155 migrants franchissent la barrière de Ceuta, tandis que 7 sont remis au Maroc dans un nouveau « retour à chaud »

04.09.2019 - Ceuta, Espagne - Gabriela Amaya

Cet article est aussi disponible en: Espagnol, Catalan

155 migrants franchissent la barrière de Ceuta, tandis que 7 sont remis au Maroc dans un nouveau « retour à chaud »
(Crédit image : ANTONIO SEMPERE)

Les réactions n’ont pas tardé à venir, de la Guardia Civil demandant plus d’agents, aux associations de défense des droits humains (APDHA) qui dénoncent les retours  » express « , condamnés depuis deux ans par l’Union européenne, avec un gouvernement espagnol qui dément que ces derniers sont des  » retours à chaud « .

Dans le saut, 16 migrants et 11 policiers ont été blessés. Tous avec des blessures mineures.

Images: ANTONIO SEMPERE

Profitant du brouillard dense, un groupe de 150 à 200 migrants subsahariens est parti le 30 août pour traverser la barrière de Ceuta, qui sépare le Maroc de la ville espagnole, ce qu’ils préparaient depuis cinq mois, selon le Forum de Ceuta. Ils ont atteint leur objectif de 155, tandis que 15 autres ont été arrêtés avant de sauter. Ceux qui ont réussi à passer sont allés ou ont été emmenés au Centre pour le séjour temporaire des immigrés (CETI) dans la ville autonome et les blessés ont été soignés par la Croix-Rouge.

D’un autre côté, 7 personnes se sont retrouvées dans la clôture pendant deux heures sans se faire convaincre par les agents de la Guardia Civil, qui ont fini par les descendre un à un dans un panier. Ils ont été rendus au chaud aux Marocains, une pratique pour laquelle l’Union européenne a condamné l’Espagne il y a deux ans. Le gouvernement espagnol dit que ce n’était pas le cas, mais les images parlent d’elles-mêmes. [N.d.T. Le retour à chaud ou le retour sommaire est utilisé par les corps de sécurité de l’État pour expulser un immigrant irrégulier du pays au moment où il tente de traverser la frontière, sans aucune des protections et garanties offertes par la législation du pays sur les étrangers.]

Face à cela, l’APDHA (Association pour les Droits humains d’Andalousie) a déjà exprimé son rejet, dénonçant cette pratique qui est contraire au droit international.

Pendant ce temps, la Guardia Civil demande plus d’agents tandis que l’extrême droite en profite pour attaquer le gouvernement espagnol et, ce faisant, les droits humains fondamentaux.

Ce saut a lieu un an après le dernier. On ne peut pas oublier que les autorités marocaines jouent actuellement le rôle de police pour l’Europe, la présence permanente des migrants dans les montagnes près de la clôture ayant disparu, où ils pouvaient vivre pendant des années en attendant le moment de sauter et d’arriver en Europe jusqu’il y a quelque temps. Cela signifie que ces sauts ne sont pas aussi fréquents qu’ils ne l’étaient jusqu’au mois d’août de l’année dernière.

Le gouvernement espagnol devrait retirer les filets barbelé concertina de la clôture en octobre prochain, comme promis.

Catégories: Droits humains, International, Migrants
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