Après la tempête, les inondations. Des milliers de sinistrés, des biens matériels perdus à jamais, des maisons détruites, des entreprises en faillite, des personnes à la rue ; que doit-on comprendre ? Que peut-on faire ?
Peut-être un manque de conscience de nous tous, beaucoup d’erreurs humaines, des constructions dans des zones inondables pour le profit de certaines communes, des ruisseaux et des fossés condamnés à jamais pour un remembrement dans les années 50, pour créer de grandes propriétés agricoles usines à produire de la nourriture industrielle. Des terres lessivées avec la monoculture, les engrais chimiques, les engrais gazeux, pour produire de plus en plus pour le profit de multinationales.
L’humus a disparu. Des labours de plus en plus profonds ont créé un sol où l’eau ne peut plus pénétrer. Des terres qui ne sont plus fertiles, des céréales qui se couchent, car on a produit artificiellement des plantes génétiquement modifiées avec un seul but : produire plus. Elles sont devenues ainsi de plus en plus fragiles face aux maladies, ce qui conduit a plus de pesticide, insecticide et désherbant.
Dans la vie, ce que nous ne comprenons pas par la sagesse nous le comprenons par la souffrance. Notre terre est vivante, elle respire, se transforme au fil des siècles et des millénaires. L’homme accélère ce processus par un manque de discernement et d’analyses, par manque de sagesse et de supra conscience.
Personnellement je trouve cet événement catastrophique intéressant. C’est enrichissant de se trouver dans des îles coupées de toute communication. Plus d’électricité, plus d’eau potable, plus d’internet, plus de téléphone, plus de nourriture. Cela donne à l esprit humain beaucoup de temps pour réfléchir au sens de la vie, à la solidarité, au partage et à l’altruisme, et comment inverser nos comportements parfois trop égoïstes. C’est une prise de conscience de ce que nous sommes : tous unis, indissociables les uns des autres sur cette petite boule bleue au milieu de l’infini, que nous nommons la terre.
La nature nous pousse à comprendre qu’il est indispensable de transformer cette société de consommation débordante et militarisée en une société humaniste civilisée tournée vers un bien collectif. Personnellement je dis merci au déluge sur la France avec 38 jours de pluie consécutifs et permanent. Il est l’heure pour tous les êtres humains d’éveiller notre conscience dans un élan de fraternité collectif.
Hervé Bibens Laulan, humaniste








