Depuis mon adhésion à l’association IANDS [International Association for Near Death Studies] où l’occasion m’a été donnée de recueillir les détails du vécu post-mortem des expérienceurs et expérienceuses, il m’était devenu évident que ces informations devaient être divulguées au grand public, afin que le départ de ce monde ne soit plus appréhendé avec angoisse mais de manière paisible.
C’est en me référant aux assertions du docteur Christophe Faure, psychiatre et spécialiste du deuil, dont les études scientifiques sur les EMI et les VCSD [vécus subjectifs de contact avec un défunt] ont « pour finalité de changer le regard de notre société sur tous ces phénomènes, pour ne plus les classer dans la case ‘croyance’ mais dans la case ‘connaissance scientifique’ », que la rédaction de ces articles sur le passage d’une vie à l’autre m’est apparue comme une nécessité.
C’est aussi après avoir moi-même vécu des contacts télépathiques avec des personnes défuntes de ma famille – bien que n’ayant aucune prédisposition pour cela – que j’ai entrepris cette réflexion sur la continuité de la vie dans l’au-delà. Autrement formulé, n’importe qui est à même d’expérimenter ces contacts.
– Lors du décès de mon frère, j’ai allumé une bougie le soir de son inhumation tout en priant pour son repos ; le matin au lever j’ai trouvé son nom et son prénom inscrits sur mon téléphone portable, sans aucun commentaire additionnel.
– La cousine de ma mère était une personne avec qui j’étais très liée et envers qui j’éprouvais une profonde admiration ; restée célibataire et vivant modestement, elle avait consacré son existence à soigner gratuitement tous ceux et celles qui sollicitaient son aide. Lorsqu’elle a quitté ce monde, le soir en me couchant je lui ai mentalement demandé de m’adresser un signe m’assurant de son bien-être là-haut. Quelques instants plus tard, un bruit d’éraflure, semblable à un scratch, provenant de ma salle de séjour m’obligea à me lever. En y allant je me suis aperçue que l’un des trois tableaux que j’ai fixés au mur par des scratchs (et non pas cloués) était tombé sur la banquette qui se trouve juste dessous. J’avais la réponse à ma demande.
– Quant à ma sœur attristée d’avoir perdu une chaîne et la médaille qui y était accrochée, elle a pu les retrouver grâce au message que son défunt mari avait transmis à une amie médium. Et ce message ne fut pas le seul qu’elle reçut de sa part.
Il arrive quelquefois que les défunts annoncent eux-mêmes leur décès à leurs proches, tout en les engageant à rester calmes, à ne pas se confiner dans la peine évoquant de prochaines retrouvailles, comme pour les tranquilliser. Ces contacts sont particulièrement réconfortants pour les parents ayant perdu un enfant. Ce fut le cas des parents d’Arnaud Gourvennec, parti à l’âge de treize ans en tentant d’approcher un niveau de conscience supérieur « par la pression exercée sur sa carotide, dans le but de diminuer l’afflux de sang au cerveau ». [Filippo Liverziani]. Il a par la suite dicté télépathiquement à ses parents les deux tomes de « Vers le soleil de Dieu ». Sur la 4e de couverture du tome 1 un figure un commentaire du père Brune.
Le père François Brune, prêtre catholique qui nous a quittés en 2019, était d’une érudition exceptionnelle, s’intéressant entre autres aux phénomènes liés à la mort. Il avait aussi adhéré à l’association IANDS, où j’ai fait sa connaissance, et il nous a laissé de nombreuses vidéos, toutes plaisantes et enrichissantes qui donnent à connaître le vaste champ de ses investigations, dont une qui nous intéresse plus particulièrement ici intitulée « interview sur la mort ». Auteur à succès de nombreux ouvrages, dont le plus connu « les morts nous parlent », il avait à la fin de sa vie accordé plus de crédit aux pères grecs, plus proches selon lui du véritable christianisme, et publié cet ouvrage qui nous pose question « Retrouver Dieu malgré l’Église – Pourquoi ont-ils trahi Dieu ? » dans lequel il apporte des réponses « Dieu le Père n’a jamais exigé la mort atroce de son Fils pour pouvoir nous pardonner ! C’est une invention de nos théologiens en Occident. Les chrétiens d’Orient – donc les Églises orthodoxes – n’ont jamais connu cette théologie épouvantable » [Wikipédia]. Une invite à retrouver notre espace de liberté, et d’éveil de conscience ?
