par le Journal Alter-Québec et l’Agence Média Palestine
Après avoir été acclamé au Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) en mars dernier, et à l’affiche dans plusieurs cinémas, le documentaire From GAZA with LOVE sera mis en ligne gratuitement sur Youtube à partir de 17h le 24 avril prochain. Co-réalisé entre la France et Gaza, From GAZA with LOVE est un journal de guerre lumineux, l’histoire d’une jeunesse vivante et d’une amitié naissante.
Avant la guerre, Suhail Nassar était graphiste. Depuis, il filme les enfants de Gaza pour que personne n’oublie jamais. Charles Villa est reporter et youtubeur français. Israël lui interdit l’accès à Gaza comme à tous·tes les autres reporters étranger·ères. À 3200 kilomètres de distance, Suhaïl et Charles se rencontrent, se rapprochent et réalisent ce documentaire. L’histoire d’une jeunesse sous les bombes. L’histoire, aussi, d’une amitié naissante.
Il est le fruit du travail conjoint de Suhail Nassar, qui a réalisé les images à Gaza, et Charles Villa, qui a supervisé le montage et la production du film, en majeure partie financé par un crowdfunding.

Tout en faisant parler les enfants de Gaza, Suhaïl raconte ces rencontres à la première personne, à la manière d’un vlog (blog vidéo), construisant une histoire intime du quotidien des Gazaoui-es pendant le génocide.
Par le regard de Suhaïl, on allait comprendre ce qu’il se passe dans la bande de Gaza surtout pendant l’année où il a filmé», explique Charles Villa dans une interview pour l’Humanité. Plus on avançait, plus on voulait faire un film qui parle d’amour, parce que l’amour est aussi une forme de résistance. Il y a la lutte armée évidemment qui est importante quand on résiste à un oppresseur, mais l’amour est un moteur très important pour résister et conscientiser.
Le travail qu’on fait par les reporters palestinien.nes se suffit à lui-même», ajoute Charles Villa à propos de leur collaboration.
Ils ont tout couvert, ils ont tout montré, ils ont tout documenté. C’est beaucoup plus fort quand ce sont eux et elles qui racontent. C’est leur quotidien, ce sont leurs proches, leurs amis qui sont victimes. C’est formidable d’allier nos forces sur un long format. Ils n’ont pas forcément les moyens pour faire ce genre de gros film et ils vivent au milieu d’un génocide.
C’est important d’avoir des gens derrière pour les soutenir et les aider. Suhaïl survivait, il devait trouver à manger tous les jours.
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Source: consultez l’article originale sur la plateforme du Journal Alter-Québec








