Début décembre, le Président de la République française a poussé encore plus loin une dérive belliciste et autoritaire. Une nouvelle étape est désormais franchie : attirer les jeunes dans un dispositif au parfum d’embrigadement, appuyé sur l’appât d’un gain financier.

Avec ses annonces sur un service militaire volontaire rémunéré, E. Macron transforme la détresse sociale en terrain de recrutement d’un vivier militaire. Appâter des jeunes en grande difficulté avec 800 euros, c’est d’une indignité alarmante et d’une dangerosité inacceptable.

Comment ne pas condamner un « recrutement sous contrainte économique, qui plus est au moment où la pauvreté en France bat des records, au lieu d’aider les jeunes à créer, inventer, s’épanouir, il leur est proposé l’obéissance et l’uniforme ».

La mise en garde doit aussi se porter sur l’intrusion croissante de l’armée dans l’école et ce, depuis des années. » Les enfants sont conditionnés dès le plus jeune âge à la culture militaire, introduite dans les programmes scolaires. C’est une dérive autoritaire qui devrait être stoppée net”. Ces méthodes s’apparentent à celles que les pouvoirs eux-mêmes ne manquent pas de qualifier comme sectaires, quand il s’agit de dénigrer le sens critique et le non conformisme.

D’autre part les discours de peur autour du réarmement, d’un soi-disant impératif de militarisation, sont à leur paroxysme pour favoriser l’engagement dans la secte la plus dangereuse : l’armée, en préparant de jeunes cerveaux à l’idée de tuer. Tout le contraire d’une société civilisée, pacifiée, unifiée.

« La France n’est pas en danger, seule sa politique guerrière la met en danger. Considérée comme fer de lance des Droits de l’Homme par le passé, ce pays devrait montrer l’exemple du désarmement unilatéral : c’est possible et même un devoir ».

Investir dans l’éducation, la solidarité et l’avenir réel des jeunes devrait être la priorité et non pas dans leur embrigadement déguisé.

« Il est temps d’ouvrir les horizons, de libérer l’humain des servitudes. L’application de valeurs universelles, dont la non-violence absolue, la responsabilisation, le droit à l’éducation, le partage ainsi que la transformation pacifique des structures humaines deviennent une nécessité”.

 

Fany Charpentier, Raélienne