Salon du livre de Montréal. L’empreinte écologique d’un livre versus la liseuse numérique

28.11.2019 - Montréal, Québec - Anne Farrell

Salon du livre de Montréal. L’empreinte écologique d’un livre versus la liseuse numérique
Valérie Plante mairesse de Montréal (Crédit image : Felix Audette)

Les chiffres ne mentent pas, les québécois achètent trois à quatre livres par année et en lisent plusieurs. Au Québec, la popularité des livres en papier n’a pas beaucoup baissée depuis l’arrivé des liseuses numériques. Pour preuve, au cours de l’édition du 42ième salon du livre de Montréal la semaine dernière, des dizaines de milliers de personnes ont feuilleté les milliers de livres offerts par les quelques 750 maisons d’édition.

Le livre papier demeure-t-il le choix le plus sûr pour l’environnement ?

Selon une recherche publiée en 2012 dans le Journal of Industrial Ecology par une équipe de chercheurs de l’université du Québec à Chicoutimi (UQC) le livre papier demeure le choix avantager pour son empreinte carbone. Les résultats de l’étude démontre que l’empreinte d’un livre papier est relativement faible. Par ailleurs, le livre numérique peut être un choix écologique intéressant pour les grands consommateurs de lecture!

L’équipe de chercheurs de l’UQC a décortiqué le cycle de vie d’un livre depuis les coupes forestières faites par l’industrie des pâtes et papiers jusqu’à ses derniers moments dans le bac de recyclage ou au dépotoir. En déterminant les quantités de gaz à effet de serre émises à chaque étape de la production, les chercheurs ont minutieusement calculé son empreinte carbone.

Selon eux, l’empreinte carbone pour la production d’un livre fabriqué au Canada ou aux États-Unis est de 2.71 kg de CO2. Toutefois, l’empreinte carbone d’un livre à un autre peut varier. Il faut mentionner que les usines de pâtes et papiers québécoises sont majoritairement alimentées par des centrales hydroélectriques, dont l’empreinte est faible.

Le livre en papier un réservoir à carbone!

Fait original, lorsqu’un livre atterrit sur les tablettes d’une bibliothèque, il devient un réservoir à carbone. Imagions un instant tous ces réservoirs à carbone dans la ville de Montréal, dans chacune des écoles et dans chaque bibliothèque!

D’autre part, la fabrication des liseuses numérique requiert de nombreuses ressources, dont du minerai pour leurs composantes électroniques. En passant le cycle de vie d’une liseuse au peigne fin, de l’extraction de la matière première au recyclage des pièces, on aboutit à une empreinte carbone de 120 à 160 kg de CO2 pour l’iPad Pro d’Apple et d’environ 170 kg de CO2 pour la Kindle d’Amazon (2).

Après quatre ans d’utilisation intensive (soit la durée de vie moyenne d’un iPad, selon Apple), l’empreinte carbone d’une liseuse correspond donc à celle de 45 à 65 livres neufs selon l’appareil. Pour que la liseuse remporte la joute, il faut que son propriétaire achète au minimum un livre par mois!

(1) Source : Science Presse Québec

(2) Source : Tiré de l’étude des chercheurs de UQC

Catégories: Amérique du Nord, Culture et Médias, Non classifié(e)
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