{"id":448887,"date":"2017-04-07T19:55:01","date_gmt":"2017-04-07T18:55:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=448887\/"},"modified":"2017-04-07T20:18:42","modified_gmt":"2017-04-07T19:18:42","slug":"david-contre-goliath-trois-conflits-amazonie-andine-deuxieme-partie-tipnis-bolivie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2017\/04\/david-contre-goliath-trois-conflits-amazonie-andine-deuxieme-partie-tipnis-bolivie\/","title":{"rendered":"[David contre Goliath : trois conflits en Amazonie andine]. Deuxi\u00e8me partie : le TIPNIS (Bolivie)"},"content":{"rendered":"<p class=\"surlignable\"><strong>Par Xavier Alb\u00f3<\/strong><\/p>\n<p class=\"surlignable\"><i>Xavier Alb\u00f3, sj, a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des fondateurs du <a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/cipca.org.bo\" rel=\"external\">Centre de recherche et de promotion du paysannat<\/a> (Centro de Investigaci\u00f3n y Promoci\u00f3n del Campesinado, CIPCA, Bolivie) en octobre 1970. Dans ce texte, diffus\u00e9 par le CIPCA en mai 2014, il revient sur 3 conflits ayant oppos\u00e9 peuples indiens et \u00c9tat au P\u00e9rou (Bagua), en Bolivie (TIPNIS) et en \u00c9quateur (Yasuni). DIAL a d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 de nombreux textes en lien avec l\u2019extractivisme. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ce long texte, dont nous publions ici la deuxi\u00e8me partie, est qu\u2019il donne aussi \u00e0 entendre la vision et les valeurs, autour de l\u2019id\u00e9e du \u00ab\u00a0bien vivre\u00a0\u00bb, au nom desquelles les peuples indiens s\u2019opposent aux grands projets extractivistes.<\/i><\/p>\n<div class=\"texte surlignable clearfix\">\n<p>Je me concentrerai sur trois conflits touchant la r\u00e9gion amazonienne des trois pays des Andes centrales. Dans les trois cas, je ferai ressortir le contraste entre ce que les peuples amazoniens consid\u00e8rent comme le \u00ab\u00a0bien vivre\u00a0\u00bb et les tentatives de l\u2019\u00c9tat ou d\u2019autres groupes colonisateurs et entreprises multinationales d\u2019\u00e9tablir d\u2019autres formes de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb qui conduiraient assur\u00e9ment \u00e0 leur destruction.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p><em>Lire la <a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2017\/04\/david-contre-goliath-trois-conflits-amazonie-andine-premiere-partie-bagua-perou\/\">Premi\u00e8re partie\u00a0: Bagua (P\u00e9rou)<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 class=\"spip\">Bolivie\u00a0: l\u2019affaire TIPNIS<\/h3>\n<p>Ce sigle renvoie au Parc national Isiboro S\u00e9cure (PNIS), n\u00e9 en 1965\u00a0; celui-ci s\u2019\u00e9tend entre les r\u00edos Isiboro et S\u00e9cure jusqu\u2019\u00e0 leur confluence qui donne naissance au r\u00edo Mamor\u00e9 \u2013 lui-m\u00eame affluent du r\u00edo Madera puis de l\u2019Amazone. Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 comme mesure de pr\u00e9caution face au projet du pr\u00e9sident p\u00e9ruvien Bela\u00fande de construire une route en bordure de la for\u00eat vierge. Le PNIS forme un grand triangle de 1,3 million d\u2019hectares qui s\u2019\u00e9tend de montagnes pouvant atteindre 2 400 m\u00e8tres d\u2019altitude \u00e0 des plaines inond\u00e9es ne d\u00e9passant pas 250\u00a0m\u00e8tres, bien qu\u2019il se trouve \u00e0 environ 3\u00a0000 kilom\u00e8tres de l\u2019oc\u00e9an Atlantique le long des grands m\u00e9andres du Mamor\u00e9 et du Madera. C\u2019est une des r\u00e9gions les plus riches en biodiversit\u00e9 de tout le pays. Pour compliquer les choses, depuis l\u2019ind\u00e9pendance survenue en 1825, jamais on n\u2019a d\u00e9fini la fronti\u00e8re entre les d\u00e9partements de Beni et Cochabamba, qui passe par ce parc, ce qui explique un autre conflit chronique qui oppose les deux d\u00e9partements.<\/p>\n<p>Les trois principaux peuples amazoniens originaires de ce territoire, et sans lien de parent\u00e9 entre eux, sont les Yurakar\u00e9 tout au sud (fin 2011, dans 28 des 65 communaut\u00e9s), les T\u2019simane (ou chimanes), au nord-ouest (dans seulement six communaut\u00e9s du TIPNIS mais plus de 30 dans la municipalit\u00e9 de San Borja), et les Moxe\u00f1os<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh1\" class=\"spip_note\" title=\"Aussi appel\u00e9s Moxos ou Mojos \u2013 note DIAL.\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb1\" rel=\"footnote\">1<\/a>]<\/span> trinitaires (dans 38 communaut\u00e9s).<\/p>\n<p>Les deux premiers surtout se d\u00e9placent beaucoup pour chasser et p\u00eacher et ne pratiquent l\u2019agriculture que de mani\u00e8re temporaire. Leurs communaut\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement petites, et se composent presque toutes de familles \u00e9tendues et dispers\u00e9es, d\u00e9pourvues sans organisation unitaire solide pour chaque groupe ethnique. Leur bien vivre traditionnel repose principalement sur ces all\u00e9es et venues d\u2019un endroit \u00e0 l\u2019autre, en bonne intelligence avec la for\u00eat. Il y a bien eu des tentatives d\u2019installation de missions catholiques parmi eux, surtout de la part des franciscains pendant la derni\u00e8re p\u00e9riode coloniale et sous la R\u00e9publique, mais leurs effets n\u2019ont \u00e9t\u00e9 que partiels et intermittents, et ces Indiens ont maintenu une grande partie de leur style de vie ant\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Cependant, depuis quelques d\u00e9cennies, les deux groupes connaissent un processus acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de transformation culturelle, selon deux voies distinctes.