En 1982-1983, durant le mandat de Mitterrand une des plus importantes grèves d’ouvriers de l’automobile (Citroën-Aulnay, Renault-Flins)….Mercredi 25 juillet, plus de 1500 personnes entre syndicats et salariés de différents sites du groupe convergent devant le siège du constructeur PSA, sur l’avenue de la grande armée du 16eme arrondissement de paris…

En 1982-1983, durant le mandat de Mitterrand une des plus importantes grèves d’ouvriers de l’automobile (Citroën-Aulnay, Renault-Flins)….

Aujourd’hui sous le mandat de Hollande :

Mercredi 25 juillet, plus de 1500 personnes entre syndicats et salariés de différents sites du groupe convergent devant le siège du constructeur PSA, sur l’avenue de la grande armée du 16eme arrondissement de paris pour manifester leur désaccord sur la suppression des 8000 emplois !

« PSA vient dʼannoncer 8300 suppressions dʼemplois, dont la fermeture de lʼusine de PSA Aulnay (plus de 3000 emplois) et la suppression de 1400 emplois dans lʼusine située à côté de Rennes. Au total, plus de 6500 emplois seront des «départs imposés», et les salarié-e-s des entreprises sous-traitantes seront également touchés : plus de 30.000 emplois en France sont donc en danger ! » selon syndicat sud auto

«En dix ans, nous avons perdu la moitié de nos effectifs et la cadence a doublé», raconte Christophe employé psa. La crainte en bout de ligne de connaître à terme le même sort que les 3.000 employés d’Aulnay ».

On a assisté à un véritable rassemblement syndical avec des membres de différentes organisations syndicales de toute l’’ile de France, venus manifester leur solidarité (avec leurs badges et drapeaux).Sur place des représentants de la CGT, CFDT, CFTC, Sud, FO, SIA, CFE-CGC, les indignés de Paris avec leur banderole« indignés contre licenciements ».

Le rendez-vous était fixé à 11h où avait lieu la rencontre entre patronale et syndicats.

Bilan de la rencontre : Les représentants du personnel au Comité central d’entreprise (CCE) de PSA Peugeot Citroën ont voté à l’unanimité la participation d’un expert indépendant qui sera chargé d’indiquer si oui ou non le plan social est justifié. Celui–ci débutera fin aout 2012.Cette décision aura pour conséquence selon la CGT de « repousser provisoirement la machine à licencier » jusqu’ à fin septembre . Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT chez PSA le mot d’ordre était « ce n’est pas aux salariés de payer la note». Il lance un appel à une nouvelle mobilisation le 4 septembre.

Les syndicalistes de la CGT estiment que l’ampleur de la prochaine mobilisation prépare une forte « bataille » à la rentrée le 4 septembre.

« Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a parlé de dissimulation de la part de PSA. Il a nommé un expert, Emmanuel Sartorius, chargé de faire un point sur la santé du groupe. » Selon source du journal liberation.fr

Continuer pour y croire

C’est avec un esprit enthousiaste que les employés et syndicats brandissent leur drapeau. Sur les pancartes on pouvait lire des slogans comme :-Non à la casse humaine-Peugeot, une famille en or-Peugeot PSA, mensonges, dissimulations, choix stratégiques-Imposons l’Interdiction des licenciements

Ou encore avec ironie : »Reclassement où ça ? à Sanofi, à Air France ? ou à GM ? »

Le cortège est animé par une puissante sono sur laquelle on entend des chansons comme «On lâche rien» ou «Motivés» de Zebda. Airs repris ensuite par les manifestants sifflant de manière rythmée…ou au son d’une trompette espagnole, en levant les mains imitant les mouvements des vagues et criant : ooolé, ooolé, ooolé comme si d’une corrida il s’agissait !

Finalement le cortège s’est déplacé devant l’Arc de Triomphe. Le trafic totalement interrompu durant la manifestation et la voie publique envahie par les manifestants.

Une bonne escorte d’une trentaine de CRS armés avec boucliers bloquaient le passage au de la de l’Arc de triomphe aux touristes et aux manifestants.

D’autres cars de CRS restaient stationnés dans une rue adjacente au siège du PSA, avec une 20aines de CRS bien armés et préparés en cas d’intervention.

Les salariés mieux payés du groupe

D’autres salariés psa affirment que «Parler de problème du coût du travail pour expliquer les suppressions d’emploi quand tu as un salaire de 3,3 millions d’euros par an, ce n’est pas possible», en parlant du Président le mieux payé de PSA Philippe Varin.

Un groupe de manifestants en colère criaient « Varin assassin, Varin assassin »

Le paradoxe de cette crise financière, qui prétend faire des réductions massives d’emplois mais qui ne réduit pas en coût du personnel ni en gestion,ou le coût lorsqu il s agit d’embaucher une dizaine d’ «hercules» en costume noirs, qui bloquent l’entrée de l’entreprise comme si il s’agissait d’une forteresse…

Le chemin du retour

Les manifestants ont fait le tour de l’Arc de triomphe tandis que des délégués de l’usine de Sochaux entonnaient l’Internationale. Un goût amer pour certains employés qui doutent des propositions de reclassement de la direction. « Ils ont nié depuis un an le plan annoncé récemment, depuis on doute de tout », a rajouté aussi un syndicaliste de FO à Poissy.

« Ces destructions d’emplois accélèrent la spirale de la crise » se soucie un membre de Sud-PTT.

Cette répètition dans l’histoire de l’automobile de crises similaires serait-elle source uniquement d’un hasard?