «Si les pays riches cédaient l’équivalent de six jours de dépenses militaires à l’aide pour le développement de l’éducation de base, on pourrait couvrir les 16 milliards de dollars manquant pour atteindre les objectifs fixés pour 2015 dans le cadre de la campagne une Éducation pour Tous.»

Mis à part ce qui est dit plus haut, il faut regarder la face cachée du marché des armes : la dépense militaire est une priorité pour les états émergents : 21 des pays les plus pauvres du monde dépensent plus d’argent en dépenses militaires que pour l’éducation de base. Dans certains cas, la différence est encore pire : le Tchad par exemple, qui a en matière d’éducation l’un des bilans les plus bas dans le monde, dépense quatre fois plus en armes que pour les écoles primaires. Au Pakistan, la dépense militaire est même sept fois supérieure à celle de l’éducation. Si ces pays rognaient de 10 % sur leurs dépenses militaires, ils pourraient allouer plus de 9,5 millions de dollars aux écoles (l’équivalent d’une réduction de 40 % de la population non scolarisée dans ces pays). Le rapport fournit des arguments de poids tant aux pays donneurs qu’aux pays en développement pour pointer le doigt sur le potentiel que suppose la conversion des dépenses improductives en bombes en faveur des écoles, des livres et des enfants.

Pour nous qui aspirons à un Monde Sans Guerres et Sans Violence, la raison qui nous anime est chaque jour plus évidente, nos arguments plus logiques et plus justes et plus impérieuse la nécessité du désarmement mondial.

traduction: Mélissa Desplanques

Catégories: Amérique du Sud, Culture et Médias, International

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