Retour sur 2012 : une année de conditions météorologiques extrêmes, de fusillades, de guerres des drones et d’argent sale en politique

10.03.2013 - New York - Democracy Now!

Cet article est aussi disponible en: Anglais

Retour sur 2012 : une année de conditions météorologiques extrêmes, de fusillades, de guerres des drones et d’argent sale en politique
(Crédit image : Image : Pressenza IPA)

 

Pressenza regarde l’année 2012 à travers Democracy Now!

 

Aujourd’hui, revenons sur l’année 2012. Lors de l’élection la plus chère de l’histoire américaine, le président Barack Obama a battu Mitt Romney, obligeant les Républicains à reconsidérer leurs politiques, et notamment celles concernant les femmes et les immigrés. Alors que les candidats des principaux partis à la présidence n’ont pas évoqué le changement climatique dans leurs débats, ce fut une année de conditions météorologiques extrêmes (de la fonte de l’Arctique à l’ouragan Sandy en passant par le typhon dévastateur aux Philippines). On se souviendra également de 2012 pour ses fusillades (d’Aurora dans le Colorado au temple sikh dans le Wisconsin, en passant par l’école élémentaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut). L’assassinat par balles de l’adolescent non-armé Trayvon Martin en Floride a engendré des manifestations nationales après le refus initial par la police d’arrêter le tireur, George Zimmerman. La guerre en Afghanistan des États-Unis est entrée dans sa douzième année, tandis qu’Obama continue d’étendre sa guerre des drones secrète.

 

AMY GOODMAN : Aujourd’hui, revenons sur l’année 2012. Lors de l’élection la plus chère de l’histoire américaine, le président Barack Obama a battu Mitt Romney, obligeant les Républicains à reconsidérer leurs politiques, et notamment celles concernant les femmes et les immigrés. Alors que les candidats des principaux partis à la présidence n’ont pas évoqué le changement climatique dans leurs débats, ce fut une année de conditions météorologiques extrêmes (de la fonte de l’Arctique à l’ouragan Sandy en passant par le typhon dévastateur aux Philippines). On se souviendra également de 2012 pour ses fusillades (d’Aurora dans le Colorado au temple sikh dans le Wisconsin, en passant par l’école élémentaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut). L’assassinat par balles de l’adolescent non-armé Trayvon Martin en Floride a engendré des manifestations nationales après le refus initial par la police d’arrêter le tireur, George Zimmerman. La guerre en Afghanistan des États-Unis est entrée dans sa douzième année, tandis qu’Obama continue d’étendre sa guerre des drones secrète. Nous allons, aujourd’hui, passer l’heure à revenir sur les moments et les mouvements qui ont façonné 2012.

 

Les unes du 23 janvier 2012 :

 

AMY GOODMAN : La représentante démocrate Gabrielle Giffords de l’Arizona a annoncé qu’elle se retirerait cette semaine du Congrès. Elle avait reçu une balle dans la tête l’année dernière lors d’une fusillade qui avait fait six victimes à Tucson.

 

REP. GABRIELLE GIFFORDS : Merci pour vos prières et pour m’avoir donné le temps de me rétablir. J’ai beaucoup de travail à faire pour mon rétablissement. Ainsi, pour le bien de l’Arizona, je vais quitter mes fonctions cette semaine.

 

Les Irakiens expriment leur colère après l’acquittement en procès des Marines américains accusés du massacre de Haditha (26/01/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Les Irakiens expriment leur colère à propos de la sentence prononcée pour le dernier des Marines américains accusé du massacre de 24 civils irakiens à Haditha en 2005. Mardi, le sergent d’état-major Frank Wuterich a reçu un acquittement.

 

AWIS FAHMI : (traduit) Je m’attendais à ce que les tribunaux américains allaient condamner cette personne à la prison à vie. Il devrait se montrer et confesser devant le monde entier qu’il a commis ce crime, afin que l’Amérique puisse se montrer démocratique et juste.

 

« Où sont les femmes ? » : Des législateurs quittent une audience sur la contraception après qu’une femme ait été refusée de témoigner (17/02/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Situation spectaculaire hier au Capitol Hill, où plusieurs Démocrates ont quitté une audience du Congrès sur la législation sur la contraception de l’administration Obama. Avant de quitter l’audience, la représentante démocrate de New-York, Carolyn Maloney, a critiqué le panel présent à l’audience, constitué exclusivement d’hommes.

 

REP. CAROLYN MALONEY : Ce que je veux savoir c’est : Où sont les femmes ? Lorsque je regarde ce panel, je ne vois pas une femme qui représente les dizaines de millions de femmes dans le pays qui veulent et qui ont besoin d’une couverture d’assurance pour des services de santé préventive basiques, y compris le planning familial. Où sont les femmes ?

 

AMY GOODMAN : Sandra Fluke, le témoin interdit de s’exprimer à l’audience exclusivement masculine au Capitol Hill hier, nous a rejoints.

 

SANDRA FLUKE : J’étais là, vraiment, pour parler des voix des femmes dont la vie a été bouleversée par cette politique, qui ont été touchées financièrement, émotionnellement et médicalement. Et ce que je voulais que les membres du Congrès et le public entendent, c’était quelle différence cette politique pouvait entraîner dans leur vie. Je voulais parler du contrôle des naissances qui n’est pas accessible partout, des cliniques qui se voient refuser des fonds et qui ferment, et ce n’est pas facile et c’est incroyablement cher.

 

Les unes du 1er mars 2012 :

 

RUSH LIMBAUGH : Que peut-on dire de l’étudiante Susan Fluke [sic] qui est allé devant une commission du Congrès et a dit en gros qu’elle doit être payée pour avoir des relations sexuelles ? Qu’est-ce que ça fait d’elle ? Ça fait d’elle une salope, non ? Ça fait d’elle une prostituée. Elle veut être payée pour avoir des relations sexuelles. Elle a tellement de relations sexuelles, elle ne peut pas se permettre la contraception. Elle veut que vous, moi et les contribuables la payent afin qu’elle ait des relations sexuelles.

 

« Où sont les femmes ? » : les législateurs quittent une audience sur la contraception après qu’une femme ait été refusée de témoigner (17/02/12) :

 

SANDRA FLUKE : Je crois fermement que notre gouvernement doit légiférer par réalité et non par idéologie. Ainsi, si nous ne fournissons pas une couverture contraceptive et des services de santé, cela ne va pas arrêter quiconque d’avoir des relations sexuelles, peu importe s’il devrait ou pas. Et nous devons faire attention au système de santé des femmes et ne pas se soucier de rétablir l’ordre dans leurs valeurs morales.

 

WikiLeaks : Des emails divulgués exposent les travaux internes de la société privée de renseignements Startfor, une « CIA de l’ombre » (28/02/12) :

 

AMY GOODMAN : Le site web de dénonciation WikiLeaks a commencé à publier, selon certaines sources, cinq millions et demie d’emails obtenus à partir des serveurs de Stratfor, une compagnie privée basée aux États-Unis de collecte de renseignements connue de certains comme étant une « CIA de l’ombre ».

 

JULIAN ASSANGE : Aujourd’hui, WikiLeaks commence la divulgation de 5 000 emails évoquant la vie et les mensonges privés des espions privés.

 

Massacre en Afghanistan : des groupes pacifiques appellent à un retrait américain après la mort de 16 civils afghans par un sergent de l’armée américaine (12/03/12) :

 

AMY GOODMAN : Un sergent de l’armée américaine est en garde à vue après avoir participé à une fusillade dans le sud de l’Afghanistan, tuant 16 civils, dont neuf enfants.

 

KATHY KELLY : Je pense que les États-Unis et les autorités militaires aimeraient caractériser ce massacre d’exceptionnel, une sorte de cas isolé. Mais je pense qu’en réalité, cela résume en quoi consiste la présence des États-Unis en Afghanistan.

 

Les unes du 19 mars 2012 :

 

AMY GOODMAN : La police de Sanford, en Floride, a communiqué une série d’enregistrements d’appels d’urgence de la nuit où un jeune adolescent noir non-armé du nom de Trayvon Martin a été tué par balle par un capitaine de surveillance de quartier auto-proclamé.

 

GEORGE ZIMMERMAN : Ce type a l’air de préparer un mauvais coup, ou bien il a pris des drogues ou quelque chose. Il pleut et il ne fait que tourner en rond, regardant autour de lui.

 

RÉPARTITEUR D’URGENCE : Avez-vous vu ce qu’il portait ?

 

GEORGE ZIMMERMAN : Ouais, un sweat à capuche sombre, genre gris et, ou bien des jeans, ou bien un pantalon de survêt et des chaussures de tennis blanches.

 

RÉPARTITEUR D’URGENCE : Le suivez-vous ?

 

GEORGE ZIMMERMAN : Ouais.

 

RÉPARTITEUR D’URGENCE : OK, nous n’avons pas besoin que vous fassiez cela.

 

« Un lynchage moderne » : L’indignation grandit suite à l’assassinat de Trayvon Martin par un surveillant de quartier (20/03/12) :

 

RÉV. GLENN DAMES : Ceci est du lynchage moderne. Et nous avons décidé de ne pas accepter ce que Langston Hughes appelait « un étrange fruit pendu à un arbre », ce qui représentait bien sûr des Afro-américains pendus à cette époque à des arbres, en public, sous de grandes huées. Et donc, aujourd’hui, nous nous assurons que ceci ne se reproduise pas en 2012.

