Paris, le 13 juin

Depuis la mort de Georges Floyd, les manifestations s’amplifient et se mondialisent. Ces rassemblements interviennent dans un contexte particulier, celui de la colère des forces de l’ordre qui se sentent « lâchés » par le gouvernement et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

A l’appel du Comité Adama Traoré, des milliers de manifestants se sont rassemblés place de la République contre le racisme et les violences policières. Beaucoup de jeunes, de toutes origines, étudiants ou travailleurs ont scandé « Pas de justice, Pas de paix ». La jeunesse se lève, s’unit, c’est un signal fort et ce n’est pas une bonne nouvelle pour le pouvoir. C’est aussi le lien qui est fait entre la mort de Georges Floyd celle de Adama Traoré et de la violence des états et de la police.

Racisme, discrimination, exclusion, sont des violences et une réalité de notre société. Il serait temps d’écouter ceux qui les subissent au quotidien et d’ouvrir un vrai dialogue suivit d’actes forts pour permettre à tous les citoyens de vivre ensemble et de contribuer à l’évolution de nos sociétés.

Cependant une banderole contre le « racisme anti blanc » des militants de Génération identitaire qui a été déployée puis décrochée par un jeune homme sous les applaudissements de la foule et l’intervention des forces de l’ordre à la fin d’une manifestation pacifique, n’atteste pas d’un désir de désescalade, ni d’apaisement.