David contre Goliath. Lors d’une conférence de presse, l’Alliance péruvienne contre la corruption, composée de divers collectifs auto-organisés et de porte-parole de la génération Z, a présenté la grande marche nationale qui a eu lieu les 6 et 7 décembre 2025, qui exigeant du gouvernement péruvien « la grande purge des corrompus », « non aux AFP » [NdT: institutions qui gèrent les fonds de pension au Pérou], « la fermeture du Congrès » et « qu’ils s’en aillent tous ».
À l’approche des élections générales, l’affrontement entre la génération Z et un appareil de corruption qui gangrène les institutions de l’État rappelle la figure biblique de David face à Goliath, vaincu non par la force, mais par l’ingéniosité.
La lutte d’aujourd’hui est non violente, avec force et joie !
La conférence de presse, qui s’est tenue sur la Plaza Francia (aujourd’hui Plaza Truko, en hommage au rappeur Eduardo Mauricio Ruiz Sáenz, assassiné lors des manifestations), a permis aux personnes dirigeantes d’exposer leur programme de lutte, qui les a motivés à descendre dans la rue pour manifester :
Corruption et assassinats
« La corruption dans le pays a envahi toutes les institutions, elle s’est développée de manière effrénée et va de pair avec des assassinats et des morts. Elle existe dans d’autres pays, mais pas à un degré aussi extrême qu’au Pérou. Cela s’explique par le fait que nous n’avons pas de bonnes autorités, car leur seul objectif est de détourner les fonds publics » (Collectif Boyka).
La justice ordinaire ne sert à rien
« Nos frères et sœurs du sud, de Puno, Cusco, se sont également joints à la lutte, car ils ne sont pas indifférents à la recrudescence de la délinquance qui sévit à l’échelle nationale. Lima est un no man’s land, on nous assassine. C’est pourquoi nos frères du sud attendent l’appel de la génération Z et viendront à Lima, car ce combat n’est pas seulement celui de Lima, il est national. Nos frères des Rondas Campesinas ont été dénoncés pour avoir rendu justice… alors que la justice ordinaire ne fonctionne pas ! » (Collectif Ama Sua Quella Llula).
Une problématique qui touche tout le monde
« Nous travaillons non seulement avec la génération Z, mais aussi avec toutes les générations. Avec ceux qui luttent contre les lois favorables à la criminalité, avec nos sœurs féministes. Nous avons un dirigeant qui a des problèmes de harcèlement sexuel et nous ne devons pas prendre cela à la légère. Nous devons lutter contre cela. C’est aussi un appel à toutes les femmes, le 25 novembre, contre la violence de genre, auquel nous avons participé, hommes et femmes, car c’est un problème qui nous concerne tous et toutes. » (Collectif Escorpio Z).
Unité sans protagonisme
« L’unité que nous proposons passe par une alliance. Nous avons tous des capacités de leadership, mais nous devons aussi savoir nous laisser guider. C’est ce que nous voulons à Callao : que chacun identifie son combat et le mène à bien, en renforçant à la fois le sien et le nôtre. Nous devons mettre de côté le protagonisme » (Collectif Bloque Callao).
À l’issue de la conférence de presse, les responsables sociaux ont exprimé : « Nous avons proposé une alternative : que nous soyons tous des responsables, unis, pour nous dresser contre la corruption, en alliance avec tous les peuples, les populations autochtones, les districts et les fronts sociaux », ont-ils conclu.
Voici la conférence diffusée sur les réseaux sociaux
Despernado Perú: https://www.youtube.com/live/XrHW1yjsafY?si=_OAleghOqc8vUgGu
William Soberón: https://www.facebook.com/share/v/1DAA81RA4e/
Ecos Latinos: https://www.facebook.com/share/v/1BvMYr8mNr/
Toma la calle TV: https://youtu.be/ASJd41Dh9Vo








