Pourquoi construire un lieu pour étudier, pour réfléchir, pour méditer, avec soi-même, avec d’autres ? Il est fascinant de voir comment depuis la nuit des temps, sous toutes les latitudes, les êtres humains ont attaché autant d’importance à ces lieux « spéciaux », auxquels ils donnaient une signification particulière. On pourrait remonter à la préhistoire, où les hommes s’avançaient dans les entrailles de la terre, comme en témoignent les peintures rupestres ; puis tout au long de l’histoire, des lieux de culte dans les différentes spiritualités, croyances, religions. Il nous reste des traces de ces lieux dans des pierres (sur tous les continents) et dans des livres. Et on peut imaginer tant de rencontres et cérémonies, avec des personnes qui ont ressenti à toutes les époques la nécessité de « se poser » quelque part et de s’interroger : Pourquoi ? Quel est le sens ?
La civilisation occidentale, matérialiste, positiviste, ne nous aide pas dans notre recherche de sens. Au contraire, elle nous submerge de bruits, au sens propre comme figuré.
En France, à une heure de Paris, direction plein est, des humanistes ont ouvert il y a 15 ans le Parc d’étude et de réflexion de La Belle Idée. Comme expliqué sur le site : « Les Parcs d’étude et de réflexion sont des portes d’entrée au monde mental du Profond. Y sont réalisés un ensemble d’études et de pratiques qui permettent d’accéder à des expériences de contact avec des dimensions intérieures lointaines. »
« Les Parcs d’étude et de réflexion sont des lieux de rencontre et d’irradiation d’une nouvelle spiritualité qui rejette toute forme de violence et de discrimination et qui en appelle à cette dimension sacrée du mental humain pour trouver sens et liberté. Tout être humain, quelles que soient ses croyances, peut participer à ce chemin d’expérience, chemin bouleversant et de grande affection. »
Il existe ainsi plus de 50 parcs dans le monde. Ce projet de développer ce type de parcs sur tous les continents a été initié par Silo, écrivain argentin, guide spirituel et représentant de l’Humanisme Universaliste. Il écrivait en 2004 : « Je crois que quelque chose de très bon arrivera quand les êtres humains trouveront le Sens tant de fois perdu et tant de fois retrouvé dans les tournants de l’histoire. »
Silo avait imaginé ces parcs avec différents éléments :
Le portail d’entrée, d’inspiration shintoïste, qui marque une séparation entre l’espace de la vie quotidienne et celui du recueillement et de la réflexion. Les portails invitent au changement d’état intérieur chez celui qui le traverse.
Le monolithe, qui symbolise le trait d’union entre le ciel et la terre.
La fontaine, symbole de la source de vie
Le centre d’étude, lieu d’inspiration, pour étudier, méditer, échanger avec d’autres sur les expériences ou avancées de ses travaux.
Le centre de travail pour la réflexion personnelle ou l’échange en groupe. Loin des bruits du quotidien, tout individu ou groupe peut venir y travailler, se centrer, une ou plusieurs journées.
Et enfin, élément central mais encore absent au Parc de La Belle Idée : la Salle de méditation, un lieu de paix, de silence, d’inspiration et d’élan collectif.
Les Salles de méditation des parcs sont semi-sphériques, leur coupole allant caresser le ciel de leur pointe conoïde. Elles sont un espace qui permet à chacun, croyant ou non, de se sentir à son aise et de se concentrer sur son monde intérieur. La Salle possède quatre entrées, parfaitement symétriques. Sa forme rappelle le mandala tibétain et la chacana des Indiens d’Amérique du Sud.

La Salle favorise l’accès à l’expérience intérieure profonde par le biais de son espace semi-sphérique vide, forme qui aide à la concentration de l’énergie et au contact avec le sacré niché à l’intérieur de chacun.
Depuis l’ouverture du Parc de La Belle Idée il y a plus de 15 ans, la construction de la Salle a toujours été un objectif, qui a dû faire face à de nombreuses embûches avant d’obtenir les autorisations administratives. Maintenant qu’elles ont été obtenues rien ne pourra plus faire obstacle à ce projet de construction. Une construction qui sera un aboutissement pour le parc, et un nouveau départ pour faire de ce lieu un phare visible par les chercheurs de Sens.
Comme pour l’ouverture du parc, la construction de la Salle sera financée exclusivement par des dons. En ce début d’année 2026, les humanistes de La Belle Idée se mobilisent pour récolter la somme nécessaire.
Vous êtes invités à consulter le site mis en place par l’équipe de bénévoles en charge du projet : salleparclabelleidee.fr , révélateur de la profondeur et de la signification de ce projet, et de la dynamique des participants.