 

Ben Jealous du NAACP : La justice pour Trayvon Martin commence par l’arrestation du tueur et le renvoi du chef de police (22/03/12) :

 

SABRINA FULTON : Notre fils n’avait commis aucun crime. Notre fils est votre fils. Je veux que vous défendiez la justice et ce qui est juste. Il ne s’agit pas d’une affaire entre blanc et noir. Il s’agit d’une affaire entre justice et injustice.

 

Les unes du 26 mars 2012 :

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : Vous savez, si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon. Et, vous savez, je pense qu’ils ont le droit d’attendre de nous de prendre ceci avec le plus grand sérieux et d’obtenir le fin mot de cette histoire.

 

Révélation : au cœur du plus grand centre d’espionnage domestique de la NSA (ou Agence de Sécurité Nationale) à Bluffdale, dans l’Utah (21/03/12) :

 

NERMEEN SHAIKH : Un nouvel exposé dans Wired Magazine a révélé de nouveaux détails concernant la façon dont l’Agence de Sécurité Nationale a construit sans faire de remous le plus grand centre d’espionnage du pays à Bluffdale, dans l’Utah, en tant que partie d’un programme secret de surveillance de la NSA du nom de code « Stellar Wind » (vent stellaire en français).

 

JAMES BAMFORD : Ainsi, vous avez cette agence imposante qui collecte des montagnes d’informations chaque jour grâce aux satellites, en exploitant des câbles sous-marins, en utilisant des liaisons hertziennes, ainsi qu’en mettant sur écoute les téléphones portables et en récupérant des données de votre ordinateur, des liens d’email et ainsi de suite. Et ensuite, elle doit stocker ces informations quelque part, et c’est pourquoi ils ont construit Bluffdale.

 

Alors qu’un grand jury innocente le policier de White Plains dans la mort de Kenneth Chamberlain, une nouvelle vidéo montre le raid meurtrier (04/05/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Nous commençons l’émission d’aujourd’hui avec les dernières nouvelles concernant la mort de Kenneth Chamberlain Sr., le vétéran afro-américain de 68 ans qui a été tué dans sa propre maison en novembre par un officier de police de White Plains, dans l’État de New-York.

 

Exclusivité : Le policier responsable de la mort de l’ex-Marine Kenneth Chamberlain identifié et condamné dans une affaire de racisme en 2008 (05/04/12) :

 

KENNETH CHAMBERLAIN JR. : Un matin, mon père a accidentellement actionné son bracelet d’urgence. Les policiers, ceux de White Plains, sont arrivés à la maison soi-disant pour effectuer un contrôle médical afin de voir s’il allait bien. Il leur a dit qu’il allait bien mais ils ont insisté pour qu’il ouvre la porte. Quand mon père a dit qu’il connaissait ses droits et qu’il n’avait pas à ouvrir la porte, ils ont commencé à frapper à la porte pendant une heure, jusqu’à ce qu’ils l’ont brisé, et ils ont tiré sur lui, et ils l’ont tué.

 

Alors qu’un grand jury innocente le policier de White Plains dans la mort de Kenneth Chamberlain, une nouvelle vidéo montre le raid meurtrier (04/05/12) :

 

OPÉRATEUR LIFEAID : Ceci est votre centre d’aide de LifeAid, M. Chamberlain. Avez-vous besoin d’aide ?

 

KENNETH CHAMBERLAIN SR. : Oui, c’est une urgence ! J’ai le département de police de White Plains qui frappe à ma porte, et je ne les ai pas appelés, et je ne suis pas malade.

 

JUAN GONZÁLEZ : La vidéo de la police montre le moment où la police défonce la porte et tire sur lui au taser.

 

AMY GOODMAN : Vous pouvez voir en fait l’électricité frapper Kenneth Chamberlain. La vidéo s’arrête à ce moment-là. En quelques minutes, Kenneth Chamberlain a été tué par la police.

 

Les unes du 2 avril 2012 :

 

AMY GOODMAN : La leader birmane pro-démocratie Aung San Suu Kyi a, selon les premiers résultats, gagné sa première campagne pour le parlement, après avoir passé les 20 dernières années en résidence surveillée et en détention.

 

Aung San Suu Kyi : Nous espérons que ceci sera le début d’une nouvelle ère où l’accent sera davantage mis sur le rôle des personnes dans la politique quotidienne de notre pays.

 

Les unes du 3 avril 2012 :

 

Amy Goodman : Lundi, un tireur a ouvert le feu dans une université chrétienne à Oakland, en Californie, tuant au moins sept personnes et blessant trois autres. Ce fut la plus grande tuerie perpétrée dans une école américaine depuis le massacre de Virginia Tech en 2007. Les meurtres ont eu lieu à l’Université Oikos, une université affiliée à une église américano-coréenne.

 

TÉMOIN : Il s’est levé dans la classe et a commencé à tirer ; il a tiré sur un gars au niveau de la poitrine, puis a descendu une autre personne. Et après, voyez, il a commencé à tirer comme un fou.

 

Les unes du 4 avril 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le président Obama a accusé les Républicains de favoriser les riches avec un plan budgétaire, je cite, « radical », qui vise à faire des coupes budgétaires dans des programmes populaires.

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : C’est un cheval de Troie. Déguisé en plan de réduction des déficits, il s’agit en réalité d’une méthode pour imposer une vision radicale à notre pays. Il s’agit d’un darwinisme social à peine voilé.

 

Les unes du 9 avril 2012 :

 

AMY GOODMAN : Des centaines de personnes se sont rassemblées à Athènes, en Grèce, pour assister aux funérailles de Dimitris Christoulas, ce pharmacien à la retraite de 77 ans qui s’est suicidé avec une arme près du Parlement grec la semaine dernière après avoir écrit une note qui accusait la crise économique de l’avoir poussé au suicide. Sa fille, Emi, s’est exprimée lors de ses funérailles et évoque un geste « profondément politique ».

 

EMI CHRISTOULAS : (traduit) Tu trouvais inacceptable le fait qu’ils aient tué notre liberté, notre démocratie, notre dignité. Tu trouvais inacceptable le fait qu’ils aient serré le nœud rude de l’austérité économique et de l’apartheid autour de nous, jusqu’à l’acte inacceptable d’abandon de notre indépendance et des clés de notre pays. C’était inacceptable pour toi que la Grèce ne reconnaissait plus ses enfants et que ses enfants ne reconnaissaient plus leur propre pays. Tu trouvais la bestialité du capitalisme inacceptable, ce capitalisme qui s’est infiltré dans nos vies et que personne n’a essayé d’arrêter. Puis tu as pris la décision : devenir la peur, la mort, le souvenir, la tristesse de nos vies ruinées.

 

Les unes du 12 avril 2012 :

 

AMY GOODMAN : Quarante-six jours après l’assassinat de l’adolescent afro-américain non-armé Trayvon Martin, George Zimmerman a été détenu en prison et accusé de meurtre au second degré en Floride.

 

ANGELA COREY : Laissez-moi souligner le fait que nous n’intentons pas une action en justice par pression populaire ou par pétition. Nous intentons une action en justice sur la base d’un fait commis, et selon les lois de l’Etat de Floride.

 

Exclusivité : Le dénonciateur de l’Agence de Sécurité Nationale William Binney à propos de la surveillance étatique en croissance (20/04/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : William Binney, dénonciateur de l’Agence de Sécurité Nationale, nous a rejoints pour une interview nationale exclusive.

 

WILLIAM BINNEY : Après le 11 septembre, toutes les barrières ont disparu pour la NSA, et ils ont décidé (entre la Maison Blanche, la NSA et la CIA), ils ont décidé d’éliminer toutes les protections des citoyens américains et de rassembler des données au niveau national. Ainsi, ils ont commencé à rassembler à partir d’une société commerciale (celle que je connais a participé à en fournir plus de 300), probablement en moyenne 320 millions d’enregistrements de communication entre deux citoyens américains à l’intérieur du pays.

 

EXCLUSIVITÉ : Mumia Abu-Jamal parle depuis sa prison de la vie après le couloir de la mort et de sa quête de liberté (25/04/12) :

 

AMY GOODMAN : Nous allons interrompre ce programme, car maintenant nous venons de recevoir un appel de Mumia Abu-Jamal depuis la prison de Pennsylvanie. Mumia Abu-Jamal nous parle pour la première fois depuis sa sortie du couloir de la mort.

 

OPÉRATEUR : Cet appel provient de l’Institution correctionnel d’État de Makaney et est soumis à un contrôle et à un enregistrement.

 

MUMIA ABU-JAMAL : Vous m’avez probablement entendu parler de la vie comme d’un « lent couloir de la mort ». Cela sonne un peu dramatique, mais il s’agit bien plus d’une vérité que d’une hyperbole. Car, voyez-vous, vous avez en Pennsylvanie la plus grande population, ou du moins l’une des plus grandes populations, dans l’état, de « lifers »… en fait des jeunes condamnés à perpétuité. Et en Pennsylvanie, il n’y a pas de gradation, vous savez, tous les lifers sont des lifers, et ceci est pour leur vie entière. C’est un lent couloir de la mort, pour être précis. Et lorsque vous voyez, comme moi, aller à la soupe ou à un repas et voir ce que j’appelle la « marche de millions d’hommes en fauteuil », ça vous fait un choc. Vous savez, vous vous levez le matin et il y a 30 ou 40 personnes qui y vont par la ligne pour handicapés, et ils sont en fauteuil roulant. Et bien que certains soient jeunes, la plupart sont bien vieux. À perpétuité veut vraiment dire à perpétuité en Pennsylvanie.

