Macron, un mauvais tournant,
un budget de classe

Conférence-débat, de 19h30 à 21h30, le jeudi 11 octobre 2018

Maison des Sciences Economiques, salle 117
112 boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris

Le projet d’Emmanuel Macron est d’imposer à la société française un tournant vers une soumission accrue au capitalisme financier. Ce projet est une impasse comme le montrent les Economistes atterrés dans leur dernier livre, Macron, un mauvais tournant (à paraître le 3 octobre aux Liens qui Libèrent).

Arrivé miraculeusement au pouvoir à la suite de la déception provoquée par le quinquennat de François Hollande, qui a capitulé devant le Medef et la technocratie européenne, bénéficiant de l’affaiblissement politique des classes populaires, Emmanuel Macron a su rassembler toutes les forces libérales pour mettre en œuvre le programme que le patronat et l’oligarchie financière prônent depuis longtemps. Sa stratégie s’inscrit ainsi dans celle des institutions européennes. Masqué par un discours moderniste vantant la réussite individuelle et l’entreprise innovante, son objectif est de détruire progressivement le modèle social français (protection sociale, fiscalité redistributive, services publics, droit du travail) pour aligner la France sur les standards du capitalisme financier libéralisé. Il utilise, pour cela, les institutions bonapartistes de la Ve République.

L’ouvrage décrit les méthodes et les implications de cette entreprise. Il montre qu’elle aggrave les problèmes que posent les contradictions du capitalisme financier : crise économique (pression sur les salaires et les dépenses publiques, hausse des dettes publiques et privées, instabilité financière), crise productive (financiarisation des entreprises qui joue contre l’emploi et l’investissement de long terme), crise sociale (creusement des inégalités de revenus et de statuts) et crise écologique.

Un autre tournant serait nécessaire, qui se donnerait les moyens de répondre aux exigences de la transition sociale et écologique vers une société sobre, égalitaire, solidaire, dont le développement serait socialement pensé et non laissé aux marchés et aux grandes entreprises multinationales.

Pour en débattre, les Economistes atterrés vous invitent à une conférence-débat autour de cet ouvrage:

Jeudi 11 octobre 2018, de 19H30 à 21H30

Maison des Sciences Economiques, salle 117

112 boulevard de l’Hôpital – 75013 Paris (M° ligne 5, station Campo-Formio)

Accès libre et gratuit dans la limite des places disponibles

Avec :

  • Henri Sterdyniak (Economiste atterré) : un mauvais tournant.
  • David Cayla (Economiste atterré et Université d’Angers) : Europe, la soumission volontaire.
  • Christophe Ramaux (Economiste atterré et Université Paris I) : un budget de classe.
  • Grand témoin : Olivier Passet (Xerfi).

Le débat sera animé par Sandrine Foulon (Alternatives économiques).

La conférence sera l’occasion d’analyser les projets d’Emmanuel Macron et de son gouvernement pour l’année 2019, en particulier la CAP 2022, la loi Pacte, le budget 2019, les réformes de l’assurance chômage et des retraites, le plan Pauvreté. Malgré l’absence de résultats, le (mauvais) cap est maintenu : plus de libertés pour les chefs d’entreprise, mise en cause du modèle social. Le budget 2019 prévoit des coupes claires dans les dépenses publiques (sport, culture, en particulier), accentue la diminution du nombre d’emplois aidés, désindexe les prestations sociales, poursuit la baisse de l’impôt sur les sociétés, met progressivement les exonérations de cotisations sociales à la charge de la Sécurité sociale, met en cause les minimas sociaux.

L’article original est accessible ici