Conakry : lancement officiel du Mouvement pour la Quatrième République

28.05.2019 - Conakry, Guinée - Soleil FM Guinée - Pressenza Conakry

Conakry : lancement officiel du Mouvement pour la Quatrième République
(Crédit image : Theresa Maria Segbaya)

Par Soleil FM Guinée et Rédaction Pressenza Conakry

En Guinée, une initiative référendaire est en cours pour modifier ou changer la constitution, permettant de porter de deux à trois le nombre de mandats présidentiels consécutifs possibles, ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat du président Alpha Condé.

La campagne est promue par des forces proches du gouvernement soutenues par une grande partie de la population guinéenne.

De son coté, l’opposition, aussi nombreuse, a publié une déclaration du Collectif des Organisations de Défense des Droits Humains contre un Nouveau Mandat. Voir l’article :

Guinée : Déclaration du Collectif des Organisations de Défense des Droits Humains contre un Nouveau Mandat

Depuis 1958, la Guinée est un « centre de gravité » indépendantiste et anticolonialiste. Le président de l’époque, Sékou Touré, a longtemps été une référence du panafricanisme et l’autodétermination, considéré comme un dictateur par l’Occident et comme un libérateur par des générations de jeunes africains.

Après sa mort en 1984, l’héritage est passé au gouvernement du général Lansana Conté, de tendance modérée et qui a relativement rapproché le pays avec l’Occident.

À la mort de Conté en 2008, le jeune capitaine Dadis Camara a pris le pouvoir, convaincu que l’énorme richesse de la Guinée devait servir le bien-être des guinéens plutôt que les intérêts des multinationales extérieures. Son intransigeance, semblable à celle de Thomas Sankara, lui a cependant coûté cher. Après moins d’un an à la présidence, il a été victime d’un attentat et grièvement blessé. Ensuite, il resté en exil forcé pendant des années.

Après une brève transition, des élections régulières ont été organisées en 2010, remportées par le professeur Alpha Condé, qui a ensuite été réélu en 2015 et á la tête du pays jusqu’à ce jour.

Un facteur général à observer (avec le risque de se généraliser) est la revendication spécialement des Guinéens d’ethnie Peule sur le fait que, même si elle est la plus nombreuse du pays, elle n’a jamais eu de président dans ses rangs. Nombre d’entre eux soutiennent l’opposition d’aujourd’hui et s’opposent au changement de constitution et à un troisième mandat d´Alpha Conde.

Dans ce contexte le Front National pour le Développement soutient l’adoption d’une nouvelle constitution en Guinée. Il l’a fait savoir ce samedi 25 mai au cours d’une conférence de presse tenue à la maison commune aux journalistes à Kipé dans la commune de Ratoma. Le FND a mis l’occasion à profit pour procéder au lancement officiel du mouvement pour la quatrième république.

Le « Les enjeux et perspectives de l’élaboration d’une nouvelle constitution », c’est le thème débattu au cours de cette rencontre. Pour la même cause, le lancement de la campagne pour le referendum et pour l’adoption de la nouvelle constitution a eu lieu. Cf. Soleil FM Guinée.

Selon Alhousseine Makanera Kaké, président du FND, la plupart des guinéens sont favorables à la nouvelle constitution. « C’est la volonté du peuple de Guinée qui sera exprimé à travers la nouvelle constitution. Aujourd’hui, il y à certains guinéens qui sont contre la nouvelle constitution mais la quasi-totalité des guinéens sont favorables à la nouvelle constitution. C’est vrai, nous ne somme pas obligés d’être d’accord sur la façon de voir les choses mais nous avons l’obligation de nous soumettre à la volonté du peuple. C’est pourquoi nous avons dit, cette conférence de presse est le départ d’une campagne non seulement pour le référendum mais pour le oui à la nouvelle constitution ». Cf. Soleil FM Guinée.

Poursuivant, l’ancien ministre de la constitution estime que c’est la loi fondamentale actuelle qui donne droit au Président de la République de modifier la constitution. « Nous avons vu les intellectuels proches de cette tendance qui nous disent qu’il n’y a aucune disposition qui empêche le président doit modifier la constitution. Ils n’ont qu’à me montrer cette disposition qui dit cela, ou qu’il ne doit pas apporter une nouvelle constitution. Si cette disposition existe, je voudrais la voir. Je n’ai jamais vu une disposition constitutionnelle qui dit après cette constitution, personne d’autre ne doit faire une autre constitution », renchérit-il. Cf. Soleil FM Guinée.

Au terme de cette rencontre à laquelle a participé le député malien Oumar Mariko, Alousseiny Makanéra Kaké a traité de hors-la loi et d’anti-démocrates, ceux qui s’opposent à la proposition d’une nouvelle constitution. Cf. Soleil FM Guinée.

Catégories: Afrique, Opinion, Politique
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