<\/p>\n<p>Les T\u2019simane sont en train de changer essentiellement de par les rapports \u00e9troits \u00e9tablis avec la Mission nouvelles tribus (MNT), qui a fond\u00e9 un grand centre \u00e0 Horeb, pr\u00e8s de San Borja. Avec son parrainage s\u2019est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 cet endroit le Grand Conseil T\u2019simane, avec son cacique presque incontestable Jorge \u00c1\u00f1ez. Un peu plus tard, ce centre de Horeb a \u00e9t\u00e9 aussi transf\u00e9r\u00e9 au Grand Conseil puis, des ann\u00e9es plus tard, \u00c1\u00f1ez a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu maire de l\u2019importante municipalit\u00e9 de San Borja en 2012\u00a0; depuis lors, cependant, il a \u00e9t\u00e9 largement coopt\u00e9 par l\u2019opportunisme politique. La MNT n\u2019a pas soutenu directement la premi\u00e8re marche indienne de 1990 (voir plus bas) mais elle a \u0153uvr\u00e9 efficacement \u00e0 ce que l\u2019on reconnaisse la Terre communautaire d\u2019origine (TCO) \u00ab\u00a0For\u00eat de Chimanes\u00a0\u00bb, devenues officiellement Territoire du Conseil T\u2019simane \u00e0 la fin 2008. Pendant tout ce processus, la MNT a \u00e9galement aid\u00e9 \u00e0 la formation de communaut\u00e9s plus nombreuses, parmi elles deux des six situ\u00e9es \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 orientale du territoire de ce peuple, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du TIPNIS\u00a0: Asunta (45 familles) et Oromomo (46 familles tsimanes et yurakar\u00e9)<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2\" class=\"spip_note\" title=\"Voir Molina, Wilber et al., 2012, El vivir bien entre los T\u2019simanes.\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb2\" rel=\"footnote\">2<\/a>]<\/span>.<\/p>\n<p>Un secteur important des Yurakar\u00e9 s\u2019est lui transform\u00e9 du fait qu\u2019ils se sont trouv\u00e9s pris dans le p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019expansion des cultures de coca tant dans le Chapare que dans le sud du TIPNIS, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou \u00e0 proximit\u00e9 du Polygone 7 (voir plus bas). Plusieurs de leurs communaut\u00e9s se sont int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 ce nouveau mode de vie, rejoignant m\u00eame ses \u00ab\u00a0syndicats\u00a0\u00bb pour pouvoir produire l\u00e9galement des feuilles de coca, activit\u00e9 tr\u00e8s rentable. C\u2019est aussi l\u00e0 qu\u2019est apparue l\u2019organisation CONISUR, plut\u00f4t associ\u00e9e aux autorit\u00e9s de Cochabamba, qui aspirent \u00e0 pousser les limites de leur d\u00e9partement jusqu\u2019\u00e0 la rivi\u00e8re Ichoa, qui coupe le TIPNIS en deux. Il demeure un autre secteur qui s\u2019est dispers\u00e9 dans d\u2019autres parties vers le nord ou plus \u00e0 l\u2019est sur sa propre TCO pr\u00e8s de celle des Yuki (peuple guaran\u00ed de contact r\u00e9cent) pour conserver, ne serait-ce que partiellement, sa forme de vie traditionnelle.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me groupe, celui des Moxe\u00f1os trinitaires, est arriv\u00e9 \u00e0 la fin du XIX<sup class=\"typo_exposants\">e<\/sup> si\u00e8cle depuis le nord, fuyant les patrons, et constitue aujourd\u2019hui le groupe le plus nombreux et celui qui a le plus \u0153uvr\u00e9 \u00e0 la formation de la sous-centrale TIPNIS \u00e0 laquelle Evo Morales a conf\u00e9r\u00e9 en 2009 le titre de TCO (devenue ensuite TIOC, territoire indien originaire paysan) TIPNIS. Le qualificatif \u00ab\u00a0trinitario\u00a0\u00bb indique qu\u2019il tire principalement son origine de l\u2019ancienne colonie j\u00e9suite de Trinidad (aujourd\u2019hui capitale du Beni, quelque 100 kilom\u00e8tres plus au nord et \u00e0 seulement 160 m\u00e8tres d\u2019altitude). Ils ont commenc\u00e9 \u00e0 arriver jusqu\u2019\u00e0 l\u2019actuel TIPNIS en 1887 avec la r\u00e9bellion d\u2019Andr\u00e9s Guayocho contre les patrons et les recrutements d\u2019Indiens envoy\u00e9s vers le boom du caoutchouc plus au nord. Cela a marqu\u00e9 le d\u00e9but (ou peut-\u00eatre la continuation, moyennant adaptation) du mouvement religieux messianique en qu\u00eate de la Colline sainte qui se poursuit encore actuellement, raison pour laquelle, lorsque surgissent des probl\u00e8mes, ils d\u00e9cident de partir \u00e0 la recherche de nouveaux endroits o\u00f9 ils puissent mieux pr\u00e9server leur mode de \u00ab\u00a0bien vivre\u00a0\u00bb<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh3\" class=\"spip_note\" title=\"On peut observer certaines ressemblances avec le yvy mar\u00e4ey, la \u00ab terre sans\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb3\" rel=\"footnote\">3<\/a>]<\/span>, guid\u00e9 par quelque proph\u00e8te (parfois, de jeunes filles). La culture trinitaire actuelle a encore beaucoup \u00e0 voir, dans ses racines, avec ce que David Block<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh4\" class=\"spip_note\" title=\"Voir