Carnaval politisé au Brésil

07.03.2019 - Buenos Aires, Argentine - Mariano Quiroga

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Carnaval politisé au Brésil
Hommage à la conseillère municipale Marielle Franco, dont le meurtre reste impuni et l’enquête lie les criminels à un des fils de Bolsonaro.

Si le carnaval est le thermomètre émotionnel du Brésil, nous pouvons comprendre que le mécontentement augmente. Et si les acolytes du président Jair Bolsonaro étaient déjà ennuyés par cette fête populaire, maintenant ils vont la détester.

Une des tribunes du Sambodrome [N.d.T. lieu destiné au défilé de samba] de Rio de Janeiro a salué à l’école de samba Paraíso do Tuiuti avec une affiche « Lula Libre », cette tribune avait, l’année dernière, dénoncé l’esclavage. Toutes les actions de cette école de samba ont été accompagnées de slogans publics contre le gouvernement de Bolsonaro. La clôture du défilé a répondu au slogan électoral du président « Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tout », avec le message « Dieu au-dessus de tout, mais en faveur de la torture ».

Mais le célèbre groupe Mangueira a également envoyé un message indigeste à la famille présidentielle, en rendant hommage à la conseillère municipale Marielle Franco, dont le meurtre reste impuni et l’enquête lie les criminels à un des fils de Bolsonaro.

Dans d’autres régions du pays, des actes de rejet du mandataire ont également été enregistrés. A Olinda, deux pantins géants représentant Bolsonaro et son épouse ont été réalisés ; mais face aux attaques persistantes des participants, ils ont dû être mis à l’abri par les organisateurs de ce carnaval de rue.

A Brasilia, le slogan #EleNao [N.d.T. Pas lui, slogan contre Bolsonaro lors de la campagne présidentielle] était de nouveau présent, avec son rejet retentissant de la figure du président et la critique de son parti pour les dénonciations de l’utilisation des candidats prête-noms, cela s’est traduit dans l’usage de la couleur orange par des centaines de gens.

Rodrigo Alves du bloc de carnaval Unidos de Barro Negro a commenté sur le défilé : « Le carnaval devient de plus en plus politisé, nous ne voulons pas offenser ceux qui ont voté pour Bolsonaro, nous voulons parler de ceux qui sont silencieux maintenant quand la corruption du gouvernement apparaît ».

À Bahia, l’homophobie gouvernementale a été attaquée par la présence d’une vedette de la chanson, Daniela Mercury. Quoi qu’il en soit, le gouvernement Bolsonaro, bien que très rejeté, maintient un fort niveau d’acceptation populaire.

Catégories: Amérique du Sud, Culture et Médias
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