Le nom du père Brune est en général associé à la TCI [transcommunication instrumentale] dont il était un des meilleurs experts. Cette technique consiste à enregistrer des voix de l’au-delà par l’intermédiaire d’un magnétophone, d’un téléviseur, d’un téléphone, ou d’un ordinateur. Les défunts ont besoin du canal de ces ondes électromagnétiques pour s’exprimer ; en1989 s’est tenu à Bâle (Suisse) le premier congrès international de TCI. Depuis lors plusieurs associations de transcommunicants ont vu le jour. Convaincu de la persistance de la vie, le père Brune avait déclaré « Le jour où je partirai sera le plus beau jour de ma vie ».
Il existe d’autres modes de communication avec ceux qui nous ont quittés, telle que l’écriture automatique utilisée en médiumnité ; cela consiste à tenir fermement en main un crayon, un stylo car le débit est rapide, et à écrire sous la dictée d’une entité ; de plus tous les mots se tiennent, créant des phrases à rallonge qui nécessitent de prendre son temps pour le décryptage. En plus des messages, il arrive aussi que certains visages apparaissent sur les écrans.
Le bouddhisme tibétain considère que la vie ne s’arrête pas avec la mort du corps mais que la conscience renaît dans différents corps, selon la doctrine du samsara. C’est ainsi que la réincarnation du Dalaï Lama est un garçon né sensiblement au même moment où décède le précédent, et recherché par des dignitaires tibétains de haut rang, une recherche qui peut prendre des années.
De nos jours, de plus en plus de scientifiques s’intéressent à la survie de la conscience, notamment en neurologie, et parmi ceux ayant publié des preuves irréfutables de la continuité de la vie, citons :
- Olivier Chambon, médecin psychiatre, et Marie-Odile Riffard, psychologue clinicienne et psychothérapeute, auteurs de :
La vie après la mort : pourquoi il faut y croire ; les preuves scientifiques pour la survie de la conscience - Raymond Moody, psychiatre américain, auteur de :
La vie après la vie : ils sont revenus de l’au-delà
Mes preuves de la vie après la vie - Elisabeth Kûbler Ross, psychiatre suisse américaine, auteur de :
La mort est un nouveau soleil
La mort : dernière étape de la croissance - Eben Alexander, neurochirurgien, auteur de :
La preuve du paradis
L’évidence de l’après vie (écrit avec Raymond Moody) - Dr Christophe Fauré, psychiatre, spécialiste du deuil, auteur de :
Cette vie… et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort - Pr Rémy Chauvin, docteur ès sciences et biologiste, ancien professeur honoraire à la Sorbonne et maître de recherches. Co-écrit avec le Père Brune :
A l’écoute de l’au-delà.
Selon Patricia Darre, médium et passeuse d’âmes, « la mort est le point de départ d’une métamorphose, la mort est un passage », et elle ajoute concernant la vie après la mort « pour moi cela ne fait aucun doute, et il y en a même plusieurs ».
A Paris le plus vaste cimetière de l’Est s’étend sur 43 hectares, et porte le nom du confesseur de Louis XIV, le Père Lachaise. L’une des tombes les plus fleuries, notamment à la Toussaint, est celle d’Allan Kardec – un surnom qu’il pense avoir porté lors d’une vie antérieure lorsqu’il était druide, et dont le vrai nom est Hippolyte Rivail, connu pour avoir fondé le spiritisme. Sa tombe est un imposant dolmen au fronton duquel figurent ces sentences :
« Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ».
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