David Block, Mission Culture on the Upper Amazon : Native Tradition,\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb4\" rel=\"footnote\">4<\/a>]<\/span> a appel\u00e9 la \u00ab\u00a0culture de mission\u00a0\u00bb (m\u00eame si les j\u00e9suites ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s il y a maintenant longtemps, en 1765), mais appliqu\u00e9e d\u00e9sormais \u00e0 des situations nouvelles post-mission. Elle associe relation avec la for\u00eat, sur une base l\u00e0 aussi tr\u00e8s mobile (pas seulement \u00e0 cause de ces d\u00e9placements messianiques) avec cette fois une plus grande composante agricole et une organisation sociale, culturelle et religieuse dans laquelle presque tout le monde est porteur d\u2019une charge, souvent c\u00e9r\u00e9monielle, et qui poss\u00e8de un centre c\u00e9r\u00e9moniel avec une place, un temple et d\u2019autres services communs. La richesse de son patrimoine musical, dont l\u2019origine remonte \u00e9galement aux missions, est aussi bien connu. La liste des lieux dans lesquels diff\u00e9rents ma\u00eetres de chapelle ont recopi\u00e9 des partitions d\u00e9couvertes en 1976 dans le tiroir du ma\u00eetre de chapelle de la communaut\u00e9 de San Miguel del Isiboro (la troisi\u00e8me du TIPNIS, par la taille, avec \u00e0 peine 50 familles) r\u00e9v\u00e8le une autre facette des p\u00e8lerinages effectu\u00e9s par ces Trinitaires jusqu\u2019\u00e0 cette date et leurs nombreux d\u00e9m\u00e9nagements d\u2019abord entre Trinidad, San Francisco [Javier] et San Lorenzo<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh5\" class=\"spip_note\" title=\"Les deux premiers villages qu\u2019ils ont cr\u00e9\u00e9s \u00e0 leur d\u00e9part de Trinidad, encore\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb5\" rel=\"footnote\">5<\/a>]<\/span>, puis, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1950, vers le territoire chim\u00e1n et moset\u00e9n de l\u2019Alto S\u00e9cure et, plus loin, par Asunta jusqu\u2019\u00e0 Covendo (d\u00e9j\u00e0 dans le d\u00e9partement de La Paz, o\u00f9 ils sont arriv\u00e9s semble-t-il alors qu\u2019ils \u00e9taient en qu\u00eate de la Colline sainte). Mais ils n\u2019ont pu s\u2019entendre avec ces peuples \u00ab\u00a0parce que c\u2019\u00e9tait des sauvages\u00a0\u00bb et, \u00e0 partir de 1967, ils sont repartis en sens inverse par le r\u00edo S\u00e9cure et l\u2019Ichoa pour atterrir en 1972 \u00e0 San Miguel de Isiboro, o\u00f9 d\u2019autres Trinitaires s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s.<\/p>\n<p>Tout cela repr\u00e9sente aujourd\u2019hui une partie essentielle de leur culture et de leur mode de vie. Leur vivre bien se fonde sur ce syncr\u00e9tisme culturel. Dans au moins six de leurs communaut\u00e9s, ils cohabitent avec des Yurakar\u00e9 et, comme on vient de le voir, dans leurs d\u00e9placements il leur est arriv\u00e9 de c\u00f4toyer des Chimanes. Ces Moxe\u00f1os trinitaires se consid\u00e8rent plus \u00ab\u00a0civilis\u00e9s\u00a0\u00bb que les deux autres peuples, du fait de leur \u00ab\u00a0culture de [post] mission\u00a0\u00bb, d\u00e9sormais faite leur, mais leur cohabitation inter-ethnique ne donne lieu \u00e0 aucun conflit s\u00e9rieux\u00a0; s\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 s\u2019accorder, ils s\u2019en vont simplement ailleurs. Dans le TIPNIS, les trois organisations indiennes supra-communales actuelles ne se fondent pas sur les identit\u00e9s diff\u00e9renci\u00e9es de chaque groupe ethnique mais sur leur proximit\u00e9 g\u00e9ographique le long des principaux cours d\u2019eau. Pour cette raison, ces territoires et d\u2019autres qui leur ressemblent sont qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0multiethniques\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1960 est arriv\u00e9e dans le TIPNIS une nouvelle vague migratoire d\u2019un autre genre, \u00e0 partir de la colonisation massive de \u00ab\u00a0collas\u00a0\u00bb<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh6\" class=\"spip_note\" title=\"Personnes originaires de l\u2019ouest du pays.\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb6\" rel=\"footnote\">6<\/a>]<\/span>, majoritairement des cultivateurs de coca (<i>cocaleros<\/i>), qui ont rapidement transform\u00e9 la for\u00eat du Chapare, au nord de Cochabamba, en zones agricoles consacr\u00e9es principalement \u00e0 la culture de cette feuille. En quelques ann\u00e9es, ce flux migratoire a d\u00e9bord\u00e9 dans le TIPNIS. En 1970 a \u00e9t\u00e9 ouverte la premi\u00e8re voie carrossable dans ce qui est aujourd\u2019hui le Polygone\u00a07, o\u00f9 les colonisateurs sont l\u00e9gions (ils d\u00e9passent largement en nombre la population autochtone orientale de tout le TIPNIS), cooptant principalement pour ce faire quelques communaut\u00e9s yurakar\u00e9.<\/p>\n<p>En 1990, les habitants ant\u00e9rieurs du PNIS ont organis\u00e9 leur premi\u00e8re marche indienne vers La Paz, marche historique de presque 700 kilom\u00e8tres avec comme mot d\u2019ordre \u00ab\u00a0Pour le territoire et la dignit\u00e9\u00a0\u00bb. Elle leur a permis d\u2019obtenir pour la premi\u00e8re fois la reconnaissance de quatre \u00ab\u00a0territoires indiens\u00a0\u00bb (TI), \u00e0 commencer par celui du TIPNIS (TI + PNIS). Ses leaders principaux, deux Trinitaires et un <a class=\"spip_glossaire\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sirion%C3%B3\" rel=\"external\">Sirion\u00f3<\/a>, ont r\u00e9ussi \u00e0 mobiliser beaucoup d\u2019autres peuples indiens des terres basses, en butte \u00e0 des probl\u00e8mes semblables.