Assassinat d’un reporter de radio et second attentat contre un correspondant de télévision à Cortés

13.07.2012 - Villanueva - Reporters Sans Frontières

Ce crime porte à 29 le nombre de journalistes tués en une décennie, dont 24 pour la seule période consécutive au coup d’État [du 28 juin 2009](http://fr.rsf.org/honduras-reporters-sans-frontieres-la-fidh-28-06-2012,42869.html).

“Le mobile de cette affaire reste à déterminer, même si la disparition de certaines affaires des trois victimes accrédite la thèse du vol. Pour autant, la piste professionnelle ne doit pas être écartée. L’impunité reste malheureusement la même dans toutes les affaires qui endeuillent la profession, qu’elles soient imputables à la criminalité très élevée qui caractérise le pays ou à la violence politique née du coup d’État. A ce jour, seule l’enquête sur [la mort d’Alejandro Villatoro](http://fr.rsf.org/honduras-moyens-d-enquete-inedits-apres-l-29-05-2012,42684.html) a fait l’objet de réelles avancées. La mobilisation des autorités doit être du même ordre pour tous les autres cas de crimes ou de menaces qui ne cessent de s’abattre sur les journalistes, défenseurs des droits de l’homme et autres citoyens au service de l’information”, a déclaré Reporters sans frontières.

Adonis Bueso, Francisco Ireata López (20 ans) et Miguel Ángel Gutiérrez Coto (18 ans) ont été interceptés par des individus armés à la sortie d’un cybercafé de Villanueva aux alentours de 18 heures. Forcés à monter dans le véhicule des assaillants, les trois jeunes gens ont été retrouvés criblés de balles une demi-heure plus tard en pleine rue, dépossédés de leurs portefeuilles et, pour l‘un d’entre eux, de ses chaussures de tennis.

Toujours dans le département de Cortés, Selvín Martínez, correspondant de la chaîne de télévision JBN, a été la cible, le 11 juillet dernier, d’un deuxième attentat par balles en moins de quatre mois. Après le mitraillage de son domicile d’Omoa [en avril dernier](http://fr.rsf.org/honduras-attentats-et-menaces-se-04-05-2012,42560.html), le journaliste a, cette fois, essuyé les tirs d’un inconnu alors qu’il se rendait en moto à l’école de sa fille, indique le Comité pour la libre expression (C-Libre), organisation partenaire de Reporters sans frontières.

Sorti indemne de l’attentat, Selvín Martínez a dénombré douze coups de feu. D’après lui, leur auteur serait un chef de Maras, gangs d’Amérique centrale réputés pour [leur extrême violence](http://fr.rsf.org/salvador-un-marero-condamne-a-30-ans-de-06-06-2012,42731.html). En mai dernier, la femme du journaliste avait échappé à une tentative de kidnapping. Reporters sans frontières réclame la mise en œuvre immédiate des mesures de protection réclamées par Selvín Martínez pour lui-même et son entourage.

Catégories: Amérique centrale, Communiqués de Presse, Relations internationales

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