 

Les unes du 10 mai 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le Président Obama a publiquement déclaré son soutien au mariage homosexuel, devenant ainsi le premier président à le faire.

 

L’auteur dramatique Tony Kushner salue le soutien d’Obama au mariage homosexuel : « J’ai senti la Terre bouger » (10/05/12) :

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : À un certain moment, j’en ai conclu que pour moi, personnellement il est important d’aller de l’avant et d’affirmer qu’à mon avis, les couples homosexuels devraient pouvoir se marier.

 

AMY GOODMAN : Tony Kushner, le célèbre dramaturge, scénariste et activiste pour les droits des homosexuels, nous a rejoints.

 

TONY KUSHNER : Il est étonnant de voir au fil des ans le progrès, lent mais continu, des droits pour le mariage et, de manière générale, de l’émancipation de la communauté LGBT. Et ceci à un rythme bien plus rapide que je l’avais anticipé, honnêtement.

 

Le journaliste et partie civile Chris Hedge salue un jugement « monumental », bloquant la détention illimitée de la NDAA (17/05/12) :

 

AMY GOODMAN : Mercredi, un juge fédéral a retoqué une partie d’une loi controversée, signée par le président Obama, qui donnait au gouvernement le pouvoir de détenir de manière indéfinie toute personne considérée comme suspect terroriste n’importe où dans le monde, sans chef d’accusation ou procès, y compris des citoyens américains.

 

« Pas de travail, pas de courses, occupons partout » : un spécial 1er mai sur OWS (Occupy Wall Street), l’immigration, les manifestations syndicales (01/05/12) :

 

AMY GOODMAN : Chris Hedge est avec nous, membre émérite du National Institute, ancien correspondant à l’étranger pour le New-York Times. Parmi ses œuvres, « Why I sue Barack Obama » (Pourquoi je poursuis Barack Obama en justice). Il poursuit en justice l’administration à propos de la National Defense Authorization Act ou NDAA (Acte d’autorisation de la défense nationale en français).

 

Le journaliste et partie civile Chris Hedge salue un jugement « monumental », bloquant la détention illimitée de la NDAA (17/05/12) :

 

CHRIS HEDGE : En substance, cet arrêt invalide cette clause, Section 1021, qui permet au gouvernement américain d’utiliser la force militaire pour arrêter des citoyens américains, les priver d’un procès en règle, et de les détenir dans des complexes militaires, y compris dans nos colonies pénales à l’étranger jusqu’à, et selon les termes de cette clause, la fin des hostilités. Ainsi, tout ceci est monumental, car elle rejette tout le processus. Elle a invalidé la loi. Ce fut une décision courageuse… je crois, une sage décision, vraiment.

 

Les unes du 21 mai 2012 :

 

AMY GOODMAN : À la fin de la marche de Dimanche, les Vétérans d’Irak contre la guerre ont tenu une cérémonie où près de 50 vétérans se sont défaussés de leurs médailles de guerre en les lançant en direction du sommet de l’OTAN.

 

« Pas d’OTAN, pas de guerre » : des vétérans d’Irak et d’Afghanistan américains renvoient leurs médailles de guerre au sommet de l’OTAN (21/05/12) :

 

MAGGIE MARTIN : Mon nom est Maggie Martin. J’étais sergent dans l’Armée. J’ai fait deux missions en Irak. Aucune médaille, aucun ruban ou drapeau ne pourra couvrir toute la souffrance humaine causée par ces guerres. Nous ne voulons pas de cette merde. Nous voulons nos droits humains. Nous voulons notre droit de guérir.

 

SCOTT OLSEN : Mon nom est Scott Olsen. J’ai apporté avec moi aujourd’hui… Aujourd’hui j’ai apporté avec moi ma médaille de guerre globale contre le terrorisme, ma médaille de l’opération Liberté irakienne, ma médaille de la défense nationale et ma médaille de bonne conduite du corps des Marines. Ces médailles, auparavant, me rendaient fier de ce que j’avais fait. Elles me faisaient sentir que j’avais fait une bonne chose. Et puis je suis revenu à la réalité, et je n’en veux plus maintenant.

 

Les vétérans de l’armée américaine se joignent à Afghans pour la paix dans leur marche anti-guerre au sommet de l’OTAN à Chicago (21/05/12) :

 

SURAIA SAHAR : Mon nom est Suraia Sahar. Je représente Afghans pour la paix. Nous sommes un mouvement pacifique mondial géré par des Afghans qui lutte contre l’occupation et la guerre en Afghanistan. Et nous sommes ici pour protester contre l’OTAN et pour appeler tous les représentants de l’OTAN à mettre un terme à cette guerre inhumaine, illégale et barbare contre notre patrie et notre peuple.

 

Les unes du 29 mai 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le New York Times rapporte que le Président Obama gère personnellement une, et je cite, « liste à tuer », contenant les noms et photos d’individus ciblés pour assassinat dans la guerre secrète des drones américains. Selon le New York Times, Obama autorise chaque assassinat ciblée au Yémen et en Somalie et les frappes plus complexes ou risquées au Pakistan.

 

Une étude montre que les frappes américaines de drones au Pakistan manquent des cibles militantes et « terrorisent » les civils (26/09/12) :

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : Je veux m’assurer que les gens comprennent que, en réalité, les drones n’ont engendré que peu de décès parmi les civils. Pour la plupart d’entre elles, ce furent des frappes d’une grande précision contre Al-Qaeda et ses alliés. Et nous faisons attention dans la manière de gérer cette affaire.

 

SURVIVANT D’UNE ATTAQUE DE DRONES : (traduit) C’était le Ramadan. Nous étions sur le point de rompre notre jeûne avec les enfants. Nous avons pris un morceau et dit nos prières. Les enfants venaient de commencer à manger quand le missile a frappé. Mes deux enfants et moi étions dehors, mais tout le monde à l’intérieur a été tué. Trois personnes ont été tuées : mon frère, son fils et mon beau-frère.

 

Obama vante la fin de la guerre en Afghanistan, mais les critiques voient, en cette année électorale, un déguisement pour une occupation prolongée (02/05/12) :

 

MEDIA BENJAMIN : Combien de personnes voulez-vous sacrifier ? Pourquoi mentez-vous au peuple américain et ne dites-vous pas combien d’innocents ont-été tués ?

 

MODÉRATEUR : Merci beaucoup, madame, pour avoir exprimé votre point de vue. Il y aura du temps pour d’autres questions et réponses après la présentation.

 

MEDIA BENJAMIN : Je parle au nom de Tariq Aziz, un garçon de 16 ans du Pakistan, qui a été tué parce qu’il voulait se documenter sur les frappes de drones. Je parle au nom d’Abdulrahman al-Awlaki, un garçon de 16 ans né à Denver, tué au Yémen, juste parce que son père était quelqu’un que nous n’aimions pas.

 

Les unes du 29 mai 2012 :

 

AMY GOODMAN : D’autres nouvelles de Syrie où, selon certains rapports, le jeune cinéaste syrien Bassel Shahade a été tué lundi dans la ville de Homs. Bassel est apparu dans Democracy Now ! en décembre. À l’époque, il avait demandé à ce que nous n’utilisions que son prénom pour des raisons de sécurité.

 

BASSEL SHAHADE : La violence dans la ville de Homs est telle… de ce que j’ai vu là-bas la semaine dernière, elle est telle que cela menace de tourner presque en guerre civile. Une répression sévère sur la ville, punissant les zones de rébellion et tuant les civils, force les habitants à former une sorte de résistance armée face aux forces du régime.

 

Le journaliste vétéran envoyé au Proche-Orient Charles Glass à propos de la violence en Syrie et de la probabilité d’une intervention militaire (30/05/12) :

 

Amy Goodman : Pour en savoir plus, nous en discutons avec Charles Glass, journaliste primé, auteur, présentateur TV, spécialisé dans le Moyen-Orient, qui vient d’arriver de Syrie le mois dernier.

 

Charles Glass : Les massacres de Houla et de Taldou sont une indication claire de l’urgence qui existe pour trouver… pour forcer les deux camps dans ce conflit, l’opposition et le régime, à négocier un accord qui, à terme, signifierait probablement un changement de régime, mais en tout cas une transition. En l’absence de laquelle, vous allez voir les Russes armer le gouvernement ; vous allez voir les Saoudiens, les Qataris et probablement les États-Unis et la Turquie, armer l’opposition, ce qui ne ferait qu’exacerber la guerre civile. Et si l’on se souvient des guerres civiles en Irak et au Liban, i y aura plus de massacres.

 

AMY GOODMAN : Après la pause, nous continuerons notre regard de 2012 de Democracy Now ! Pour obtenir une copie de l’émission entière d’aujourd’hui, vous pouvez vous rendre sur notre site internet à democracynow.org.

 

[pause]

 

AMY GOODMAN : « At Last », de la célèbre chanteuse de blues Elta James, décédée le 20 janvier 2012 à l’âge de 73 ans. Vous êtes sur Democracy Now !, democracynow.org, le rapporteur de paix et de guerre. Je suis Amy Goodman et ceci est la rétrospective de 2012.

 

Les unes du 6 juin 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a survécu à un scrutin historique plus d’un an après avoir lancé une campagne controversée contre les travailleurs du secteur public de l’État.

 

SCOTT WALKER : Ce soir, nous disons au Wisconsin, à notre pays et aux gens à travers le monde que les électeurs veulent vraiment des leaders qui se tiennent debout et prennent des décisions difficiles.