<\/p>\n<p>Ce fut la premi\u00e8re des neuf marches organis\u00e9es \u00e0 ce jour avec hommes, femmes et enfants qui, en tant que telles, t\u00e9moignent d\u2019une certaine continuit\u00e9 avec leurs qu\u00eates ant\u00e9rieures de la Colline sainte, mais qui ne cherchent plus d\u00e9sormais \u00e0 s\u2019installer en des lieux nouveaux (de plus en plus rares) mais \u00e0 consolider leurs droits ant\u00e9rieurs, territoriaux et autres.<\/p>\n<p>En 1992, le plus haut dirigeant d\u2019alors des cultivateurs de coca, Evo Morales, et celui du TIPNIS envahi, le trinitaire Marcial Fabricano, traceront une premi\u00e8re \u00ab\u00a0ligne rouge\u00a0\u00bb, que les <i>cocaleros<\/i> s\u2019engageaient \u00e0 ne pas d\u00e9passer. Dans les ann\u00e9es qui suivront, on assistera \u00e0 divers ajustements et \u00e0 invasions de fait, \u00e9largissant la zone de de culture de coca.<\/p>\n<p>En 2006, le m\u00eame Evo Morales devient pr\u00e9sident de la Bolivie, avec 54% des voix. Il arrive au pouvoir avec la promesse faite \u00e0 ses <i>cocaleros<\/i> de faciliter leur expansion dans le TIPNIS. Le 4 septembre 2008, il se r\u00e9unit avec Lula<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh7\" class=\"spip_note\" title=\"Le pr\u00e9sident br\u00e9silien d\u2019alors \u2013 note DIAL.\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb7\" rel=\"footnote\">7<\/a>]<\/span> dans le Chapare et les accords pass\u00e9s comprennent la construction d\u2019une autoroute qui traversera le TIPNIS par son milieu en direction du nord\u00a0; la m\u00eame ann\u00e9e, l\u2019Autorit\u00e9 bolivienne de voirie (Autoridad Boliviana de Caminos, ABC) conclut d\u00e9j\u00e0 un premier contrat avec l\u2019entreprise br\u00e9silienne OAS, qui prendra forme les ann\u00e9es suivantes jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019on voie appara\u00eetre dans le secteur, \u00e0 compter de f\u00e9vrier 2011, les machines lourdes de l\u2019OAS.<\/p>\n<p>Mais en tout ceci, on n\u2019avait pas pris en compte la population indienne originaire du TIPNIS et elle n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement consult\u00e9e, ce qui allait \u00e0 l\u2019encontre de trois documents juridiques fondamentaux, deux de rang international<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh8\" class=\"spip_note\" title=\"La Convention 169 de l\u2019OIT de 1989, ratifi\u00e9e par la Bolivie en 1991, et une\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb8\" rel=\"footnote\">8<\/a>]<\/span> et la nouvelle Constitution bolivienne, soutenue justement par Evo Morales et en vigueur depuis le d\u00e9but de 2009. Cette m\u00eame ann\u00e9e, Evo Morales lui-m\u00eame avait finalement sign\u00e9 le titre foncier d\u00e9finitif du TIPNIS, qui portait sur une superficie r\u00e9duite \u00e0 1,09 million d\u2019hectares apr\u00e8s amputation de la partie sud-est, d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9e par des colonisateurs <i>cocaleros<\/i>, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 la \u00ab\u00a0ligne rouge\u00a0\u00bb susmentionn\u00e9e, zone aujourd\u2019hui connue sous la d\u00e9nomination \u00ab\u00a0Polygone\u00a07\u00a0\u00bb<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh9\" class=\"spip_note\" title=\"Le PNIS, en tant que \u00ab parc \u00bb, conservait une superficie de 1,3 million\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb9\" rel=\"footnote\">9<\/a>]<\/span>. Tout cela a provoqu\u00e9 une longue querelle entre les organisations indiennes touch\u00e9es et le gouvernement.<\/p>\n<p>Ce qui irritait le plus les acteurs locaux \u00e9tait de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 pris en consid\u00e9ration. Evo Morales insistait\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u2019ils le veuillent ou non, la route se fera\u00a0\u00bb\u2026 \u00ab\u00a0c\u2019est oui ou bien oui\u00a0\u00bb. Et le vice-pr\u00e9sident enfon\u00e7ait le clou\u00a0: \u00ab\u00a0Peu importe en fin de compte le r\u00e9sultat de la consultation puisqu\u2019il n\u2019est pas contraignant.\u00a0\u00bb Ce manque de respect \u00e0 leur \u00e9gard \u00e9tait per\u00e7u comme une agression suppl\u00e9mentaire. Leur mot d\u2019ordre \u00e9tait le suivant\u00a0: \u00ab\u00a0Une route, oui, mais pas comme \u00e7a et pas ici.\u00a0\u00bb En fait, en dehors du Polygone 7, o\u00f9 vivent de nombreux <i>cocaleros<\/i>, les communaut\u00e9s orientales autochtones du TIPNIS restent dans leur grande majorit\u00e9 loin du trac\u00e9 pr\u00e9vu, surtout dans l\u2019est du territoire\u00a0; nul doute qu\u2019elles seraient favorables \u00e0 des trac\u00e9s de substitution dans ce secteur.<\/p>\n<p>Ce conflit a mobilis\u00e9 \u00e0 leur tour beaucoup d\u2019autres acteurs et a projet\u00e9 sur le devant de la sc\u00e8ne, comme une \u00ab\u00a0formule magique\u00a0\u00bb \u2013 l\u2019expression est du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res David Choquehuanca \u2013 de nombreux autres sujets et conflits d\u2019ordre juridique, politique, ethnique, social ou \u00e9cologique, transformant un probl\u00e8me tr\u00e8s local en un facteur de polarisation nationale dans divers domaines.