L’Equateur est sur la bonne voie pour remplir son objectif du Millénaire pour le développement de réduire de moitié la souffrance liée à la faim (malnutrition) entre 1990 et 2015, selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui remarque dans un rapport que celle-ci a baissé dans le pays de 26,4% en 1990 à 16,3% en 2013.

« Les chiffres parlent d’eux-mêmes, tous les pays ne peuvent pas montrer un taux de réduction aussi importants de la faim, que ceux montrés par l’Equateur dans l’étude », a déclaré Pedro Pablo Peña, représentant de la FAO en Equateur, dans une interview publiée samedi dans le Lien Citoyen, rapport hebdomadaire de travail du gouvernement équatorien.

« L’édition 2013 du Panorama de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Amérique latine et dans les Caraïbes montre que ces dernières années, la région a maintenu une trajectoire positive de la croissance économique et de la protection sociale, dans un contexte où les économies des pays industrialisés ont connu la crise, et des taux de croissance généralement faibles », dit le rapport de l’organisation internationale.

« Si l’on redouble d’efforts et que cette tendance positive aux plans économique et social se maintient, il est possible de penser que la génération actuelle d’habitants d’Amérique latine et des Caraïbes soit la première dans l’histoire à laisser derrière elle la faim et la malnutrition », ajoute le rapport.

L’Amérique du Sud est le premier producteur de denrées alimentaires, et la région produit 2 900 calories par habitant et par jour, ce qui démontre qu’en termes de disponibilité, elle couvre largement les besoins alimentaires de sa population.

« Ces indicateurs montrent, une fois de plus, que la faim dans notre région n’est pas principalement un problème de disponibilité ou de production, mais surtout d’accès à la nourriture, de revenus insuffisants pour couvrir les frais d’une alimentation adéquate », contextualise le rapport, « raison pour laquelle la sécurité alimentaire est inextricablement liée au fait de vaincre la pauvreté et l’inégalité », poursuit-il.

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré à l’ouverture d’une rencontre internationale de jeunes à Quito, samedi dernier, que « dépasser la pauvreté est le plus grand impératif moral de la planète, en effet pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la pauvreté n’est pas le résultat de la rareté des ressources, de facteurs naturels, de grandes famines, mais est le résultat de systèmes injustes, exclusifs ».

En Amérique latine et dans les Caraïbes, 47 millions de personnes souffrent de la faim, bien que le chiffre se soit réduit à trois millions au cours des trois dernières années.

Les chiffres régionaux sont comparables avec la réduction de la faim dans le monde. La FAO estime qu’actuellement, 842 millions de personnes souffrent de la faim sur la planète, le chiffre est inférieur aux 878 millions enregistrés trois ans plus tôt. La population mondiale actuelle est de 7,1 milliards.

Sources de l’article : http://www.andes.info.ec/fr/noticias/lequateur-reduit-maniere-significative-taux-malnutrition-affirme-fao.html