Moins de trois semaines avant les élections générales pour un mandat de cinq ans, le Pérou a tenu le premier jour du débat présidentiel de 2026, réunissant 11 candidats à la présidence au Centre des congrès de Lima. Organisé par la Commission électorale nationale (JNE), ce débat a été marqué par des confrontations et des attaques entre les candidats, avec peu de propositions novatrices et aucun plan clair pour résoudre les principaux problèmes du pays.

Les candidats participant à cette première journée étaient Marisol Pérez Tello (partido Primero la gente) (Parti du peuple d’abord), Alfonso López Chau (Ahora Nación) (Parti Nation maintenant), Carlos Álvarez (País para todos) (Parti Pays pour tous), Rafael López Aliaga (Renovación Popular) (Parti du renouveau populaire), César Acuña (Alianza para el Progreso) (Parti Alliance pour le progrès), Wolfgang Grozo (Integridad Democrática) (Parti Intégrité démocratique), José Luna (Podemos Perú) (Parti Nous pouvons Pérou), Fernando Olivera (Frente de la Esperanza) (Parti Front de l’espoir), Yonhy Lescano (Cooperación Popular) (Parti de la coopération populaire), Alex Gonzales (Partido Demócrata Verde) (Parti démocratique vert) et José Williams (Avanza País) (Parti Pays en avant).

Le débat était divisé en quatre segments : « Sécurité citoyenne et lutte contre la criminalité », « Question citoyenne », « Intégrité publique et lutte contre la corruption » et une déclaration finale.

Parmi les thèmes abordés par les candidats, souvent sans précisions sur leur mise en œuvre, figuraient : le soutien à la jeunesse par l’investissement dans l’éducation, les bourses universitaires et les prêts étudiants, les bourses d’études supérieures à l’étranger ; la création d’une Autorité nationale de transparence ; la réclusion à perpétuité pour les fonctionnaires corrompus ; la peine de mort civile pour les fonctionnaires corrompus ; les zones économiques spéciales ; la lutte contre l’exploitation minière illégale ; une économie ouverte et l’industrialisation ; et la modernisation de l’État par la technologie, entre autres.

Deux autres dates de débat

Pour clore le débat entre les 35 candidats à la présidentielle, la prochaine réunion aura lieu demain, mardi 24 mars, avec la participation des candidats suivants :

Charlie Carrasco (Partido Demócrata Unido Perú), Avaro paz de la Barra (Fe en el Perú), Ricardo Belmont (Partido Cívico Obras), Francisco Diez-Canseco (Perú Acción), Fiorella Molinelli (Fuerza y Libertad), Armando Masse (Partido Democrático Federal),  George Forsyth (Somos Perú), Carlos Espá (SíCreo) et Carlos Jaico (Perú Moderno); asimismo, Vladimir Cerrón (Perú Libre), Roberto Sánchez (Juntos por el Perú) et Walter Chirinos (PRIN).

Et le mercredi 25 mars, les candidats concluront leurs présentations : Ronald Atencio (Venceremos), Paul Jaimes (Progresemos) et Antonio Ortiz (Salvemos al Perú), Enrique Valderrama (Partido Aprista Peruano), Roberto Chiabra (Unidad Nacional) et Mario Vizcarra (Perú Primero) ; Jorge Nieto (Partido del Buen Gobierno), Keiko Fujimori (Fuerza Popular) et Mesías Guevara (Partido Morado), Herbert Caller (Partido Patriótico del Perú), Rafael Belaunde (Libertad Popular) et Rosario Fernández (Un Camino Diferente).

Des propositions concrètes ?

Il convient de noter que les conditions démocratiques de la bonne gouvernance, telles que proposées dans l’Accord historique des citoyens (AHC) et par d’autres organisations de la société civile, ont été reprises par certains candidats. Ces derniers ont notamment proposé des bourses d’études pour les étudiants, la réclusion à perpétuité pour les fonctionnaires corrompus et l’éco-industrialisation. Cependant, nombre de ces candidats n’ont pas encore signé l’Accord historique, ce qui soulève des doutes quant à leur engagement à le mettre en œuvre.

 

Traduction : Evelyn Tischer