<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, du 15 ao\u00fbt au 19 octobre 2011 s\u2019est tenue la Huiti\u00e8me Marche des peuples du TIPNIS, soutenus par beaucoup d\u2019autres peuples des terres basses et par leur organisation la CIDOB, qui voyaient dans cet \u00e9pisode un test de ce qui pourrait arriver dans n\u2019importe quel autre territoire indien des terres basses, et ajoutaient leurs revendications propres. De la r\u00e9gion andine est \u00e9galement venue les rejoindre l\u2019organisation d\u2019ayllus CONAMAQ.<\/p>\n<p>\u00c0 plusieurs reprises, les marcheurs demand\u00e8rent \u00e0 Evo Morales de venir leur rendre visite pour discuter de leurs revendications, mais celui-ci refus\u00e9 et les d\u00e9ligitima syst\u00e9matiquement, tout comme son gouvernement, d\u00e9clarant qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient que les porte-parole de l\u2019opposition et des int\u00e9r\u00eats internationaux de l\u2019imp\u00e9rialisme. Il se contenta de leur envoyer quelques ministres, pendant que lui rendait visite \u00e0 d\u2019autres communaut\u00e9s du TIPNIS et leur proposaient de r\u00e9aliser divers travaux. \u00c0 un endroit de la route, le gouvernement monta un barrage avec des colonisateurs de divers secteurs et un demi-millier de policiers pour les emp\u00eacher d\u2019avancer plus loin en direction de La Paz. S\u2019y rendit pour discuter l\u2019Aymara et ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res David Choquehuanca, le plus proche des marcheurs, qui a cette occasion fit surtout figure de m\u00e9diateur entre les revendications des marcheurs et celles des colonisateurs. \u00c0 un moment donn\u00e9, un groupe de femmes de la marche se saisirent du ministre et faisant bloc autour de lui, oblig\u00e8rent les rangs de policiers \u00e0 les laisser passer, avant de le rel\u00e2cher. La presse \u00e9voqua un \u00ab\u00a0enl\u00e8vement\u00a0\u00bb, mais l\u2019int\u00e9ress\u00e9 d\u00e9clara simplement qu\u2019il \u00ab\u00a0avait \u00e9t\u00e9 forc\u00e9\u00a0\u00bb de d\u00e9filer avec elles.<\/p>\n<p>Le lendemain (le 25 septembre2011), alors que tous se reposaient en un lieu d\u00e9nomm\u00e9 Chaparina, ils se trouv\u00e8rent soudain encercl\u00e9s par des policiers, qui commenc\u00e8rent \u00e0 les agripper, les battre, leur couvrir la bouche et leur attacher les mains, avant de les embarquer dans des autobus pour les disperser vers leurs lieux d\u2019origine. Mais l\u2019op\u00e9ration \u00e9choua gr\u00e2ce \u00e0 la solidarit\u00e9 des populations locales des endroits qu\u2019ils traversaient. Cette action r\u00e9pressive a donn\u00e9 lieu \u00e0 quelques coups et blessures, mais \u00e0 aucune perte humaine. Le d\u00e9bat se poursuit jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui quant \u00e0 savoir qui a donn\u00e9 l\u2019ordre de cette op\u00e9ration avort\u00e9e.<\/p>\n<p>Quelques jours plus tard, la marche reprit et se poursuivit sans heurts jusqu\u2019\u00e0 La Paz, o\u00f9 elle fut re\u00e7ue le 19 octobre dans l\u2019apoth\u00e9ose par toute la population. Sur la suggestion de quelques secteurs du MAS \u2013 qui consid\u00e9raient que cette opposition syst\u00e9matique aux marcheurs servait sur un plateau \u00e0 l\u2019opposition un argument pour la renforcer \u2013, il a \u00e9t\u00e9 possible d\u2019arracher la Loi 180 interdisant le passage de la route par le TIPNIS parce que ce dernier constitue un territoire et un parc \u00ab\u00a0intangibles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais, du c\u00f4t\u00e9 du gouvernement, la signature de la loi ressemblait \u00e0 une veill\u00e9e fun\u00e8bre sans poign\u00e9es de mains ni signe de r\u00e9conciliation. Peu de temps apr\u00e8s, le gouvernement lance une \u00ab\u00a0contre-marche\u00a0\u00bb avec des partisans de la route (de l\u2019int\u00e9rieur et de l\u2019ext\u00e9rieur du TIPNIS), qui rejoint La Paz sans incident par la route de Cochabamba. Elle est imm\u00e9diatement re\u00e7ue par Evo Morales et, quelques jours plus tard, est d\u00e9pos\u00e9 et approuv\u00e9 un autre texte, la Loi 222 pour une \u00ab\u00a0consultation pr\u00e9alable, libre, de bonne foi et \u00e9clair\u00e9e\u00a0\u00bb sur cette m\u00eame route. Le gouvernement r\u00e9silia alors le contrat avec OAS (pour que la consultation soit de nouveau \u00ab\u00a0pr\u00e9alable\u00a0\u00bb, malgr\u00e9 ce qui avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 et accompli)\u00a0; mais sans abroger la pr\u00e9c\u00e9dente Loi 180. Cette consultation a \u00e9t\u00e9 longue, tr\u00e8s co\u00fbteuse, et fait l\u2019objet de manipulations de l\u2019ex\u00e9cutif \u00e0 grand renfort de cadeaux, de propagande, de questions et d\u2019explications tendancieuses<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh10\" class=\"spip_note\" title=\"Voir DIAL 3239 - \u00ab BOLIVIE - \u00ab La consultation sur le TIPNIS n\u2019en \u00e9tait pas\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb10\" rel=\"footnote\">10<\/a>]<\/span>. Selon le sch\u00e9ma le plus courant, il \u00e9tait d\u2019abord demand\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 consult\u00e9e quelles \u00e9taient ses priorit\u00e9s en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement, puis on lui opposait la contradiction existant entre le terme \u00ab\u00a0intangible\u00a0\u00bb contenu dans la Loi 180 (alors que la l\u00e9gislation ant\u00e9rieure sur les parcs nationaux \u00e9tait beaucoup plus nuanc\u00e9e) et n\u2019importe quelle activit\u00e9 de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du TIPNIS. Les consultants en d\u00e9duisaient que la communaut\u00e9 voulait la route et lui proposaient des syst\u00e8mes pr\u00e9con\u00e7us pour en minorer les incidences (comme des brigades de contr\u00f4le et des tunnels \u00e9cologiques), en g\u00e9n\u00e9ral sans fournir de d\u00e9tails sur le trac\u00e9 d\u00e9finitif de la route.