Solidarité et non-violence pour la Colombie

13.08.2010 - Santiago - Luis Felipe García

Pressenza Santiago, 13/08/10 Ni l’Amérique latine (à l’image de nombreuses régions du monde), ni l’époque actuelle ne semblent être un terrain propice au genre de scènes auxquelles nous avons assistés sur le site Internet de Radio Caracol en Colombie et diffusées par d’autres sources journalistiques du monde entier. Si ces scènes de destruction sont ce qu’elles sont supposées être, à savoir, des messages de propagande ou de prosélytisme pour rallier des adeptes à une cause quelconque, les auteurs, eux, se sont sûrement trompés d’époque ou de lieu.

Bien que la violence redouble de par le monde, les manifestations de violence physique brutale comme les bombardements ou les attentats contre la population civile se font plus rares et perdent de leur poids au niveau politique. La violence brutale est aujourd’hui utilisée principalement dans les guerres immorales pour des ressources naturelles et représente le langage utilisé par les groupes qui s’enrichissent du trafic de drogues et d’armes. En d’autres termes, la violence brutale est utilisée de plus en plus par les brutes, par des avides peu scrupuleux qui fréquentent tout de même les clubs privés, par ceux qui placent l’argent au centre de leur vie, par ceux qui tentent de voler des banques et non par ceux qui raisonnent en terme de société.

Il est vrai qu’à une certaine époque ce fut une manœuvre politique courante, et notre Amérique latine a beaucoup souffert de cette logique. Changements de gouvernements, veto contre des mesures injustes, tentative d’exposé de nouvelles idées, désaccord entre diverses factions et beaucoup d’autres détails sans importance de la vie politique ont été débattus à coup de poudre et de plomb. Mais ce type de dialogue a cessé de plaire à la clientèle et a été mis au rencard ; il est clair que son recul est principalement dû au rejet croissant de la violence par la population plutôt qu’à l’efficacité supposée des nombreux organismes ‘spécialisés’ créés pour la combattre.

En ce qui concerne l’explosion à la bombe de Bogota, il n’est peut-être pas nécessaire de chercher très loin les explications de cette action. Pour la grande majorité des personnes qui ont appris et qui ont vu les images des vitrines et des murs cassés, il s’agit d’un acte inexplicable. Personne ne peut imaginer que quelqu’un ait voulu blesser les 7 personnes qui ont été touchées physiquement et psychologiquement et auxquelles nous adressons nos sentiments de fraternité et souhaitons un prompt rétablissement. Peu de personnes, quant à elles, comprendront qu’il s’agit là d’un pamphlet politique à l’attention de la radio. Il est encore plus difficile d’arriver à la conclusion que de tels dégâts ont en fait pour vocation d’attirer des militants dans un groupe quelconque. Il s’agit d’un discours totalement décalé par rapport à l’époque dans laquelle nous vivons.
Les chercheurs et analystes nous révéleront leurs théories. Si les attaques ont été motivées par des raisons économiques, l’auteur ne se dévoilera jamais. C’est ainsi que fonctionne le marché noir…
S’il s’agissait d’un message purement politique, il est possible qu’une fois identifiés, ses auteurs soient envoyés en sessions de réadaptation pour qu’ils comprennent que ce genre de discours ne renvoie plus à des images héroïques et ne motive plus la lutte pour le pain ou la justice.

Radio Caracol a été, au cours de l’année 2009, un phare de la non-violence en accordant une partie de sa programmation et en envoyant certains de ses hommes couvrir et diffuser la Première Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence. Ses dirigeants, à coup sûr, comprennent bien l’importance d’illustrer et de diffuser abondamment ce que cette époque réclame : de nouvelles méthodologies pour résoudre de vieux conflits qui, jusqu’à présent, affectent la société. La non-violence, grâce à des initiatives comme celle de Caracol, commence à prendre de la valeur dans le cœur et les actions de plus en plus de personnes partout dans le monde.

Il semble paradoxal d’observer sous ses fenêtres, des actions préhistoriques, comme les derniers coups de queue violents d’un dragon moribond.

Depuis les diverses rédactions internationales de Pressenza, nous transmettons notre affection et notre solidarité à tous ceux qui exercent, à radio Caracol, le noble métier d’informer les gens de ce qui se passe et d’avertir leurs auditeurs lorsqu’un nouvel espoir pointe à l’horizon.

Catégories: Amérique du Sud, Opinion, Politique

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