Lundi 8 août, Jour du Dépassement Global

04.08.2016 - Rédaction France

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Lundi 8 août, Jour du Dépassement Global

A propos du Jour du Dépassement Global

En raison de la croissance démographique et de l’augmentation de la consommation moyenne—avec un fort impact sur les émissions de carbone—le Jour du Dépassement a avancé de fin septembre en 2000 au 8 août cette année. A noter, néanmoins, que le taux de progression de la date du Jour du Dépassement a ralenti, depuis que le monde a basculé dans le déficit écologique au début des années 1970, de trois jours par an en moyenne à moins de un jour par an en moyenne ces cinq dernières années.

Le 8 août prochain, l’humanité aura déjà consommé autant de ressources naturelles renouvelables que ce que la Terre peut produire sur l’année entière. Ce sera le Jour du Dépassement Global (« Earth Overshoot Day »), selon Global Footprint Network, un institut international de recherche qui conseille les gouvernements et les institutions financières en matière de gestion des ressources naturelles et de changement du climat.

A l’approche de cette date, Global Footprint Network et 25 organisations partenaires ont lancé une campagne destinée à mobiliser le public sur la question essentielle des ressources naturelles dans une vision du monde où humanité et nature prospèrent sur le long terme.

La campagne #pledgefortheplanet s’articule autour de plusieurs invitations, faite aux membres du public sur Overshootday.org, de s’interroger sur leurs habitudes de consommation, de relever des défis amusants et de publier leurs exploits en photos sur les réseaux sociaux. Des appareils GoPro seront offerts aux auteurs des trois meilleures photos après le 8 août.

Le Jour du Dépassement Global indique chaque année la date à laquelle la demande exercée par l’humanité sur la nature (Empreinte Ecologique) dépasse la capacité de la planète à régénérer ces ressources et à absorber les déchets dont les émissions de carbone (biocapacité). La surexploitation des ressources naturelles conduit à l’endommagement du capital naturel sous forme de déforestation, d’érosion des sols, d’appauvrissement de la biodiversité, ou encore d’accumulation de carbone dans l’atmosphère.

Les émissions de carbone (« l’empreinte carbone ») ont plus que doublé depuis le début des années 1970 et représentent actuellement  60% de l’Empreinte Ecologique. L’empreinte carbone de la France compte pour plus de la moitié (52,8%) de son Empreinte Ecologique totale (voir Figure 1).

Figure 1 : L’Empreinte Ecologique de la France (source : Global Footprint Network)

En décembre dernier à Paris, près de 200 pays ont adopté un accord historique sur le climat. Leur objectif de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport aux températures de la période antérieure à la Révolution Industrielle ne pourra être atteint que si l’empreinte carbone est réduite à zéro d’ici 2050. Cette trajectoire va nécessairement impliquer des modifications des fonctionnements à tous les niveaux de l’économie et à travers tous les secteurs.

« Les nouveaux fonctionnements destinés à réduire l’empreinte carbone seront bénéfiques à plus d’un titre, et leur mise en place va requérir de gros efforts, » souligne Mathis Wackernagel, co-fondateur et PDG de Global Footprint Network. « La bonne nouvelle est que les technologies actuelles suffisent à effectuer la transition, et que les avantages issus de ces transformations excèderont les coûts. On pense, bien sûr, à l’épanouissement de secteurs émergents comme les énergies renouvelables, ainsi qu’à la réduction des risques et des coûts associés à l’impact du changement climatique sur les infrastructures inadaptées car dépendantes des énergies fossiles. »

« La seule ressource qui nous fasse véritablement défaut aujourd’hui est la volonté politique, » a-t-il ajouté.

Heureusement, certains pays relèvent déjà le défi. Par exemple, les énergies renouvelables ont alimenté 97% de la demande électrique au Costa Rica au cours des trois premiers mois de l’année. Le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi atteint récemment de nouveaux seuils en matière de capacité énergétique issue de sources renouvelable, puisque celle-ci a pu assurer 100% de la demande pendant plusieurs minutes d’affilée—voire plusieurs jours dans le cas du Portugal. Sur un autre créneau, le gouvernement chinois cible une réduction de 50% de la consommation de viande en Chine avec l’intention affichée d’éliminer, d’ici 2030, 1 milliard de tonnes CO2 causés par la filière alimentaire.

« L’Accord de Paris sur le climat est la déclaration officielle la plus forte jamais prononcée à ce jour sur la nécessité de réduire l’empreinte carbone. Au final, effondrement ou stabilité est une question de choix, » a déclaré Wackernagel. « Nous ne pouvons encourager avec assez de vigueur les pays, les villes et les individus d’agir vite et avec audace pour que les objectifs de Paris deviennent une réalité tangible. »

 

 

A propos de Global Footprint Network:

Global Footprint Network est un institut d’études international spécialiste du développement durable. Sa mission est de placer les contraintes écologiques au coeur des décisions gouvernementales grâce à l’Empreinte Ecologique, un outil de gestion des ressources naturelles qui mesure combien de ressources sont disponibles, combien l’humanité consume et qui consomme quoi.

Catégories: Communiqués de Presse, Ecologie et Environnement, International
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