La frontière entre Uvira et Bujumbura a rouvert ce lundi 23 février 2026, après deux mois de fermeture. Elle avait été fermée au lendemain de la prise de la ville congolaise par les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) / M23-ARC. Ces derniers ont depuis quitté la zone, sous la pression des États-Unis.
Un acteur de la société civile, coordinateur national du mouvement Machozi ya Raia, Monsieur Dunia Amissi, s’est réjoui de la réouverture de la frontière congolo-burundaise. Selon lui, il s’agit d’un véritable soulagement pour la population d’Uvira, en particulier pour les femmes entrepreneures, les petits commerçants et les opérateurs transfrontaliers qui pourront bientôt reprendre leurs activités quotidiennes.
« Pour nous, structures citoyennes, c’est une grande satisfaction après deux mois de fermeture de la frontière congolo-burundaise. Cette situation a eu un impact négatif sur l’économie locale, fortement dépendante des échanges commerciaux entre notre pays et le Burundi. Nous saluons les efforts diplomatiques du président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont les démarches ont porté leurs fruits et permis aujourd’hui la réouverture de la frontière », a déclaré Dunia Amissi.
Concernant le rapatriement des Congolais réfugiés au Burundi, le coordinateur national de la société civile Machozi ya Raia a indiqué que des plaidoyers sont en cours afin de faciliter leur retour au pays et auprès de leurs familles, estimant que la situation sécuritaire s’est récemment améliorée. Il a toutefois appelé la population à faire preuve de vigilance et à dénoncer tout cas suspect, afin de prévenir toute tentative de déstabilisation ou de reprise de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
En conclusion, il a exhorté les habitants à l’unité et à la cohésion sociale, soulignant que les erreurs du passé doivent servir de leçon pour renforcer les efforts collectifs d’aujourd’hui.

Pour la rédaction Pressenza francophone
Roger Seko Raphaël