<\/p>\n<p>Les organisateurs de la Huiti\u00e8me Marche ont alors entam\u00e9 une Neuvi\u00e8me Marche contre cette loi, marche qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e sans contretemps majeur. Mais, une fois arriv\u00e9e \u00e0 La Paz, elle n\u2019a pas non plus \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue par Evo Morales ni par le gouvernement, et elle a regagn\u00e9 ses bases les mains vides. Le Mouvement sans peur (MSM pour son sigle en espagnol, qui avait soutenu la pr\u00e9sidence de Morales \u00e0 ses d\u00e9buts mais pris ensuite ses distances, a d\u00e9pos\u00e9 un recours pour \u00ab\u00a0anticonstitutionnalit\u00e9\u00a0\u00bb contre ladite loi 222, auquel le Tribunal constitutionnel plurinational (TCP) a apport\u00e9 une r\u00e9ponse ambigu\u00eb, consid\u00e9r\u00e9rant que la loi \u00e9tait bien conforme \u00e0 la Constitution, sous r\u00e9serve que le protocole, les questions, etc. fassent pr\u00e9alablement l\u2019objet d\u2019un consensus avec les Indiens. Cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fait, mais la consultation s\u2019est poursuivie malgr\u00e9 tout. Le r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 que, hormis 11 communaut\u00e9s qui ont refus\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin d\u2019\u00eatre consult\u00e9es, toutes, sauf la premi\u00e8re consult\u00e9e, ont accept\u00e9 de supprimer le terme \u00ab\u00a0intangible\u00a0\u00bb, de crainte de ne pouvoir r\u00e9aliser aucune activit\u00e9 de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Tandis que se pr\u00e9parait la publication des r\u00e9sultats d\u00e9finitifs de la consultation, les organisateurs des Huiti\u00e8me et Neuvi\u00e8me Marches ont demand\u00e9 aux Commissions des droits humains (nationale et interam\u00e9ricaine) et \u00e0 l\u2019\u00c9glise une \u00ab\u00a0v\u00e9rification\u00a0\u00bb (et non une r\u00e9plique) du processus, qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avec beaucoup moins de moyens et de temps dans seulement 35 communaut\u00e9s, dont les 11 qui avaient oppos\u00e9 un refus. Cela nous a aid\u00e9s \u00e0 comprendre comment proc\u00e9daient les brigades pendant la \u00ab\u00a0consultation\u00a0\u00bb officielle. Ce qui ressort du rapport final est on ne peut plus clair\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>La mission a mis en \u00e9vidence la violation du principe de bonne foi et du droit \u00e0 une consultation pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9e des peuples indiens, et ce malgr\u00e9 le fait que ces derniers, en plus d\u2019\u00eatre pris en compte dans la l\u00e9gislation nationale et internationale en vigueur, sont pr\u00e9sents dans le protocole de la Loi 222\u2026 Le processus de consultation n\u2019a \u00e9t\u00e9 ni libre ni \u00e9clair\u00e9 et n\u2019a pas respect\u00e9 le principe de bonne foi\u2026 Par cons\u00e9quent, l\u2019\u00c9tat bolivien se trouve dans l\u2019obligation de suspendre le projet de construction du second tron\u00e7on de la route devant relier les deux oc\u00e9ans tant qu\u2019il n\u2019aura pas consult\u00e9 les communaut\u00e9s du TIPNIS d\u2019une fa\u00e7on ad\u00e9quate et qu\u2019il n\u2019aura pas obtenu leur consentement pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9\u00a0\u00bb<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh11\" class=\"spip_note\" title=\"FIDH et APDHB, \u00ab Bolivia : Informe de verificaci\u00f3n de la consulta realizada\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb11\" rel=\"footnote\">11<\/a>]<\/span>.<\/p><\/blockquote>\n<p>Ce qui \u00e9tait en jeu sur le fond, au-del\u00e0 de l\u2019arrogance constante manifest\u00e9e par le pouvoir \u00e9tatique, ce sont deux conceptions du d\u00e9veloppement et du bien vivre\u00a0: celle des peuples indiens qui privil\u00e9gient beaucoup plus nettement leur rapport permanent avec la Terre m\u00e8re et, en l\u2019occurrence, la M\u00e8re for\u00eat vierge, dans laquelle ils s\u2019appliquent \u00e0 vivre sans la d\u00e9truire, et celle des colonisateurs (aujourd\u2019hui appel\u00e9s \u00ab\u00a0interculturels\u00a0\u00bb), concr\u00e8tement les <i>cocaleros<\/i>, qui voient dans la for\u00eat un obstacle \u00e0 \u00e9liminer en pratiquant la culture sur br\u00fblis pour consacrer ces sols \u00e0 la culture intensive de coca, qui leur rapporte des gains tr\u00e8s importants trois ou quatre fois par an, sans se pr\u00e9occuper du fait qu\u2019ils d\u00e9truisent une grande biodiversit\u00e9 qui n\u2019existe nulle part ailleurs ni se demander ce que deviendront ces sols apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de culture intensive. Pour cette raison, les <i>cocaleros<\/i> se repr\u00e9sentent les populations plus dispers\u00e9es qui occupaient traditionnellement ces lieux comme des sortes de grands propri\u00e9taires terriens qui sous-utilisent leurs immenses territoires.