 

Salué par le parti républicain mais injurié par les travailleurs, le gouverneur du Wisconsin exterminateur de syndicats Scott Walker conspué à Tampa (27/08/12) :

 

DANIELLE VILLAREAL : Lors de cet évènement, en particulier, nous attendions que le gouverneur Walker vienne s’exprimer, et nous avons déroulé une bannière qui disait « Walker a un bacille de Koch ». Koch s’épelle K-O-C-H. Walker représente cette figure nationale exterminatrice de syndicats qui a complètement tort. Il a tort de dire que les syndicats sont en quelque sorte le fléau de la société, alors qu’en fait ils en sont la colonne vertébrale.

 

Épidémie de suicide chez les militaires : les soldats américains meurent davantage du suicide que sur le champ de bataille (13/06/12) :

 

NERMEEN SHAIKH : De nouveaux chiffres montrent que le taux de suicide chez les militaires est en passe d’atteindre un nouveau pic. Le Pentagone a annoncé qu’il y a eu au moins 154 suicides parmi les troupes en activités en date de jeudi dernier, soit près d’un suicide par jour.

 

AARON HUGHES : Tous les jours dans ce pays, 18 vétérans se suicident. Dix-sept pour cent des personnes qui servent en Afghanistan, mes frères et sœurs, sont sous psychotropes.

 

Rep. Luis Gutierrez : Dans la décision d’Obama sur la déportation, l’activisme sur l’immigration à long terme « a été récompensé » (18/06/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Dans une décision politique de grande ampleur, le Président Obama a annoncé vendredi que son administration allait arrêter de déporter des centaines de milliers de jeunes sans-papiers dont leurs parents les avaient faits venir aux États-Unis.

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : Il y a des jeunes gens qui étudient dans nos écoles. Ils jouent dans nos quartiers. Ils sont amis avec nos enfants. Ils font serment d’allégeance à notre drapeau. Ils sont américains dans leur cœur, dans leur tête, dans tous leurs gestes sauf à un endroit… sur papier. Maintenant soyons clairs. Ceci n’est pas une amnistie. Ceci n’est pas une immunité. Ceci n’est pas un chemin vers la citoyenneté. Ceci n’est pas une résidence permanente. Ceci est une mesure temporaire palliative.

 

Après des années de luttes, les activistes pro-DREAM Act saluent une victoire monumentale pour les immigrés vivants dans la peur (18/06/12) :

 

LORELLA RAELI : Je pense que ceci va redéfinir le mouvement pour les droits des immigrés, et je crois que nous menons l’action maintenant. Vous savez, maintenant nous… nous sommes inarrêtables. Et je crois que notre travail, notre responsabilité envers notre communauté, envers nos parents, envers les adultes, est de continuer dans notre tâche, de trouver des solutions permanentes ; mais je crois, de responsabiliser réellement la population adulte dans ce pays. Quand je m’adressais aux communautés latinos et immigrantes, ils me disaient « ilegal ». Et je leur disais : « ne comprenez-vous pas que vous êtes en train d’être assimilés quand vous dites ça ? » Et ainsi, nous essayons plus que tout de nous battre en faveur des « Américains sans papiers », des Américains dans tous les sens du terme. Et je crois que l’Amérique est prête pour ça.

 

Bill McKibben de 350.org à propos des feux dans le Colorado, de l’ouragan Debby, de Keystone XL et de l’échec de Rio 20+ (27/06/12) :

 

BILL MCKIBBEN : Aujourd’hui fait partie de ces jours où vous comprenez à quoi les premiers temps de l’ère du réchauffement climatique vont ressembler. Nous avons eu la première… pour la première fois dans l’histoire, nous avons eu à subir la quatrième tempête tropicale de l’année avant juillet. L’ouragan Debby fait pleuvoir des quantités record d’eau sur une bonne partie de la Floride. Le total des précipitations pourrait atteindre 600 mm. Pendant ce temps, dans le Colorado, ils ont évacué non seulement une partie de l’Air Force Academy, mais ils viennent d’évacuer, et c’est vraiment ironique, le quartier général du Centre national de recherche atmosphérique situé en dehors de Boulder, ou en tout cas une partie, parce que c’est l’endroit où la plus importante science du climat au monde fonctionne. Nous avons les feux les plus destructeurs de l’histoire du Colorado qui font suite aux températures les plus chaudes jamais enregistrées. Vous pouvez faire le même exercice partout sur la planète aujourd’hui. Voici à quoi ressemble notre planète alors qu’elle commence, et je précise « commence », à se réchauffer.

 

Les unes du 25 juin 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle une semaine après la tenue du vote.

 

MOHAMED MORSI : (traduit) Nous respecterons les accords et le droit international, ainsi que les engagements et les traités signés entre l’Égypte et le reste du monde.

 

Sharif Abdel Kouddous : une élection historique en Égypte emportée par la domination continue du régime militaire (26/06/12) :

 

AMY GOODMAN : Pour parler de la signification de la victoire électorale de Morsi, nous sommes joints par notre correspondant de Democracy Now ! Sharif Abdel Kouddous, de retour du Caire.

 

SHARIF ABDEL KOUDDOUS : Ceci est une victoire significative. Il est le premier président islamiste élu démocratiquement dans le monde arabe, le premier président civil de l’histoire de l’Égypte, et sa victoire marque une victoire sur les restes persistants du régime de Moubarak.

 

Les unes du 29 juin 2012 :

 

AMY GOODMAN : La Cour suprême des États-Unis a validé l’Affordable Care Act, la loi de réforme du système de santé du Président Obama. Le juge en chef John Robert a surpris en approuvant la loi, se joignant ainsi aux quatre membres progressistes de la Cour.

 

PRÉSIDENT BARACK OBAMA : La plus haute cour du pays a parlé. Nous allons continuer à mettre en œuvre cette loi. Et nous allons travailler ensemble à améliorer là où nous le pouvons

 

Michael Moore : La décision de la Cour suprême sur la réforme de santé, une victoire sur le chemin du payeur unique (29/06/12) :

 

MICHAEL MOORE : Laissez-moi parler du positif d’abord. C’est… c’est vraiment une grande victoire pour notre camp, malgré mes doutes concernant cette loi. Elle n’est pas allée assez loin. Elle ne couvre pas tous les Américains. Ceci n’est pas une assurance santé universelle. Néanmoins, la droite vient de subir une sérieuse défaite aujourd’hui.

 

After Election, Mexico Poised for Return of PRI — And Continuation of Deadly U.S.-Fueled Drug War (7/2/12) :

 

AMY GOODMAN :   Nous commençons notre émission d’aujourd’hui au Mexique, où tout laisse à croire que l’ancien parti dirigeant, le PRI, va revenir au pouvoir. Les premiers résultats indiquent que le candidat du PRI, Enrique Peña Nieto, a remporté l’élection présidentielle. En revanche, son principal rival, le gauchiste Andrés Manuel López Obrador, n’a pas reconnu sa défaite.

 

JOHN ACKERMAN : Peña Nieto est vraisemblablement le candidat qui assurera la continuité et la continuation des stratégies de Calderón pour la guerre contre la drogue.

 

Mexican Poet Javier Sicilia Leads U.S. Peace Caravan to Expose Drug War’s Human Toll (5/10/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Javier Sicilia est sur notre plateau.

 

JAVIER SICILIA : C’est une guerre absurde. Les drogues ne sont pas un problème de sécurité nationale, mais de santé publique. Le fait d’avoir transformé un problème de santé publique en un problème de sécurité nationale, ça a créé une guerre ; une guerre absurde qui a causé la perte de nombreuses vies, environ 60 000. Et nous ne savons même pas combien de gens ont disparu.

 

Headlines for July 16, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Aux États-Unis, plusieurs grandes banques se retrouvent soumises à au moins deux enquêtes criminelles, au sujet d’un grand scandale concernant la fixation de taux d’intérêts ; un scandale qui a déjà abouti à des amendes infligées à Barclays, le géant bancaire.

 

Matt Taibbi : Libor Rate-Fixing Scandal “Biggest Insider Trading You Could Ever Imagine” (7/19/12) :

 

MATT TAIBBI : Ils faisaient des échanges à l’encontre de ces informations, dans ce qui était en gros le genre d’opérations d’initiés les plus graves que l’on puisse imaginer.

 

Headlines for July 23, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Ce dimanche, des milliers de gens se sont rassemblés à Aurora (Colorado) pour une manifestation silencieuse en hommage aux victimes de la fusillade qui est survenue dans un cinéma local. Au total : 12 morts et 58 blessés, dont 9 gravement.

 

“Glock” Author Paul Barrett : Aurora Massacre Latest Tragedy to Show Failures of U.S. Gun Laws (7/26/12) :

 

PAUL BARRETT : Juste après le massacre qui venait de se produire, le premier porte-parole du président, questionné sur ce que ce dernier avait l’intention de faire, a répondu d’emblée en disant « Nous souhaitons défendre les droits procurés par le deuxième amendement », et je trouve que c’était vraiment lourd de sens.

 

Fear and Outrage in Wisconsin After 6 Killed at Sikh Temple; Gunman ID’d as White Supremacist Vet (8/6/12) :

 

AMY GOODMAN : Le dimanche matin,  un homme armé est entré dans un temple sikh à Oak Creek (Wisconsin), tuant au moins six personnes et blessant gravement trois autres, avant de se faire abattre par un policier.

 

SECRETAIRE DU TEMPLE SIKH D’OAK CREEK : Nous n’imaginons jamais que ce genre de choses puissent arriver dans notre temple ; les gens viennent ici pour prier, et pour prier pour tout le monde. Mais hélas, cette tragédie est survenue. C’est vraiment triste.

