Il ne manque plus que quelques heures au vote de l’assemblée générale des Nations Unies sur la demande de reconnaître la Palestine en tant qu’Etat observateur – non membre – de l’Onu et la diplomatie est en émoi. Si les Etats-Unis, principal allié d’Israël, ne cachent pas leur opposition à l’initiative, la position de l’Union européenne se montre quant à elle plus confuse entre les avis favorables et contraires à la proposition.

En attendant, la France, l’Autriche, la Suisse, le Danemark et l’Espagne ont d’ores-et-déjà annoncé qu’ils voteraient oui au vote de jeudi, tandis que la Grande-Bretagne s’est dite favorable à la résolution à condition que l’Autorité nationale palestinienne (Anp) s’engage à reprendre sans plus attendre et sans conditions les négociations de paix et à ne pas invoquer la tenue de procès pour crimes de guerre contre Israël.

C’est précisément au gouvernement britannique que le président de l’Anp, Mahmoud Abbas, avait lancé un appel affligé au soutien, invoquant la responsabilité de la Grande-Bretagne à l’égard de la Palestine en tant qu’ancienne puissance coloniale. Jusqu’à présent, le Foreign Office s’était toujours montré réticent à la résolution en citant les objections des Etats-Unis et d’Israël et la crainte d’obstacles à long terme dans la perspective de négociations. La crainte principale, selon Washington, réside dans le fait que les Palestiniens s’efforcent d’obtenir une reconnaissance de facto de l’Etat palestinien, abandonnant ainsi la voie des négociations, tel que l’édictent les accords d’Oslo de 1993, sous l’égide desquels l’Anp avait été créée.

L’Italie débat encore de la position qu’elle devra prendre, tout comme l’Allemagne, qui devrait toutefois pencher pour le non.

Des sources diplomatiques s’accordent pour affirmer que la résolution a de bonnes possibilités de passer, dans la mesure où seule la majorité absolue des 193 Etats membres est requise. En cas d’approbation, la résolution permettrait à la Palestine de participer aux débats de l’assemblée, augmentant sensiblement ses chances d’être admise par les différentes antennes de l’Onu et, surtout, d’adhérer à la Cour pénale internationale (Cpi).

(ADL/CN)

Source original : http://www.misna.org/fr/economie-et-politique/vote-sur-la-palestine-rendez-vous-avec-lhistoire-a-lonu-28-11-2012-813.html