<\/p>\n<p>Il est bien s\u00fbr \u00e9galement possible que les <i>cocaleros<\/i> d\u00e9veloppent leur propre conception du \u00ab\u00a0bien vivre\u00a0\u00bb, ce qui \u00e9tait d\u2019ailleurs explicitement mentionn\u00e9, avant ce conflit, dans les premi\u00e8res \u00e9bauches du statut de la TCO TIPNIS. Il conviendrait de distinguer la production de feuilles de coca (activit\u00e9 parfaitement l\u00e9gitime) et leur transformation en p\u00e2te de coca et en coca\u00efne (activit\u00e9 criminelle) et mieux se rendre compte que leur mode de vie peut coexister avec celui des peuples traditionnels des alentours sans empi\u00e9ter ni d\u00e9truire leurs territoires, qui se pr\u00eatent potentiellement \u00e0 d\u2019autres utilisations optimales du sol<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh12\" class=\"spip_note\" title=\"\u00c0 l\u2019examen de la carte actuelle de l\u2019utilisation des sols dans le TIPNIS, on\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb12\" rel=\"footnote\">12<\/a>]<\/span>.<\/p>\n<p>Est-ce que bien vivre, ce n\u2019est pas aussi avoir de bonnes voies de communication\u00a0? En partie, si. Les voies traditionnelles, ce sont les cours d\u2019eau, avec leurs avantages et leurs inconv\u00e9nients en termes de co\u00fbt et de temps. Manaos et Macap\u00e1 en savent quelque chose. Il peut \u00eatre sans doute aussi tr\u00e8s utile d\u2019avoir d\u2019autres bons axes de communication pour le transit des v\u00e9hicules. Mais beaucoup de peuples des zones sylvicoles, en Bolivie et ailleurs, savent distinguer s\u2019ils seront les b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019une route en projet ou bien si elle profitera \u00e0 des \u00e9trangers qui ambitionnent de s\u2019implanter sur une partie de leurs territoires et de s\u2019en emparer<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh13\" class=\"spip_note\" title=\"Voir par exemple DIAL 3251 - \u00ab BOLIVIE - Vive Versailles ! (et que l\u2019exemple\u00a0(...)\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nb13\" rel=\"footnote\">13<\/a>]<\/span>. Ce n\u2019est pas un hasard si, par exemple, les organisations indiennes de l\u2019Amazonie \u00e9quatorienne ont commenc\u00e9 \u00e0 se r\u00e9organiser lorsque la premi\u00e8re voie de p\u00e9n\u00e9tration stable a atteint leurs territoires, et la m\u00eame chose s\u2019est pass\u00e9e dans le Polygone 7 du TIPNIS, avec les Kuna du Panam\u00e1, etc., etc. Beaucoup d\u2019\u00e9tudes au Br\u00e9sil vont dans ce sens, tout comme de nombreuses d\u00e9clarations d\u2019organisations et de peuples indiens. \u00c0 la suite de la premi\u00e8re de ces voies de communication surgissent, comme des champignons, de nouvelles routes en forme d\u2019ar\u00eates de poisson. La solution doit passer par une combinaison \u00e9quitable des diff\u00e9rents int\u00e9r\u00eats, mais sur la base du droit premier de ces peuples \u00e0 leur territoire. C\u2019est ce qu\u2019ont r\u00e9sum\u00e9 les peuples du TIPNIS concern\u00e9s avec leur mot d\u2019ordre \u00ab\u00a0Une route, oui, mais pas comme \u00e7a et pas ici\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<div id=\"nb1\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 1\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh1\" rev=\"footnote\">1<\/a>]\u00a0<\/span>Aussi appel\u00e9s Moxos ou Mojos \u2013 note DIAL.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh2\" rev=\"footnote\">2<\/a>]\u00a0<\/span>Voir Molina, Wilber <i>et al.<\/i>, 2012, <i>El vivir bien entre los T\u2019simanes<\/i>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb3\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 3\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh3\" rev=\"footnote\">3<\/a>]\u00a0<\/span>On peut observer certaines ressemblances avec le <i>yvy mar\u00e4ey<\/i>, la \u00ab\u00a0terre sans mal\u00a0\u00bb des peuples guaran\u00ed, m\u00eame si, dans ce dernier cas, il n\u2019y a plus d\u2019arri\u00e8re-plan missionnaire. Le r\u00e9sum\u00e9 qui pr\u00e9c\u00e8de s\u2019appuie sur les souvenirs de Lorenzo Calzavarini (<i>Teolog\u00eda narrativa<\/i>, Tarija, Centro de Documentaci\u00f3n, 1995, p. 27-52), repris par Xavier Alb\u00f3 (\u00ab\u00a0Contextualizaci\u00f3n\u00a0: una mirada profunda al TIPNIS\u00a0\u00bb, dans Alex Contreras B., <i>Coraje. Memorias de la Octava Marcha por la defensa del TIPNIS<\/i>, Cochabamba, sans \u00e9diteur, 2012, p. 29-31).<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb4\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 4\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh4\" rev=\"footnote\">4<\/a>]\u00a0<\/span>Voir David Block, <i>Mission Culture on the Upper Amazon\u00a0: Native Tradition, Jesuit Enterprise &amp; Secular Policy in Moxos, 1660-1880<\/i>, Lincoln, University of Nebraska Press, 1994,\u00a0xiii-240\u00a0p., ou, pour la traduction en espagnol\u00a0: <i>La cultura reduccional de los llanos de Mojos\u00a0: tradici\u00f3n aut\u00f3ctona, empresa jesu\u00edtica y pol\u00edtica civil, 1660-1880<\/i>, traduit par Josep M.