 

Headlines for August 7, 2012 :

 

AMY GOODMAN : L’homme armé était Wade Michael Page, un homme blanc de 40 ans, vétéran de l’armée américaine, et ayant des liens avec des groupes suprématistes blancs.

 

Neo-Nazi Rampage : Army Psy-Ops Vet, White Power Musician ID’d as Gunman in Sikh Temple Shooting (8/7/12) :

 

MARK POTOK : Ce qui s’est passé marque une croissance explosive chez les groupes d’extrême droite, en général. D’ailleurs, nous n’avons jamais assisté à ce genre de croissances. Les groupes suprématistes blancs se sont développés, quoique pas de manière extraordinaire, tandis que d’autres sortes de groupes, que nous appelions « milices » dans les années 90, se sont multipliés à un rythme inimaginable  : on comptait 149 groupes en 2008, et 1 274 l’année dernière, selon nos dernières statistiques.

 

Romney’s Death Squad Ties : Bain Launched with Millions from Oligarchs Behind Salvadoran Atrocities (8/10/12) :

 

AMY GOODMAN : Nous commençons aujourd’hui avec un nouvel examen auquel est soumis le candidat républicain Mitt Romney, au sujet de son passé avec Bain Capital, société de capitaux privés. La dernière controverse concernant Bain porte sur le fait que Romney avait contribué à la fondation de la société, au moyen d’investissements reçus d’élites d’Amérique Centrale liées à des escadrons de la mort à El Salvador.

 

RYAN GRIM : Il n’a pas pu mobiliser des capitaux de sources traditionnelles aux États-Unis. Après quoi il s’est envolé pour Miami et, en 1984, il est allé directement à une banque et a rencontré plusieurs de ces familles qui ont des liaisons avec les escadrons de la mort. Puis il a accepté ce qui était, à l’époque, une très grosse somme d’argent.

 

“An Extreme Choice” : Embracing Ayn Rand, GOP VP Pick Paul Ryan Backs Dismantling New Deal (8/13/12) :

 

MITT ROMNEY : Aujourd’hui est un bon jour pour l’Amérique, et le meilleur est à venir. Accueillons ensemble le prochain président des États-Unis, Paul Ryan. Je suis connu pour faire des erreurs de temps en temps. En le choisissant, lui, je n’ai pas fait d’erreur. Mais je peux vous dire ceci  : il deviendra le prochain vice-président des États-Unis.

 

* PAUL RYAN : Le gouverneur Romney m’a demandé de servir le pays auquel je suis attaché.

 

JOHN NICHOLS : Le plan de Ryan n’équilibrera pas le budget pendant 28 ans. Ce plan ne repose en effet que sur des réductions massives d’impôts pour des gens très, très riches, pour des multinationales ; il commence également par une redistribution des dépenses depuis des programmes de financement tels que Medicare, Medicaid ou Social Security, vers Wall Street et les compagnies d’assurances.

 

The Paul Ryan Vision of America : Ban Abortion, Defund Contraception, Outlaw In Vitro Fertilization (8/13/12) :

 

NICOLE SAFAR : Il compte rendre l’avortement illégal dans tous les cas. Comme il a soutenu le “personhood bill” (projet de loi qui donnerait aux fœtus des droits en tant que personnes individuelles dès la fécondation), nous craignons beaucoup les conséquences que cela pourra avoir sur la fécondation in vitro, sur diverses sortes de contrôle de natalité. C’est une mesure vraiment extrême qui a été rejetée au Mississippi, l’un des Etats les plus conservateurs du pays. Et ça, c’est quelque chose que Ryan, membre du Congrès, considère comme une bonne politique publique pour le pays.

 

Headlines for August 14, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Lundi, une fusillade à College Station (Texas), près de l’université Texas A&M, a causé la mort de trois personnes, dont l’homme armée ; quatre autres sont blessées, au moins une étant dans un état critique. L’auteur de la tuerie, un homme de 35 ans nommé Thomas Caffall, aurait tiré sur un agent de police qui était venu chez lui pour lui présenter un mandat d’expulsion, le tuant ainsi qu’un passant, avant de se faire abattre par la police.

 

Headlines for August 16, 2012 :

 

RICARDO PATIÑO : [en espagnol] Aujourd’hui, nous avons reçu du Royaume-Uni une menace écrite, disant clairement que si l’Équateur refuse de livrer Julian Assange aux Britanniques, ils prendraient d’assaut notre ambassade à Londres.

 

AMY GOODMAN : Le gouvernement de l’Équateur donne aujourd’hui sa décision sur la demande d’asile de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks.

 

RICARDO PATIÑO : Que tout soit bien clair : nous ne sommes pas une colonie britannique. Les temps du colonialisme sont révolus.

 

Headlines for August 20, 2012 :

 

JULIAN ASSANGE : Je demande au président Obama de faire ce qui est juste. Les États-Unis doivent renoncer à la chasse aux sorcières qu’ils ont lancée contre WikiLeaks. Les États-Unis doivent mettre un terme à l’enquête du FBI.

 

Headlines for August 16, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Au Bahreïn, un important militant des droits de l’Homme, a été condamné à trois ans de prison pour avoir participé à des manifestations contre le régime du pays, un régime soutenu par les Etats-Unis. Nabil Rajab, président du Centre bahreïnien des droits de l’Homme, a été placé en détention en juin, après avoir critiqué le gouvernement du Bahreïn sur son compte Twitter et dans des apparitions médiatiques, dont une sur Democracy Now ! en mai.

 

NABIL RAJAB : Nous sommes très contrariés par la position que les Etats-Unis ont pris par rapport au Bahreïn. Nous sommes très contrariés que les Etats-Unis essayent de masquer les crimes et les violations qui sont perpétrés dans tous les pays du Golfe.

 

Pussy Riot Members Sentenced to 2 Years for Anti-Putin Protest; Feminist Rocker JD Samson Responds (8/17/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Information de dernière minute en Russie : trois membres du groupe punk féministe Pussy Riot viennent d’être déclarées coupables de vandalisme, pour avoir organisé une manifestation pacifique dans une église orthodoxe contre le chef d’État russe, Vladimir Poutine.

 

Solidarity Protests Held Worldwide After Russian Court Sentences Pussy Riot Members to 2-Year Term (8/20/12) :

 

“ECUREUIL” : Quand je mets mon masque, je ne me sens pas comme quelqu’un capable de tout. Je suis bien sûr la même personne, mais moi avec ce masque, c’est une autre partie de moi : plus courageuse, plus dans la conviction que ce qu’elle fait est juste, et suffisamment forte pour pouvoir apporter un changement.

 

Todd Akin’s “Legitimate Rape” Comment Sheds Light on Paul Ryan’s Extreme Stance on Abortion (8/21/12) :

 

AMY GOODMAN : Les républicains font monter de plus en plus la pression sur Todd Akin, membre de la Chambre des représentants, pour qu’il mette un terme à sa tentative de faire perdre son siège à la sénatrice démocrate Clair MacCaskill après avoir affirmé que le corps d’une femme peut empêcher la grossesse, en cas de ce qu’il a dénommé un « véritable viol ».

 

TODD AKIN : Si c’est un véritable viol, le corps d’une femme peut trouver un moyen d’arrêter tout le processus. Mais imaginons que pour x raison, ça ne marche pas. Moi, je pense qu’il devrait y avoir une punition, mais c’est le violeur qui devrait être puni et non l’enfant.

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : Un viol reste un viol. Et devoir faire toutes sortes de distinctions sur les types de viol, ça n’a aucun sens aux yeux des Américains, et certainement pas à mes yeux.

 

Daughter of Billionaire GOP Donor Sheldon Adelson Pushes Democracy Now! Staff, Seizes Camera at RNC (8/30/12) :

 

MIKE BURKE : M. Adelson, que pensez-vous du programme de Romney et Ryan ?

 

SHELDON ADELSON : Je n’ai rien à déclarer.

 

MIKE BURKE : Nous essayons de suivre Karl Rove et Sheldon Adelson pendant qu’ils traversent le couloir des chambres.

 

M. Adelson, combien d’argent dépenserez-vous pour cette élection ?

 

AGENT D’ADELSON : Ecoutez, stop !

 

FILLE D’ADELSON : Lâchez-moi !

 

AGENT D’ADELSON : Hé, arrêtez !

 

FILLE D’ADELSON : Lâchez-moi avant que je vous frappe !

 

HANY MASSOUD : Il ne fait que marcher.

 

MIKE BURKE : Je ne l’ai pas touchée. Elle s’est retournée et m’a poussé. Elle vient de prendre notre caméra ! Cette femme a pris notre caméra.

 

Clint Eastwood Delivers Rambling RNC Speech Featuring “Invisible Obama” in Empty Chair (8/31/12) :

 

CLINT EASTWOOD : Et je sais que tu étais contre la guerre en Irak, et ça me va. Par contre, tu étais pour la guerre en Afghanistan. C’est vrai, tu pensais que ça en valait la peine. On n’a pas demandé aux Russes comment ils ont fait pour occuper le pays pendant 10 ans. Mais nous, on l’a envahi, et ça, on devrait tâcher d’y penser.

 

Amy Goodman Questions Top GOP Donor David Koch : Does Concentration of Wealth Subvert Democracy? (8/31/12) :

 

AMY GOODMAN : Hier soir, lorsque David Koch est venu dans la salle du centre de conférences en tant que membre de la délégation de New York, je suis allée à sa rencontre pour lui poser une question.

