Sur les inondations au Sénégal

08.09.2020 - Dakar, Sénégal - N'diaga Diallo

Sur les inondations au Sénégal
(Crédit image : Omar K. Dia - Energie pour les Droits Humains - Sénégal)

Les dégâts causés par les inondations : Récapitulons !!!!

-Un enfant de 2 ans meurt à Grand Yoff.

-Bassirou Sarr, 25 ans, se noie dans le tunnel de Guinaw Rails Sud.

-Un autre à Kaolack.

-Deux morts à Sedhiou.

-Un jeune de la Croix-Rouge meurt en essayant de sauver une vie.

-Gorée privée d’eau par Sen’eau.

-Des corps déterrés aux cimetières de Pikine.

-Des bêtes, des motos emportées par les eaux.

-Des maisons détruites.

-Plusieurs familles dorment à la belle étoile et cohabitent avec les eaux…

Et pendant ce temps…

Le directeur de l’Onas (Office national d’Assainissement du Sénégal), qui s’exerce laborieusement au malthusianisme, nous demande de réduire nos naissances pour régler le problème de l’assainissement. Paroles choquantes !!!!

Le président, lui, part en voyage après avoir tweeté « sa désolation et sa solidarité ».

Le gouvernement sans chef se perd, comme l’image de l’aveugle et le paralytique au bord d’un gouffre !!!

Nos députés font la sieste !

Nos autorités religieuses deviennent aphones alors que leurs talibés (disciples) pataugent dans les eaux, dans le plus grand désarroi.

Tels sont est ainsi condensés les commentaires de beaucoup de citoyens, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur tout le pays ces derniers jours. Du reste, on comprendra aisément que toutes les différentes problématiques générées par cette catastrophe ne peuvent être traitées en profondeur dans le cadre de cet article.

Si nous prenons la commune de Keur Massar à titre illustratif d’une situation générale, la plus vaste et la plus peuplée de la région de Dakar (593.000 habitants), elle est touchée de plein de fouet par les inondations, même dans ses « parcelles assainies » dont l’aménagement a peu tenu compte de la nature des sols en général, de la présence du marécage des Niayes, selon les spécialistes.

Où sont passés les 750 milliards de f CFA, budget du Programme Décennal de Lutte contre les inondations ? L’ancien député Abou Sané révèle aujourd’hui dans le journal « L’Observateur » que ledit Programme se décline en 10 points. Parmi ces 10 points, 7 n’ont pas été exécutés !!!!!

Qu’attendent les élus si prompts à voter des lois scélérates inspirées par sa majesté, pour l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire pour voir où est passé réellement l’argent du contribuable ?

Tout ce que l’Etat a trouvé comme réponse c’est l’ouverture d’un plan ORSEC (Organisation des Secours), comme ils le font toujours à l’occasion de chaque inondation. Le déclenchement de ses plans est toujours une opportunité pour faire du bizness du « pompage des eaux » sur le dos des populations, un marché juteux pour les politiciens et leurs amis.

Le ministre de l’hydraulique en charge de la question se croyait malin en déclarant qu’il « a plu en une journée tout ce qui devait tomber comme eau pendant la saison des pluies » ! Faut en rire ou en pleurer ? Journal « l’AS » du 7 septembre 2020.

Non Monsieur le Ministre, les inondations ne sont pas le produit d’une pluviométrie exceptionnelle !!!! Il s’agit d’une accumulation de mépris, d’irresponsabilités, d’incuries durant des années ! Il semble que ces messieurs n’ont même pas pris au sérieux les alertes et bulletins de la Météo Nationale qui leur ont été directement adressés…

Les différents régimes depuis 20 ans ont tardé à construire des réponses structurelles pérennes fondées sur des échanges plurielles et ouvertes avec les populations en rapport avec l’aménagement écologique de l’espace… Nul n’est plus expert que les populations de leurs propres problèmes et de leurs nécessités. Nulle trace d’empathie y compris de la part de beaucoup de Maires – politiciens professionnels – pour les plus aguerris et retors, jusqu’aux plus jeunes d’entre eux, cupides et pressés, qui ont appris à tout contourner dans ce pays : les lois, les institutions, les organes de contrôle, la vigilance citoyenne, jusqu’aux choix des électeurs en installant les populations dans des zones « non aedificandi » qui étaient dédiées à recueillir les eaux pluviales etc… Alors, pour eux, les inondations qui assaillent ceux qui les ont « élus » ne peuvent être plus que des dégâts collatéraux. Nous en sommes là et nulle part ailleurs !

Catégories: Afrique, Droits humains, Opinion
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