Les forces de l’ordre ne respectent pas les autorisations légales lors des manifestations

18.09.2011 - paris - Démocratie Réelle Maintenant Paris

Ce samedi 17 septembre 2011 les marcheurs européens unis aux français ont organisé une marche sur paris.
Le cortège avec les manifestants est parti vers 16h00 de Cité Universitaire, derrière une banderole indiquant en espagnol:
« Marcha popular a Bruxelas »
(« Marche populaire vers Bruxelles »).

Il réunit plusieurs groupes d’indignés » européens, dont de nombreux Espagnols, venus à pied, et qui doivent rejoindre Bruxelles pour une journée d’action le 15 octobre.

« On demande la paix, la paix économique et morale », déclare Rafael, 39 ans, la barbe naissante et le pied droit meurtri par le voyage.
A la tête d’une entreprise de peinture, il dit avoir dû licencier ses vingt salariés à cause de la crise économique et se retrouver lui aussi au chômage.
« J’ai décidé de porter à Bruxelles les voix de tous les gens victimes de la crise », explique-t-il.

Scandant « Paris, debout, réveille-toi » ou encore « Paris, debout, rejoignez-nous », les manifestants devaient rejoindre la place de la Bastille samedi soir pour une assemblée populaire.

A leur arrivée Place de la Bastille, vers 21H, un important dispositif policier plus de 5 fourgons, d’autres dans les rues annexes,garés prêts pour une hypothétique intervention y compris un déploiement de CRS qui contenait les manifestants sur un trottoir devant l’Opéra, a constaté une des journalistes sur place.

Une manifestante, M.A. a eu le courage de déclarer par téléphone à l’AFP les violences policières et que la manifestation a été « très mouvementée » sur la place de la Bastille.

La préfecture de police, jointe en début de soirée, s’est occupée de transmettre l’information contraire en disant qu’il n’y a eu ni confrontation , ni interpellation. Cependant celle-ci a évacué des manifestants de manière brutale en déchirant le sac à dos d’une femme de 40 ans en la trainant sur la rue par 4 policiers vers un autre emplacement ou en donnant des coups de matraque sur les jambes d’une autre plus jeune, toutes deux assises parmi les manifestants, pacifiquement sur la rue. Lieu qui de plus a été déclaré légalement aux autorités pour manifester.

Vers 2h00 du matin du dimanche 18 septembre les marcheurs ont été aussi bloqués par la police quand ils arrivaient sur Champigny, vers le lieu où ils allaient être hébergés. 20 policiers en tenue et des membres des B.A.C., en civil, agressifs, sortant matraques, flashballs, se moquant des marcheurs, cachant leur visage, parlant de « charger ». Du côté des marcheurs, aucune agressivité. Le capitaine de police a dit qu’il ne conseillait pas d’avancer, car il y avait 200 B.A.C. autour, et a dit à Mme. E. Perrin dont seulement son intervention a permis de débloquer les choses, qu’il avait des ordres « d’en haut ».

La mobilisation parisienne des « indignés » a débuté le 19 mai 2011, exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et aux abus du pouvoir et précarité de l’emploi qui touche plus de la moitié de la population.

Alors vous ? acteurs ou spectateurs ?

Pour en savoir plus:

[http://www.youtube.com/watch?v=80T_03Fws-k](http://www.youtube.com/watch?v=80T_03Fws-k)

[http://www.youtube.com/watch?v=VSuMr87Rz6g](http://www.youtube.com/watch?v=VSuMr87Rz6g)

[http://www.youtube.com/watch?v=7u5_ZPlnEKc&feature=related](http://www.youtube.com/watch?v=7u5_ZPlnEKc&feature=related)

Catégories: Communiqués de Presse, Europe, Politique

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