 

AMY GOODMAN : M. Koch, croyez-vous que la concentration incontrôlée des richesses ébranlera la démocratie ?

 

AGENT DE KOCH 1 : Nous n’acceptons pas d’interviews en ce moment.

 

DAVID KOCH : Je ne vous ai pas entendue. Désolé, je suis sourd d’une oreille.

 

AGENT DE KOCH 1 : Nous n’acceptons pas d’interviews, merci. Nous sommes venus écouter.

 

AMY GOODMAN : Laissez-moi vous reposer la question.

 

AGENT DE KOCH 1 : Nous sommes venus écouter les discours. Merci beaucoup.

 

Backed by Record Campaign War Chest, Romney Accepts GOP Presidential Nomination in Tampa (8/31/12) :

 

MITT ROMNEY : Le président Obama a promis de commencer à freiner la hausse du niveau des océans et de guérir la planète. Moi, je vous promets de vous aider et d’aider votre famille.

 

Undocumented Activists Arrested Outside DNC After Cross-Country Journey for Immigration Reform (9/5/12) :

 

AMY GOODMAN : Jeudi, l’un des premiers actes de désobéissance civile, au cours de la Convention nationale démocrate, a eu lieu mardi, devant le Time Warner Cable Center.

 

ACTIVISTES : No papers, no fear! No papers, no fear! (« Sans papiers et pas effrayés ! »)

 

ROSI CARRASCO : Bonjour. Nous sommes venus demander au président Obama quelle sera sa contribution. Sera-t-il le président ayant expulsé le plus d’immigrés dans toute l’histoire des États‑Unis ? Ou bien reconnaîtra-t-il notre dignité et notre droit d’organiser ? En faisant ce que nous faisons maintenant, nous risquons d’être arrêtés par la police.

 

MARTÍN UNZUETA : Je m’appelle Martín Unzueta. Je suis sans papiers. J’ai vécu 18 ans ici. Je paye des taxes, et j’en paye encore plus que Citibank. Je suis venu parce que nous sommes contre la séparation des familles, contre le programme [287(g)] et contre toute la discrimination de cette société envers notre communauté.

 

AMY GOODMAN :  Democracy Now! fait le bilan de 2012. Pour obtenir un exemplaire de l’émission d’aujourd’hui, vous pouvez-vous rendre sur notre site Web, democracynow.org. Nous nous retrouverons dans quelques instants.

 

AMY GOODMAN : “I Don’t Know” des Beastie Boys, avec Adam Yauch alias MCA. Le musicien, activiste et réalisateur est décédé le 4 mai 2012, alors âgé de 47 ans. Bienvenue sur Democracy Now!, democracynow.org, The War and Peace Report (le communiqué de la guerre et de la paix). Je suis Amy Goodman, et nous faisons une rétrospective de 2012.

 

“Effective Evil” or Progressives’ Best Hope? Glen Ford vs. Michael Eric Dyson on Obama Presidency (9/7/12) :

 

AMY GOODMAN : Nous nous adressons à nos deux invités pour discuter et débattre au sujet du discours et du bilan du président Obama. Nous nous adressons à Michael Eric Dyson.

 

MICHAEL ERIC DYSON : Bien évidemment, les frivolités et les desiderata sont peut-être bien tout ce qu’il y a de plus vrai, comme l’a indiqué M. Ford. Mais en réalité, Obama est un homme politique progressiste, qui a la chance d’être élu aux Etats-Unis. Friedrich Engels ne sera pas le secrétaire au Travail, et Marx ne sera pas le secrétaire du Trésor. Point final.

 

AMY GOODMAN : Et nous retrouvons Glen Ford, en direct de New York.

 

GLEN FORD : Nous disons qu’il est le plus efficace des deux maux, car en tant que démocrate, il est capable d’accomplir plus de choses dans un programme de droite que les républicains. Rappelez-vous : George Bush avait tenté de privatiser le programme Social Security, et ainsi faisant, avait essayé la pire défaite de son mandat en matière de politique intérieure. Et les républicains ne s’en étaient toujours pas remis en 2009. Il a fallu que Barack Obama intervienne pour introduire le modèle d’austérité.

 

Chicago Public Teachers Stage Historic Strike in Clash with Mayor Rahm Emanuel on Education Reforms (9/10/12) :

 

AMY GOODMAN : 29 000 personnes du corps professoral et du personnel de soutien, travaillant dans des écoles publiques, se sont mis en grève après que les chefs de syndicats n’ont pas pu arriver à un accord avec le troisième secteur scolaire le plus grand du pays : cet accord avait pour enjeux des réformes de l’éducation, recherchées par Rahm Emanuel, maire de Chicago.

 

KAREN LEWIS : Nous manifesterons. Nous parlerons aux parents. Nous parlerons au clergé. Nous exigeons un contrat équitable aujourd’hui. Nous demandons un contrat équitable maintenant.

 

Middle East Protests at U.S. Embassies Spread in Uproar over Anti-Muslim U.S. Film (9/13/12) :

 

JUAN GONZÁLEZ : Les manifestations au Yémen et en Egypte suivent le jour où l’ambassade des Etats-Unis à Benghazi, en Libye, a été prise d’assaut. L’ambassadeur Christopher Stevens a été tué au cours de l’assaut, ainsi que trois autres fonctionnaires.

 

Headlines for September 18, 2012 :

 

MITT ROMNEY : 47 % des électeurs voteront pour le président quoi qu’il arrive. Bon, d’accord, il y a donc 47 % qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui s’estiment être des victimes, qui pensent que le gouvernement a la responsabilité de s’occuper d’eux, qui pensent avoir le droit d’être soignés, nourris, logés, tout ce que vous voulez : que c’est leur droit, et que le gouvernement devrait leur donner tout ce à quoi ils ont droit. Et ils voteront pour ce président quoi qu’il arrive…

 

DN! Exclusive : Live from Illinois Where Workers Demand Romney Visit Before Bain Sends Jobs to China (9/20/12) :

 

AMY GOODMAN : « Bienvenue à Bainport, un avant-goût de l’économie selon Romney  », peut-on lire sur l’une des banderoles qui nous accueille dans ce campement de tentes où nous nous trouvons actuellement, deux heures à l’ouest de Chicago entre le Wisconsin et l’Iowa, deux des « swing states » (Etats pivots dans l’élection). Bainport est un campement installé par des ouvriers qui risquent de perdre leur gagne-pain lorsque l’usine d’en face fermera ses portes en novembre, pour être délocalisée vers la Chine, emportant avec elle près de 170 emplois.

 

TOM GAULRAPP : Le conseil d’administration de Bain Capital a pris sa décision. Le CEO de Sensata a pris la sienne. Nous pensons donc que la seule personne au monde capable de sauver ces emplois de la délocalisation est Mitt Romney.

 

Headlines for September 20, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Et un signe récent de l’impact du réchauffement climatique : en Arctique, la glace de mer a fondu jusqu’à atteindre sa plus petite superficie depuis le début du suivi de la fonte.

 

CAROLINE CANNON : Il y a des gens qui dépendent de cet océan Arctique. La fonte de la glace fait peur, car elle fait de nous ce que nous sommes, vous comprenez, c’est vers là que les animaux migrent. Et mes aînés, les aînés de la communauté, dépendent des vitamines et de la nourriture traditionnelle que les océans leur fournissent.

 

Headlines for October 4, 2012 :

 

MITT ROMNEY : Je regrette, Jim. Je vais arrêter de subventionner PBS. Il y a aussi d’autre choses que je vais arrêter. J’aime PBS. J’adore Big Bird. D’ailleurs, je vous aime bien aussi. Mais je ne vais pas continuer à dépenser de l’argent pour ensuite en emprunter à la Chine pour encore payer.

 

Wal-Mart Workers in 12 States Stage Historic Strikes, Protests Against Workplace Retaliation (10/10/12) :

 

NERMEEN SHAIKH : Des manifestations ouvrières historiques contre Wal-Mart,  le plus grand employeur privé des Etats-Unis, s’étendent à 28 magasins dans 12 Etats. Les organisateurs les décrivent ces mouvements comme la première grève ouvrière depuis 50 ans après les débuts du leader de vente au détail.

 

MIKE COMPTON : Je travaille dans un entrepôt de Wal-Mart à Elwood (Illinois). Les conditions y sont épouvantables, particulièrement en matière de sécurité. Notre équipement est en mauvais état, et n’a jamais été réparé. Ils nous font travailler à un rythme tel que nos conditions de travail n’en deviennent que plus risquées. Vous comprenez, on en a finalement eu assez et on a commencé à s’organiser. On a lancé une pétition, simplement pour réclamer des droits fondamentaux. Mais la direction refuse de nous les accorder. Donc là, on peut dire que c’était la goutte qui a fait déborder le vase. On s’est dit que c’en était trop, et donc on s’est mis en grève ce jour-là.

 

Expanding the Debate–Watch Democracy Now!’s Full Three-Hour Special (10/4/12) :

 

AMY GOODMAN : Nous sommes à Denver, au Colorado ; nous diffusions une émission spéciale de Democracy Now!, “Expanding the Debate” (élargir le débat).

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : Ce qui m’inquiète le plus, c’est de pouvoir avoir une discussion sérieuse sur ce qu’il nous faut faire pour que le pays continue de prospérer, et pour rétablir la sécurité pour les Américains qui travaillent dur.

 

MITT ROMNEY : Et donc, mon parcours est transparent. J’en suis fier. Et je pense que si les gens veulent quelqu’un qui comprend le fonctionnement de l’économie, qui a vraiment travaillé dans ce domaine, alors je suis le mieux à même d’affronter Barack Obama.

