Le gouvernement d’Ibrahim Traoré a annoncé son plan quinquennal, l’un des plans économiques les plus ambitieux jamais proposés dans la région du Sahel, qui comprend la réduction de la pauvreté, l’augmentation des taux d’électrification, le contrôle du territoire et l’augmentation de l’espérance de vie.

Cette initiative, dont le budget atteint 64 000 000 000 de USD sera financée dans une grande mesure par les revenus générés par la nationalisation des industries qui a eu lieu l’année dernière, quand le pays s’est séparé de la France, son ancienne puissance coloniale.

« En utilisant nos ressources souveraines, nous pouvons transformer notre économie de façon soutenable et améliorer la vie de notre population, » a déclaré le ministre des Finances, Aboubakar Nacanabo, et il a souligné l’importance de rompre avec la dépendance que le régime précédent avait envers le financement étranger. Environ deux tiers de cette somme seront des ressources internes grâce aux revenus produits par les entreprises d’État et les programmes de participation des citoyens.

L’État du Burkina Faso ne contrôlait que 60% de son territoire quand le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir en 2022 après le renversement du régime de Roch Kaboré soutenu par la France, lors d’un coup d’État militaire largement soutenu par le peuple au début de cette année-là. Des groupes terroristes contrôlaient le reste du pays.

En expulsant les troupes françaises du pays, le gouvernement de Traoré a renforcé l’armée nationale, et, fin 2025, il avait repris le contrôle de presque 75% du territoire.

Le pays a aussi fait des progrès significatifs dans l’agriculture et l’industrie. En nationalisant 5 mines d’or de propriétés étrangères en juin 2025, l’État a pu tirer profit du prix élevé de l’or, le principal produit d’exportation du Burkina Faso. Avec ces revenus qui ont permis de payer plus de 2 000 000 000 de USD, le gouvernement a réduit sa dette intérieure d’un quart, améliorant ainsi considérablement la situation budgétaire du pays.

Sur cette base solide, le Burkina Faso a fait un important pas en avant avec son plan quinquennal de 64 000 000 000 de USD destiné non seulement à étendre les opérations minières mais aussi à traiter les matières premières sur place au lieu de les exporter. Le développement des infrastructures destinées à l’industrialisation est l’une des priorité les plus importantes du Plan National de Développement (PND) mis en marche le 9 mars 2025.

Les objectifs de ce programme:

1° Réduction du taux de pauvreté de 42% à 35%.
2° Augmentation de l’espérance de vie de 61 à 68 ans.
3° Augmentation de la capacité de génération d’électricité de 685 MW à plus de 2 500 MW.
4° Et le plus important: reprendre le contrôle de tout le territoire du pays.

Le 31 décembre 2025, le comité de direction et de supervision présidé par le premier ministre Jean Ouédraogo a révisé et approuvé le Plan National de Développement (PND). « Ce document, a-t-il déclaré, constitue maintenant un véritable pacte national pour la transformation structurelle de notre économie, pour le renforcement de la sécurité  et de la paix la reconstruction de l’État et la promotion d’un développement endogène inclusif et souverain. »

 

Traduction : Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

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