\u00a0Barnadas, Sucre, Historia boliviana, 1997 \u2013 note DIAL.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb5\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 5\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh5\" rev=\"footnote\">5<\/a>]\u00a0<\/span>Les deux premiers villages qu\u2019ils ont cr\u00e9\u00e9s \u00e0 leur d\u00e9part de Trinidad, encore plus au nord du TIPNIS actuel.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb6\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 6\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh6\" rev=\"footnote\">6<\/a>]\u00a0<\/span>Personnes originaires de l\u2019ouest du pays.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb7\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 7\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh7\" rev=\"footnote\">7<\/a>]\u00a0<\/span>Le pr\u00e9sident br\u00e9silien d\u2019alors \u2013 note DIAL.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb8\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 8\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh8\" rev=\"footnote\">8<\/a>]\u00a0<\/span>La Convention 169 de l\u2019OIT de 1989, ratifi\u00e9e par la Bolivie en 1991, et une autre loi de 2007, qui avait adopt\u00e9 comme loi nationale la D\u00e9claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, vieille de quelques mois.<\/p>\n<div id=\"nb9\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 9\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh9\" rev=\"footnote\">9<\/a>]\u00a0<\/span>Le PNIS, en tant que \u00ab\u00a0parc\u00a0\u00bb, conservait une superficie de 1,3 million d\u2019hectares. Mais, en pratique, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Polygone 7, il ne restait plus rien de \u00ab\u00a0parc\u00a0\u00bb. L\u00e0 vit la communaut\u00e9 moje\u00f1a \u00ab\u00a0Sant\u00edsima Trinidad\u00a0\u00bb, la plus peupl\u00e9e du TIPNIS (150 familles), qui en conserve la propri\u00e9t\u00e9 collective et se consid\u00e8re toujours comme une composante du TIPNIS, bien qu\u2019elle subisse une pression de plus en plus forte de la part des <i>cocaleros<\/i> des alentours.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb10\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 10\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh10\" rev=\"footnote\">10<\/a>]\u00a0<\/span>Voir DIAL 3239 &#8211; \u00ab\u00a0<a class=\"spip_in\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article6008\">BOLIVIE &#8211; \u00ab\u00a0La consultation sur le TIPNIS n\u2019en \u00e9tait pas une\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0\u00bb et 3240 &#8211; \u00ab\u00a0<a class=\"spip_in\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article6014\">BOLIVIE &#8211; Communiqu\u00e9 public\u00a0: r\u00e9sum\u00e9 du rapport sur la visite aux communaut\u00e9s du TIPNIS<\/a>\u00a0\u00bb \u2013 note DIAL.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb11\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 11\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh11\" rev=\"footnote\">11<\/a>]\u00a0<\/span>FIDH et APDHB, \u00ab\u00a0Bolivia\u00a0: Informe de verificaci\u00f3n de la consulta realizada en el Territorio Ind\u00edgena Parque Nacional Isiboro-S\u00e9cure\u00a0\u00bb, 2013.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb12\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 12\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh12\" rev=\"footnote\">12<\/a>]\u00a0<\/span>\u00c0 l\u2019examen de la carte actuelle de l\u2019utilisation des sols dans le TIPNIS, on peut supposer que l\u2019utilisation ancestrale de ce qui constitue actuellement le Polygone\u00a07, situ\u00e9 dans le pi\u00e9mont et envahi de <i>cocaleros<\/i>, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s similaire \u00e0 ce qui constitue encore le c\u0153ur du TIPNIS, qui abrite une plus grande biodiversit\u00e9, d\u00e9sormais irr\u00e9m\u00e9diablement perdue dans le Polygone 7.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb13\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 13\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article7809#nh13\" rev=\"footnote\">13<\/a>]\u00a0<\/span>Voir par exemple DIAL 3251 &#8211; \u00ab\u00a0<a class=\"spip_in\" href=\"http:\/\/www.alterinfos.org\/spip.php?article6232\">BOLIVIE &#8211; Vive Versailles\u00a0! (et que l\u2019exemple fasse \u00e9cole)<\/a>\u00a0\u00bb \u2013 note DIAL.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Traduction de Gilles Renaud pour Dial.<\/p>\n<p>Source (espagnol)\u00a0: texte diffus\u00e9 par le <a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/cipca.org.bo\" rel=\"external\">Centre de recherche et de promotion du paysannat<\/a> (Centro de Investigaci\u00f3n y Promoci\u00f3n del Campesinado, CIPCA), mai 2014.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Xavier Alb\u00f3 Xavier Alb\u00f3, sj, a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des fondateurs du Centre de recherche et de promotion du paysannat (Centro de Investigaci\u00f3n y Promoci\u00f3n del Campesinado, CIPCA, Bolivie) en octobre 1970. 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