 

ROCKY ANDERSON : Ces deux partis, les républicains et les démocrates, ont la mainmise sur notre démocratie. Ils privent tous les habitants de ce pays d’élire directement le président ; ils nous refusent notre liberté de choix.

 

DR. JILL STEIN : Nous sommes dans un état d’urgence. Et alors que les enjeux sont si importants, je trouve que réduire au silence la seule et unique voix d’opposition dans cette élection, ce serait une terrible perte pour le peuple américain.

 

AMY GOODMAN : Alors que le président Obama et Mitt Romney se livrent un premier duel, nous allons franchir le mur du son en élargissant le débat, pour inclure deux candidats exclus de la discussion par les deux grands partis. Jill Stein, candidat du Parti vert, et Rocky Anderson, prendront part au débat en temps réel.

 

Texas Landowners Join Environmentalists for Historic Blockade of Keystone XL Tar Sands Pipeline (10/15/12) :

 

ELEANOR FAIRCHILD : Je suis hors de moi. C’est mon terrain, ici.

 

AMY GOODMAN : Nous commençons l’émission d’aujourd’hui au Texas, où une impasse est en préparation pour protester contre la construction de l’oléoduc Keystone XL, qui transporterait du pétrole de sables bitumineux à partir du Canada jusqu’à des raffineries américaines sur la côte du Golfe.

 

ELEANOR FAIRCHILD : Et c’est notre terrain depuis 1983. Notre chez-nous s’y trouve. Ils vont détruire les bois, et ils pourraient bien détruire les sources aussi. C’est juste accablant, mais en même temps, ce n’est pas une bonne chose qu’il y ait des sables bitumineux n’importe où aux Etats-Unis. Il ne s’agit pas que de mon terrain, mais surtout de notre pays tout entier.

 

Headlines for October 17, 2012 :

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : Le gouverneur Romney dit qu’il a un plan en cinq points. Son plan ne tient pas en cinq points mais en un seul point  : faire en sorte que ceux qui sont au sommet bénéficient de règles différentes.

 

MITT ROMNEY : Nous nous sommes tous efforcés de chercher des femmes qui avaient les compétences et les qualifications requises pour devenir membres de notre équipe. Je suis allé voir un certain nombre d’associations de femmes en leur demandant de l’aide pour ma recherche, et elles nous ont apporté des classeurs entiers pleins de femmes.

 

AMY GOODMAN : Jill Stein, candidat du Parti vert à la présidentielle, et Cheri Honkala, candidate pour le poste de vice-présidente, ont été arrêtés jeudi devant l’université Hofstra pour avoir tenté de prendre part au débat présidentiel.

 

DR. JILL STEIN : Nous sommes ici pour tenir bon, pour le peuple américain, qui a été systématiquement gardé en dehors de ces débats, des décennies durant, par la Commission sur les débats présidentiels. Nous pensons que cette commission est totalement illégitime ; qu’elle n’aurait pas lieu d’être si la démocratie prévalait vraiment ; que les débats seraient à ce jour encore menés par la Ligue des électrices ; que les débats seraient ouverts.

 

Headlines for October 29, 2012 :

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : C’est une tempête très grave. Je souhaite faire passer mon message le plus important aux habitants de la Côte Est, la région Mid-Atlantic, vers le nord : vous devez prendre la tempête très au sérieux et suivre les instructions des autorités locales ou de votre Etat, car les autorités vous prodigueront les meilleurs conseils pour ce qui est de faire face à cette tempête dans les jours à venir.

 

“We Need Help” : Battered by Sandy, Desperate Residents of New York’s Far Rockaways Plead for Aid (11/5/12) :

 

ORENA ELWOODS : A l’aide ! On a vraiment besoin d’aide !

 

RESIDANT 1 DES « HAMMEL HOUSES » : Ce dont on a le plus besoin en ce moment, c’est de la lumière. Car avec de la lumière, au moins on peut voir. Quand il fait nuit, il fait tout noir. On ne peut même pas voir ce qu’il y a devant nous.

 

After Sandy, Occupy Movement Re-Emerges as Relief Hub for Residents in Need (11/5/12) :

 

CATHERINE YEAGER : Derrière moi, en ce moment, nous travaillons avec Sandy Relief et Occupy Wall Street. Les gens viennent en voiture pour apporter des tas de vêtements, de nourriture, des boîtes de conserve, des couches, des piles, des lampes de poche, de tout, quoi. Tout ce dont on a besoin là, maintenant.

 

Staten Island Borough President James Molinaro Denounces Red Cross Response to Superstorm Sandy (11/5/12) :

 

JAMES MOLINARO (PRESIDENT DE L’ARRONDISSEMENT)  : Je n’ai pas vu la Croix-Rouge américaine dans un seul refuge. Je ne l’ai pas vue sur la rive Sud, où les gens sont enterrés chez eux, n’ont rien à manger ni à boire.

 

GOUVERNEUR ANDREW CUOMO : Il faut considérer cela comme un signal d’alarme, et comme une leçon à retenir. Il y a un fait qui a existé depuis longtemps, un fait dont nous avons été inconscients : il s’agit du réchauffement climatique, des conditions météorologiques extrêmes, appelez cela comme vous voudrez ; et il s’agit également du fait que nous y sommes vulnérables. Il y a 10 ans, c’était vrai. Il y a 5 ans, c’était vrai. Aujourd’hui, c’est indéniable.

 

Naomi Klein : Sandy’s Devastation Opens Space for Action on Climate Change and Progressive Reform (11/15/12) :

 

NAOMI KLEIN : Et la vérité à propos du réchauffement climatique, c’est que nous sommes maintenant destinés à subir un certaine hausse de la température globale pendant les années à venir, mais nous n’avons qu’un infime créneau pour tenter d’empêcher un changement catastrophique du climat. Nous avons eu un avant-goût de ce qui va nous arriver : et après en avoir été témoin, ça fait plutôt peur.

 

Headlines for November 7, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Le président Obama a été réélu pour un second mandat, avec une victoire éclatante contre son adversaire républicain, Mitt Romney.

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : Je reviens à la Maison-Blanche plus déterminé et inspiré que jamais par le travail à faire et par l’avenir qui nous attend.

 

AMY GOODMAN : Dans l’une des courses les plus suivies dans le pays, Elizabeth Warren, défenseur des consommateurs, a fait perdre son siège au sénateur républicain Scott Brown dans le Massachusetts.

 

ELIZABETH WARREN : Pour toutes les familles qui ont été blessées, utilisées et accablées, nous allons nous battre pour une égalité des chances et nous allons remettre les gens au travail. Ca, oui ! Voilà ce qu’on va faire.

 

AMY GOODMAN : Les partisans du mariage pour tous a fini jeudi avec quatre victoires sur quatre : les électeurs ont légalisé le mariage homosexuel dans le Maine et le Maryland, ont soutenu le mariage homosexuel dans l’Etat de Washington, et ont rejeté une mesure prévoyant d’interdire le mariage homosexuel dans le Minnesota.

 

Noam Chomsky on Gaza, and the 2 Positives of Election 2012 : The Worst Didn’t Happen — and It’s Over (11/14/12) :

 

AMY GOODMAN : Noam Chomsky est récemment revenu de sa première visite à Gaza.

 

NOAM CHOMSKY : Il est exceptionnel et admirable de voir des gens qui arrivent, d’une manière ou d’une autre, à survivre comme des animaux en cage tout en étant assujettis, au hasard mais constamment, à des châtiments sadiques qui ne visent qu’à les humilier, sans aucun prétexte. En fait, Israël et les Etats-Unis les maintiennent en vie. Ils ne veulent pas les faire mourir de faim. Mais ils ont mis en place un dispositif rendant impossible toute vie digne et convenable.

 

Headlines for November 15, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Israël menace de lancer une invasion terrestre de la Bande de Gaza, après avoir violé un cessez-le-feu informel par une série d’assauts mortels, encore d’actualité. Mercredi, une attaque aérienne israélienne a causé la mort d’Ahmed Jabari, chef de l’aile militaire du Hamas.

 

Live Report from Gaza Hospital : As Civilian Toll Mounts, Israel Again Bombs Palestinian Journalists (11/19/12) :

 

MOHAMMED OMER : Il y a surtout des enfants et des civils, c’est cela, surtout des enfants. Il y a quelques minutes, je viens de voir plus d’enfants qui sont amenés ici, et blessés gravement. L’armée israélienne se sert de sortes d’armes qui brûlent les corps des enfants, et les rend donc difficile à identifier.

 

Palestinian Civilians Bear the Brunt of Unrelenting Bombings in U.S.-Backed Attack on Gaza (11/19/12) :

 

PRESIDENT BARACK OBAMA : Aucun pays au monde ne tolèrerait qu’une pluie de missiles venue de l’extérieur s’abatte sur ses habitants. Nous soutenons donc pleinement le droit d’Israël à se défendre des missiles visant les maisons et lieux de travail, et capables de tuer des civils.

 

Headlines for November 26, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Au moins 118 personnes ont été tuées dans un énorme incendie dans une usine de vêtements au Bangladesh ; beaucoup d’autres personnes ont été blessées. Les victimes auraient fait des heures supplémentaires dans la fabrication de vêtements pour de grands détaillants américains, dont Wal-Mart et Sears, avant que l’incendie ne ravage leur lieu de travail samedi.

