Pour un Pérou où règnent la justice, les droits et le développement durable. Le cinquième Dialogue politique et social, convoqué par la Plateforme pour la Démocratie, a recueilli les signatures de neuf partis candidats aux élections générales de 2026. « Leur objectif commun est d’élaborer un programme politique démocratique (intégratif, global et consensuel) en dialogue avec les partis démocratiques, en proposant des solutions communes (alternatives) pour faire face à la dégradation du système politique démocratique et à ses conséquences sur la vie des populations et l’environnement ».

Les partis signataires étaient : Ensemble pour le Pérou, le Parti du Bon Gouvernement, le Parti du Peuple d’abord, la Coopération Populaire, le Parti Violet, Nous Vaincrons, la Liberté Populaire, Maintenant la Nation, le Parti des Travailleurs et Entrepreneurs, qui se sont réunis samedi 28 février dans les locaux de l’Association Tristan, dans la ville de Lima.

« L’objectif du Cinquième Dialogue politique et social a été atteint : obtenir l’engagement des organisations politiques participant aux élections générales en faveur d’un Agenda démocratique pour un Pérou fondé sur la justice, les droits et le développement durable, proposé par les organisations sociales et politiques du pays », ont déclaré les organisateurs de la Plateforme pour la démocratie.

Programme d’action

Le programme d’action de la Plateforme pour la démocratie, élaboré en collaboration avec les partis participants, englobait les principales revendications de la population à travers le pays, telles que : la sécurité de la population, l’approfondissement de la démocratie, la réforme fiscale, la réforme du travail, le droit à l’éducation et à la santé, le développement durable et la politique culturelle.

« Nous aurons des élections générales dans un contexte de dégradation continue du système démocratique et de montée de la corruption et de l’insécurité citoyenne. La coalition de partis qui contrôle le Congrès et le pouvoir exécutif a pris le contrôle des institutions de l’État (Cour constitutionnelle, Bureau du Médiateur, Conseil national de la justice, Bureau du procureur général et Bureau du contrôleur général) et a promulgué des lois et des politiques favorisant la criminalité et la corruption, tout en contrôlant le processus électoral en cours. L’équilibre des pouvoirs est rompu. »

La population exprime massivement son indignation et sa défiance pour cette coalition mafieuse qui contrôle le Congrès et le gouvernement (plus de 90 % selon les sondages), mais elle ne se mobilise pas de manière décisive pour obtenir un changement de régime. Il ne lui reste donc que la possibilité de la sanctionner par son vote lors des élections d’avril. Cependant, la multiplication des candidats et la campagne de désinformation et de manipulation médiatique sèment la confusion et le découragement dans le processus électoral.

Dans ce contexte, il est urgent et nécessaire de coordonner les efforts entre les organisations sociales et les partis qui rejettent la corruption, l’inefficacité et l’autoritarisme (comme la coalition mafieuse au Congrès) et qui défendent les institutions démocratiques, luttent contre la corruption et présentent des propositions de transformation sociale et économique, dans le respect de l’environnement et des droits humains.

Dans cette optique, la Plateforme pour la démocratie a convoqué le cinquième dialogue politique et social afin d’élaborer un programme politique démocratique qui exprime des propositions concrètes permettant de sortir de cette crise et de la violence croissante, grâce au dialogue entre les organisations sociales et politiques au sein de la sphère démocratique du pays.

Le cinquième Dialogue politique et social, qui a obtenu l’engagement de huit partis politiques candidats aux élections générales de 2026, est confronté au défi majeur de consolider cet engagement afin de garantir le respect de leurs promesses une fois au pouvoir. La tâche est ardue, notamment au vu du bilan des précédents dirigeants politiques. Parallèlement, la population poursuit ses mobilisations dans différents espaces citoyens pour revendiquer son droit à une bonne gouvernance.