 

Massive Fire Kills At Least 118 Factory Workers in Bangladesh at Wal-Mart Supplier (11/26/12) :

 

SCOTT NOVA : En effet, la société Wal-Mart a elle-même découvert des problèmes dans l’usine en 2011 ; des problèmes qui n’étaient mentionnés nulle part dans le rapport publié. Cependant, Wal-Mart n’aurait pris aucune mesure pour les régler. Et bien évidemment, nous avons été témoins des conséquences de cette inaction samedi.

 

Headlines for December 10, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Les discussions à Doha se sont achevées, tandis que le typhon dévastateur aux Philippines continue de faire de plus en plus de morts : près de 650 personnes ont été déclarées mortes, et 900 n’ont toujours pas été retrouvées.

 

“If Not Now, Then When?” : Filipino Negotiator Pleads for Climate Deal After Typhoon Kills 500 (12/7/12) :

 

NADEREV SAÑO : Et je lance un appel urgent, pas en tant que négociateur, pas en tant que chef de ma délégation, mais en tant que Philippin. Je lance un appel au monde entier. Je prie les dirigeants du monde entier de nous ouvrir les yeux sur la réalité pure et simple à laquelle nous sommes confrontés. Je lance un appel aux ministres. L’issue de notre travail ne tourne pas autour de ce que veulent nos maîtres politiques, mais de ce qui est exigé des sept milliards d’êtres humains qui peuplent la planète. Je lance un appel à tous : s’il vous plaît, ne retardons plus, ne trouvons plus d’excuses.

 

Amy Goodman Questions Top U.S. Negotiator on Alleged Obstruction of U.N. Climate Talks in Doha (12/5/12) :

 

AMY GOODMAN : Jonathan Pershing, vous conformez-vous aux souhaits du président Obama ? Et comment répondriez-vous aux groupes de la société civile qui disent que les Etats-Unis sont l’obstacle principal à toute négociation à Doha ?

 

JONATHAN PERSHING : Je n’ai rien à déclarer quant à la première partie de cette question.

 

Headlines for December 10, 2012 :

 

KUMI NAIDOO : Nos gouvernements doivent se rendre compte que cet échec est une trahison envers les peuples de Philippines et du monde entier qui ont subi les conséquences du réchauffement de la planète ces derniers temps, et qui continueront à en subir dans les jours à venir. Mais ici, l’enjeu n’est pas quelque chose d’éthéré qu’on appelle la planète, le climat, l’environnement ; l’enjeu, c’est l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, que nous risquons de gravement compromettre.

 

Headlines for December 12, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Les procureurs fédéraux, de New York et des Etats, ont dévoilé leur règlement d’1,9 milliard de dollars avec le géant bancaire HSBC, en vue d’une grande manœuvre de blanchiment d’argent, menée par les cartels de la drogue ainsi que par d’autres groupes illégaux.

 

Matt Taibbi : After Laundering $800 Million in Drug Money, How Did HSBC Executives Avoid Jail? (12/13/12) :

 

MATT TAIBBI : Aux Etats-Unis, on peut passer un bon bout de temps en prison pour avoir commis toutes sortes d’infractions ridicules : par exemple, pour occuper deux sièges dans le métro de New York, si on s’endort. Dans ce pays, des gens vont en prison tout le temps pour avoir une tige de marihuana dans leur poche ; rien qu’à New York, on compte 50 000 cas de détention de marihuana chaque année. Et là, nous avons une banque qui a blanchi 800 millions de dollars gagné avec la vente de drogue, et pourtant, aucun moyen de mettre un seul des coupables en prison. Ca envoie un message, non seulement au secteur financier, mais aussi à tout le monde.

 

Exclusive : Leonard Peltier Speaks Out from Prison on Denial of Medical Care, Bid for Clemency (12/19/12) :

 

AMY GOODMAN : J’ai eu la chance de pouvoir parler directement avec Leonard Peltier, alors qu’il participait à une conférence organisée par des Amérindiens anciens, par ses avocats et par Pete Seeger.

 

Que feriez-vous si vous étiez libre ?

 

LEONARD PELTIER : Eh bien, je rentrerais probablement chez moi, en assignation à résidence. C’est la seule chose à laquelle je puisse m’attendre, car je ne crois pas qu’Obama va faire comme Bill Clinton et me gracier, il ne le fera pas avant la dernière année de son mandat. Ca ne se fera pas. Je n’y crois vraiment pas. George Bush a signé le Second Chance Act (loi de la seconde chance), qui équivaut à l’assignation à résidence, et donc on essaye de faire promulguer cette loi, pour que je puisse sortir. Comme ça, si j’obtiens cette assignation à domicile,  je pourrai au moins bénéficier de traitements médicaux, car ici, ils ne m’en donnent pas. Vous comprenez, ils ne vont pas m’en donner. C’est tout.

 

Lessons from New Town, AUS for Newtown, USA : Will New Thinking Lead to New Laws? (12/20/12) :

 

AMY GOODMAN : Le choc initial du récent massacre par arme semi-automatique s’est estompé, mais le chagrin général ne fait que grandir. Maintenant, les enterrements se font à un rythme journalier. Il ne faudra pas 27, mais 28 enterrements : l’auteur du massacre de Newtown (Connecticut), Adam Lanza, s’est ôté la vie après avoir abattu sa mère chez lui, puis après avoir tué 20 enfants âgés de 6 et 7 ans, et 6 femmes de l’école primaire Sandy Hook qui avaient essayé de les protéger.

 

“We Have to Do Something” : Rep. Carolyn McCarthy on the Growing Push for Gun Control After Newtown (12/19/12) :

 

 JAY CARNEY (ATTACHE DE PRESSE A LA MAISON-BLANCHE) : Je suis sûr qu’il y a, ou plutôt qu’il y aura, un jour pour discuter dans le style des débats politiques de Washington. Mais je ne pense pas que ce soit pour aujourd’hui.

 

REP. CAROLYN McCARTHY : Dès que la conférence de presse était terminée, j’ai appelé la Maison-Blanche. Nous avons subi trop de fusillades comme ça. Et tout le monde dit : « Vous ne devez rien dire, ne dites rien ». Eh bien, nous aurions dû parler de ça dès la fusillade de Columbine. Nous aurions dû en discuter ces dernières années, au sujet de Gabby Giffords dans la fusillade de Tucson. J’étais persuadée que nos collègues verraient la vérité en face : il y a trop d’armes à feu dans la rue. Et les armes que nous recherchons, si vous examinez les récentes fusillades, ce sont des armes d’assaut avec les gros chargeurs. Donc cette fois-ci, j’ai refusé de me taire. Cette fois-ci, j’ai dit : « Non, je vais aller dehors et commencer à parler aux gens. »

 

“We Have to Do Something” : Rep. Carolyn McCarthy on the Growing Push for Gun Control After Newtown (12/19/12) :

 

NERMEEN SHAIKH : Jeudi, Andrei Nikitchyuk de Newtown (Connecticut) a parlé à Washington dans un évènement organisé par la campagne Brady pour la prévention de la violence armée. Lors de la fusillade de Sandy Hook la semaine dernière, son fils de huit ans avait été entraîné dans une salle de classe par un professeur et a pu rester sain est sauf.

 

ANDREI NIKITCHYUK : Je suis un immigré. Cela fait 22 ans que j’ai vécu dans ce pays. Et on peut dire que j’ai eu ces convictions-ci : « les Etats-Unis ont une relation de longue date avec les armes à feu, elles font partie de leur histoire ; les détenteurs d’armes et les personnes qui manient des armes, savent donc comment les garder cachées et sont des gens responsables ; nos politiques feront tout leur possible pour s’assurer que nos enfants soient en sécurité ». Et, vous savez, chaque fois qu’une fusillade se passe, comme à Columbine, Virginia Tech, Aurora… je détournais les yeux, croyant qu’une mesure allait finalement être prise. Mais toutes ces convictions que j’avais, elles ont été brisées ce vendredi. Maintenant, je pense qu’il faut que nous nous fassions entendre.

 

Headlines for May 17, 2012 :

 

AMY GOODMAN : Dennis Kucinich, démocrate et membre du Congrès.

 

DENNIS KUCINICH : Nous dépensons des billions de dollars dans l’industrie de la guerre, pour permettre à la violence de sévir à des milliers de kilomètres, et nous sommes devenus insensibles à la violence de la guerre que subissent des millions de personnes à l’étranger : femmes, enfants et hommes. Ce n’est en rien étonnant que nous nous employons pleinement à gérer la violence dans notre pays. Imaginez que l’on prenne une part infime des billions de dollars que nous avons dépensé pour la guerre, et que l’on utilise cette petite part d’argent pour nous attaquer directement à la source de la violence aux Etats-Unis : violence conjugale, maltraitance d’enfants, violence à l’école, violence des gangs, violence à l’arme à feu, violence raciale, violence envers les immigrés ou les homosexuels. Si nous faisions cela et que nous examinions le problème à la racine, nous ne nous disputerions même plus pour savoir s’il faut investir de l’argent dans la guerre ou non. Il faut que nous nous concentrions sur le problème de la violence aux Etats-Unis, et il faut que nous l’examinions dans son ensemble et de manière systématique. Je laisse la parole.

AMY GOODMAN : Ainsi termine notre regard rétrospectif sur 2012. Pour des copies de l’émission d’aujourd’hui, vous pouvez aller à notre site Web democracynow.org.

 

 Traduction de l’anglais : Thomas Gabiache et Alexis-Michel Gauvrit

 

 

 

Catégories: Ecologie et Environnement, International, Politique, Relations internationales
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